mercredi 15 septembre 2010

MALI : CÉLÉBRATION DU CINQUANTENAIRE AU MILIEU DES ORDURES

Au moment même où les préparatifs vont bon train pour la célébration en fanfare du cinquantenaire de leur « indépendance », des Maliens doivent affronter la menace de l’une des « 12 plaies d’Égypte » : la PESTE.

En effet, malgré le cri de cœur lancé sur ce blog (’’Épidémie de saleté à Bamako’’), la capitale malienne a amorcé sa vitesse de croisière dans la décomposition au sens le plus primitif du terme. Une MALÉDICTION DE PUANTEUR semble s’être abattue sur la ville de Bamako. On y est assailli par une omniprésente ODEUR D’ORDURES MOUILLÉES, avec une INVASION DE RATS et de bestioles qui n’épargnent rien sur leur passage.

L’INCIVISME AU SOMMET DE L’ADMINISTRATION

Ce fléau n’a pourtant rien à voir avec une quelconque fatalité. Il relève plutôt d’une affligeante banalité : l’incivisme des autorités maliennes. Le bât blesse au niveau de ceux-là mêmes qui sont censés non seulement donner le bon exemple, mais prendre des initiatives en la matière. Non seulement les MAIRES de Bamako ne font pas correctement leur boulot, ils empêchent de surcroit les bonnes volontés de se rendre utiles.

Les SERVICES DE RAMASSAGE D’ORDURES — des organismes privés que les citoyens payent pour enlever leurs ordures —sont littéralement PARALYSÉS par d’obscures décisions administratives. Depuis plusieurs semaines, ils se voient interdire l’accès des dépotoirs publics. Trimballés de gauche à droite, et ne sachant plus où donner de la tête, ils sont contraints de pénaliser leurs clients en les laissant en plan avec leurs poubelles débordantes. Résultat : on peut difficilement faire un pas dans les rues et dans les cours de Bamako sans se heurter à des amoncellements de déchets. Ce sont donc les rues intérieures des quartiers et les cours des maisons qui servent de dépotoirs de substitution. Une façon pour les autorités maliennes de CACHER LA FACE HIDEUSE DES PLACES PUBLIQUES et à la cantonner dans les endroits moins visibles — à la veille de la célébration du cinquantenaire.

Cette POLITIQUE DE L’AUTRUCHE s’apparente à un véritable COMPLOT D’ÉTAT contre des citoyens maliens— suffocant sous la double puanteur de la saleté et de l’indignation.
Plus scrupuleux de leur MISSION DE CIRCONSTANCE que du bien-être des populations, les pouvoirs publics maliens s’escriment à masquer avec du VERNIS la rouille qui entache les vieilles installations (comme le Pont des Martyrs), à boucher quelques nids de poule et à inaugurer de nouvelles réalisations pour la grande EXHIBITION en vue. Bref, faire le beau sur la place publique, tout en laissant l’intérieur sale!

Pourtant, une infime partie des MILLIARDS investis dans l’organisation de la fanfare du cinquantenaire suffirait à soulager les populations de cette PLAIE BIBLIQUE…

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

lundi 30 août 2010

LES ENFANTS BOURREAUX DE BAMAKO

Décidément, on n’en finit pas avec les grandes émotions à Bamako. Quand ce ne sont pas de jeunes adultes qui esclavagisent des enfants au nom de sacro-saintes valeurs, ce sont ces garnements qui deviennent à leur tour de véritables bourreaux pour des êtres plus faibles : les ANIMAUX. Des tortures au MASSACRE, tout y passe, devant le regard impassible des adultes...

Hier, je profitais tranquillement de mon après-midi dominicale quand je fus alerté par le bruyant envol des oiseaux qui viennent se nourrir sur mon balcon. En allant prestement m’enquérir de la situation, je vis une BANDE DE GAMINS ARMÉS de gourdins et de bâtons, accompagnés de deux CHIENS BAVEUX, envahir le terrain broussailleux (un chantier) qui jouxte notre immeuble. Une VÉRITABLE BATTUE ! Leur chien-policier escalada même le mur d’une maison contigüe à la recherche du GIBIER : de pauvres CHATS ABANDONNÉS qui gîtent là!

L’IMPUNITÉ AUTOUR DE LA CRUAUTÉ CONTRE LES ANIMAUX

Face à ce spectacle épouvantable, je donnai de la voix pour disperser la meute de garnements. Je dus descendre en catastrophe pour les mettre en fuite, les poursuivant sur une centaine de mètres, au pas de course. Toute cette scène se passa devant des voisins indifférents dont une bande d’ados du coin à qui je demandai : « Comment pouvez-vous laisser faire ça ? » Et voilà la réponse qu’on me réserva : « Que pouvons-nous faire ? Nous ne sommes pas les propriétaires de ces chats !»

« Et, demandai-je, votre responsabilité morale ? » C’était comme si je les avais insultés. « Quelle responsabilité morale ? », me répliquèrent-ils avec humeur