dimanche 3 décembre 2017

Transmettez mon message à vos enfants



Transmettez mon message à vos enfants
car je n'écris pas pour vous et vos couvents
mais pour vos enfants confrontés aux mauvais vents
moi-même ayant renoncé à femme et enfants
afin de me préserver du remords d'avoir enfanté
des orphelins sans repères dans ce monde usé
afin d'aspirer à cette liberté de pensée
d'expression et de jouissance
si chère à mon coeur
si chère à mon âme
si chère à mon esprit

Transmettez mon message à vos enfants
afin qu'ils ne subissent point les misères
endurées par vos coeurs meurtris
par les désillusions de ce monde avili
ployant sous l'emprise des démons ringards
— les gourous de sectes cloîtrés dans l'ombre
assoiffés de sang et de pouvoir de nuisance
voulant coloniser les esprits libres
après avoir parachevé la colonisation des terres

Transmettez mon message à vos enfants
afin qu'ils sachent que la lutte n'est jamais vaine
afin qu'ils sachent que nul homme n'est éternel ici-bas
afin qu'ils sachent que tout pouvoir est illusoire
afin qu'ils sachent qu'aucun peuple n'a été l'élu de Dieu
afin qu'ils déjouent les chausse-trappes des colons de l'esprit
afin qu'ils sachent que seul l'esprit est éternel
et non point le corps
et non point les privilèges
et non point les règnes

Transmettez mon message à vos enfants
qu'ils comprennent que le seul combat
qui vaille le coup d'être livré
est le combat pour la liberté de l'esprit
— l'esprit éternel qui survit aux vicissitudes
de ce monde minable

Dites-leur que le rêve d'une révolution sociale
n'est pas encore éteint dans tous les coeurs
Dites-leur que la peur érigée par les sectateurs
n'a pas encore réussi à affecter tous les coeurs
Dites-leur qu'il existe encore sur cette terre
Des hommes épris de justice immanente
Transmettez à vos enfants mon message
— un message d'espoir.

Mountaga Fané Kantéka




vendredi 1 décembre 2017

La terreur



Plus que la terreur causée par les actes communément appelés terroristes, il est une forme de terreur — le terrorisme psychologique — dont l'ombre pèse en ce moment sur le monde, n'épargnant personne, pas même ceux qui servent de rouages à cette terreur omniprésente, silencieuse, inavouable, irrésistible.

C'est la terreur qui pousse le citoyen à abdiquer ses droits, de peur d'être frappé par une main invisible qui plane sans cesse sur sa tête. Une main invisible qui lui fait pressentir de multiples menaces: la perte de son gagne-pain, le chômage forcé, la dénonciation légitime ou calomnieuse, la persécution sournoise, le dénigrement médiatique, la diffamation, etc.

La terreur de voir sa vie basculer soudainement dans l'horreur ou dans la tragédie.

La terreur omniprésente qui le pousse à renoncer à sa liberté d'expression et à trouver refuge dans le silence ou dans l'anonymat, ou pire, dans la distorsion de l'information. La terreur qui sévit aussi bien dans les médias de masse que dans les médias sociaux.

La terreur qui pousse l'intellectuel à courber l'échine et à prendre la fuite devant la détresse de son prochain persécuté.

La terreur occasionnée par la perte de foi dans les institutions.

La terreur occasionnée par les incursions dans la vie privée (les écoutes électroniques, les filatures, la divulgation des renseignements personnels, le piratage informatique, les persécutions téléphoniques ou autres).

La terreur occasionnée par l'inobservation des lois en vigueur.

La terreur occasionnée par les dénis multiples dont le déni de justice.

La terreur occasionnée par la police qui a troqué son mandat de protection des citoyens contre celui d'infliger des sévices psychologiques à ceux qu'elle est censée protéger. La police discriminatoire.

Cette terreur insidieuse.

Cette terreur omniprésente.

Cette terreur silencieuse.

Cette terreur inavouable.

Cette terreur irrésistible.

Cette terreur ombrageuse.

Cette terreur déshumanisante.

Cette terreur qui pousse certains au suicide.

Cette terreur qui pousse d'autres à être les complices muets ou actifs des meurtres multiples.

Cette terreur, cette terreur qui se dérobe aux mots, cette terreur-là est la véritable gangrène qui ronge les démocraties.

Qui sont à l'origine de cette terreur?

Qu'est-ce qu'il faut faire contre cette terreur?

Comment vaincre cette terreur?

Mountaga Fané Kantéka

mercredi 29 novembre 2017

Complot: Défi lancé à l'animateur Guy A. Lepage



J'ai lancé un défi à l'animateur québécois de l'émission «Tout le monde en parle», Guy A. Lepage, afin de voir s'il est assez courageux pour aller au bout de ses idées, à savoir notamment que l'existence du «complot» relève d'une affabulation. Ce serait l'occasion de réveiller au Québec l'affaire que les tribunaux français ont étouffé, sous le règne de Sarkozy, impliquant des complices de Guy A. Lepage, dans ce «gigantesque complot» (ce sont les mots de Guy A. Lepage, écrits noir sur blanc) ourdi contre moi. J'attire l'attention de La SQ sur le sujet.

Voici les tweets que je lui ai adressés:


 Mountaga Fan Kantéka‏ ‪@KantkaF‬ 14 hil y a 14 heures


‪@OFF_TLMEP‬ Grand Manitou Lepage, ce texte s'adresse à vous: Qui ose nier l'existence du complot? ‪https://kanteka.blogspot.ca/2017/11/qui-ose-nier-lexistence-du-complot.html …‬

Mountaga Fan Kantéka‏ ‪@KantkaF‬ 2 hil y a 2 heures

‪@OFF_TLMEP‬ Monsieur Lepage, j'espère bien que vous allez réagir, sans interposition de personnes, car le temps est venu de tirer les choses au clair.
 Mountaga Fan Kantéka‏ ‪@KantkaF‬ 9 minil y a 9 minutes


‪@OFF_TLMEP‬ M. Lepage, n'eût-été le manque de moyens, je vous poursuivrais pour complot et complicité dans l'écoulement des produits issus de la contrefaçon.
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 Mountaga Fan Kantéka‏ ‪@KantkaF‬ 4 minil y a 4 minutes


‪@OFF_TLMEP‬ Cependant, si vous vous estimez diffamé, vous pouvez me poursuivre, afin que je puisse me prévaloir d'une action reconventionnelle. Comme cela, on verra bien si le «complot» est une théorie ou pas. Je vous mets au défi, devant Dieu et les hommes.


mardi 28 novembre 2017

Qui ose nier l'existence du complot?



J'ai capté par hasard, dimanche soir sur Radio-Canada, dans un talk show biaisé (empruntant la ronflante appellation «Tout le monde en parle»), un échange entre un animateur arrogant et un semblant de journaliste-chercheur, tous deux répondant du même patronyme Lepage, et tous deux étant des «chiens de garde» de ceux qui se croient les «maîtres du monde». L'animateur arrogant, maintes fois dénoncé pour ses partis-pris éhontés, donnait ainsi la parole à son «frère» journaliste. Et ce dévoué soldat des systèmes corrompus et décadents, tout à sa passion, s'escrimait à vouloir vomir sur ceux qui, à ses dires, sont des «partisans de la théorie du complot». Il s'adressait ainsi à tous ceux qui mettent en doute les versions officielles qu'on donne de certains événements qui interpellent les consciences. À le voir gigoter et pester, on aurait dit que ce sieur Lepage se prend pour le prophète de la vérité. Je vais donc répondre ici aux deux «frères» Lepage. Et je serai très bref!

Le complot: une réalité et une infraction criminelle

Sans vouloir faire un cours d'histoire ou de droit, je réponds à l'animateur et au journaliste du même nom que l'existence du complot est attestée, depuis que le monde existe et depuis que certains hommes se croient investis du droit d'en imposer aux autres, au besoin par des moyens crapuleux. Raison pour laquelle toutes les législations du monde ont prévu le «complot» comme étant une infraction assortie de sanctions très sévères.

Pour en venir au sujet qui préoccupe les suppôts du capitalisme sauvage, le complot international est une réalité qu'on ne saurait nier, à moins d'avoir l'esprit fortement perturbé. En tant que Noir et Africain, je suis fondé à croire et à démontrer qu'il existe un complot permanent contre mon peuple et mon continent, visant à le déposséder de ses richesses au profit de l'Occident. La traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme sont des faits qu'on ne saurait balayer d'un revers de la main. Les assassinats des leaders africains comme Patrice Lumumba, Thomas Sankara, et bien d'autres, ainsi que les coups d'État militaires fomentés contre des leaders africains patriotes sont aussi des faits qu'on ne saurait nier.
Plus récemment, l'invasion de la Libye et l'assassinat de Mommar Kaddhafi, commandités par la France et les États-Unis sont des faits qu'on ne saurait occulter. Et nous connaissons les conséquences qui sont entre autres le reflux des rebelles touaregs vers le Mali (qu'on veut casser pour le piller) et le sort des immigrants africains réduits en esclavage dans la nouvelle Libye avec la bénédiction de la Communauté européenne.

«Fermez-la et laissez-nous prétendre à une vie décente!»

Mon propos est de rappeler ici la prétention qui anime certains individus, dès lors qu'on leur donne une petite parcelle de pouvoir. En effet, de piètres personnages, aspirant à devenir des parrains de maffia, parce qu'on leur a confié une tribune, se croient autorisés d'en imposer aux autres, en donnant la parole à ceux qui empruntent le même train qu'eux, au détriment de ceux qui parlent un autre langage. Ainsi, on ne se contente plus de la désinformation en vue de contrôler les esprits, on veut aussi déshumaniser ceux qui osent se prévaloir de leur esprit critique. C'est purement et simplement du fascisme. Au lieu de prétendre contrôler les autres, pourquoi ne cherchent-ils pas à contrôler leur propre vie sur laquelle ils n'ont aucune emprise, hormis la faculté d'obéir aux ordres venant d'en haut?

Je dis donc aux deux «frères» Lepage: «Fermez-la et laissez-nous prétendre à une vie décente! Un peu de décence et un peu de compassion pour ceux qui sont les victimes collatérales des complots internationaux permanents, ourdis contre leurs peuples!»

Mountaga Fané Kantéka

vendredi 24 novembre 2017

L'écoute électronique: « C'est encore pire que violer une femme!»



Hier soir, à 21h, Radio-Canada a diffusé une enquête en rapport avec le piratage de votre téléphone, quel que soit l'appareil que vous utilisez. (Voir le lien, ci-dessous). L'enquête démontre comment, à partir d'un pays étranger, on peut intercepter la communication d'une personne se trouvant dans un autre pays. Et ce, avec un simple ordinateur portable. Mieux que cela, on peut suivre la personne à la trace, rien qu'avec son numéro de téléphone. On se croirait en pleine fiction hollywoodienne. Mais, comme j'aime le rappeler souvent, la réalité a de tout temps dépassé la fiction. Il faut avoir subi certaines choses pour admettre leur existence.

Les pratiques de la sorte sont quotidiennes dans les sociétés supposées « démocratiques » où le crime est pourtant institutionnalisé. Je me souviens d'en avoir discuté avec une juge québécoise, au début des années 2000, qui m'avouait que les services de renseignements canadiens vont jusqu'à suivre des individus dans des discothèques, munis d'appareils très sophistiqués qui enregistrent les conversations, malgré la musique assourdissante. Elle me disait qu'elle se savait elle-même victime d'écoutes téléphoniques et que le jour où ces procédés se sauront, « ce serait le plus grand scandale qui secouerait le Canada». Elle concluait avec cette phrase: « C'est encore pire que violer une femme!» Je rapporte d'ailleurs ces propos dans Odyssées noires.

Une pratique très courante

L'écoute électronique est une pratique très courante. Et ce n'est pas seulement avec le cellulaire que ça arrive. Elle peut se faire aussi avec le téléphone fixe. Un jour que je parlais de mes problèmes de plagiat, sur un téléphone fixe, avec un confrère de La Voix de l'Est de Granby (dont le frère jumeau travaillait au Devoir), on a carrément parasité ma ligne de sorte que la communication devenait totalement impossible. Elle peut se faire également avec l'ordinateur, avec des techniques consistant à prendre possession de ton ordinateur à distance. Et toutes ces pratiques viennent souvent des institutions officielles, voire des établissements universitaires. Il y a même des journalistes qui sont complices de ces pratiques. C'est une question qui n'a pas encore fini de défrayer la chronique. Il y aura d'autres révélations qui vont faire tomber des têtes.

Félicitations à ces femmes journalistes de Radio-Canada

Je n'ai pas coutume de féliciter des médias officiels, étant entendu que j'ai développé une véritable aversion pour la désinformation qu'ils entretiennent. Mais, force m'est de croire que Brigitte Bureau et Sylvie Robillard se sont surpassées dans cette enquête. Elles ont mis le doigt sur un point très sensible, en s'aventurant dans l'univers du tabou: ce qu'on sait et qu'on veut taire. Je félicite de tout coeur ces femmes de coeur et d'honneur qui confirment que la révolution sociale viendra des femmes.
Cependant, j'exhorte ces femmes de conviction à aller plus loin en orientant leur éclairage sur ces forces occultes étrangères (notamment le Mossad) qui paralysent l'action de la police et qui poussent des agents de police à infliger des sévices moraux à ceux qui viennent vers eux pour se plaindre de telles pratiques criminelles…

Mountaga Fané Kantéka

Le lien de l'enquête de Radio-Canada:
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2017/11/telephone-mobile-cellulaire-reseau-ss7-depute-espionnage-fraude-failles-securite-bell-rogers-matthew-dube/


mercredi 8 novembre 2017

La manipulation des algorithmes sur Google


Le moteur de recherche google fait de la sélection intempestive en occultant des informations positives et en mettant en avant les informations négatives sur certaines personnes, et inversement. Bien évidemment, tout dépend de la personne en cause et de l'enjeu. Quand on s'attaque à certaines corporations et qu'on est isolé, on devient vite un fantôme sur google. Positivement, on y devient invisible, pour n'y apparaître que de façon négative. En d'autres termes, on n'y jouit que d'une visibilité néfaste. Tous nos articles pertinents, ainsi que tous les articles positifs écrits sur nous deviennent introuvables. Par contre, tous les articles qui nous dépeignent sous un mauvais jour apparaissent instantanément dès qu'on tape notre nom sur google.

Dans le second cas de figure, de piètres et suspects personnages sont survalorisés par ce moteur de recherche qui ne se contente pas de leur accorder une visibilité exagérée, mais les aide à diffamer et à calomnier ceux qui mènent des combats légitimes contre des maffias (éditoriales entre autres). On va jusqu'à occulter des articles qui les mettent en cause. On favorise ainsi les agissements des personnes soutenues par des lobbies propagandistes.

Diffamation et meurtre virtuel

Bien attendu, il s'agit là d'un délit. J'en ai eu la confirmation récemment, en essayant de retrouver certains de mes articles publiés sur mon blog qui en compte 150 environ. Auparavant, quand on tapait mon nom sur Google, c'est mon blog (www.kanteka.blogspot.com) qui apparaissait le premier, suivi par mon compte twitter @kantkaf. Mais, maintenant, c'est une liste de liens non pertinents ou relatifs à des articles calomnieux et diffamatoires sur ma personne qui apparaissent d'abord. Pire que cela, quand je recherche mes articles publiés sur mon blog, ce sont d'autres sites, ayant repris mes articles, qui apparaissent sur la toile, comme si non mon blog avait disparu de la toile. Tout se passe comme si l'on a voulu me tuer virtuellement, à cause de la teneur de mes écrits. Par le passé, on avait déjà maintes fois cherché à détraquer mon blog.

Possibilité de poursuites judiciaires

J'ai, depuis un certain temps, fait un retour aux études dans le cadre d'une spécialisation en droit des technologies de l'information. Et dans mes recherches, j'ai constaté que le moteur de recherche Google a été souvent impliqué dans des affaires judiciaires relatives à l'atteinte à la réputation. Je n'écarte donc pas la possibilité de poursuivre Google en justice, pour les motifs que je viens d'énumérer.

Mais, auparavant, je mets en demeure, l'équipe technique de ce moteur de recherche d'agir avec diligence et de façon responsable, afin de rendre mes articles accessibles sur la toile, à compter de la publication de cet article.

Mountaga Fané Kantéka




mardi 17 juin 2014

Révélations troublantes contre la France : les balles du fusil Famas extraites des militaires maliens blessés à Kidal




Par Inter De Bamako -
Révélations troublantes contre la France : les balles du fusil Famas extraites des militaires maliens blessés à Kidal
Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que les soldats français de l’opération Serval ont été engagés aux côtés des djihadistes le 21 mai 2014 pour contraindre l’armée malienne à quitter Kidal pour de bon. En effet, après analyses des balles dans un camp militaire de la capitale, la preuve est désormais établie que les balles logées dans le corps des soldats maliens blessés lors du combat sont celles du fusil Famas, de fabrication française, utilisé uniquement par les forces spéciales françaises au Mali. 

Un fusil Famas F1 équipé du chargeur PCL

La prétendue victoire, attribuée aux preneurs d’otages de ressortissants français dans le Sahel, regroupés au sein du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla), n’est en fait que celle de l’armée française basée à Kidal dans le cadre de l’opération Serval. Les preuves de la participation des militaires français de l’opération Serval à la « victoire » de leurs associés sont désormais établies. Il ressort des analyses des balles extraites des militaires maliens blessés à Kidal, le 21 mai 2014, que les soldats français, appelés pour débarrasser le Mali de la menace terroriste, ont utilisé leurs armes soit pour tuer ou blesser les combattants maliens. Ces balles sont celles du fusil Famas. Et le cas de ce lieutenant est le plus édifiant. Une balle est restée coincée entre son insigne et son gilet pare-balle. Ce fusil, de fabrication française, n’est utilisé ni par les bandits encore moins par la Mission des Nations Unies (Minusma) qui est restée cloitrée dans son camp au moment où l’armée malienne affrontait les Français et leurs collaborateurs dans la ville de Kidal.
Les forces spéciales françaises, engagées au Mali depuis le 11 janvier 2013, sont les seules qui possèdent cette arme dans notre pays. Malgré leurs rapports cordiaux avec leurs associés narcotrafiquants, ils n’ont pas voulu franchir le Rubicon en leur dotant des armes qu’eux-mêmes utilisent sur les théâtres d’opération. Mais ils ont laissé le soin au Qatar, le bras financier de la nébuleuse, de les armer en Kalachnikov, fusil d’assaut russe. L’implication de la France dans le combat est intervenue, après que deux généraux français eurent demandé au Chef d’état-major des armées, le général Mahamane Touré, un cessez-le feu. Devant le refus du général, les émissaires français sont sortis sur la pointe des pieds, en déclarant que le Mali va payer cher l’humiliation qu’ils viennent de subir. Chose dite, chose faite. Ainsi, les soldats de l’opération Serval, renforcés par des militaires venus d’Abidjan, ont reçu la consigne des autorités françaises de s’engager aux côtés des groupes armés pour déloger l’armée malienne de Kidal pour de bon.
Pour les Français, la victoire militaire malienne allait anéantir tous leurs efforts déployés au Mali. Et pire, elle mettrait ainsi fin aux négociations à partir desquelles les autorités françaises veulent dépecer le Mali. Avec ces preuves, les autorités maliennes doivent demander des comptes au président français, François Hollande, qui a déclaré lors de sa visite en 2013, que son pays est en train de payer une dette envers le Mali.

Les caractéristiques du fusil Famas utilisé contre les militaires à Kidal

Le Famas, officiellement fusil d’assaut de 5,56 mm modèle F1 MAS, est un fusil d’assaut français. Il a été commandé et mis en service par l’armée française qui voulait une arme tactique puissante et d’encombrement réduit qui soit également facile à utiliser et entretenir. Le Famas a remplacé le fusil FSA MAS 1949-56 en calibre 7,5 mm et le pistolet mitrailleur MAT 49 en calibre 9 × 19 mm Parabellum, supprimant ainsi l’ancienne organisation binôme. Une étude, sorte de phase préparatoire au remplacement de cette arme à partir, éventuellement, de 2015, a été lancée fin 20092.
Le Famas est aussi capable de tirer des grenades mixtes anti personnelles/anti véhicules (APAV40 notamment) ou antichars (comme l’AC58) au moyen de cartouches spéciales (cartouches feuillette pour grenades modèle F1) ou de cartouches ordinaires F1 (grenades modèle F2, où la grenade est dotée d’un piège à balle). Les grenades tirées de cette manière peuvent peser un poids maximal de 500 g. On peut aussi adjoindre au Famas un lance-grenade (M203 américain), qui se place sous le canon, ou une baïonnette.

Yoro SOW

Source: Inter De Bamako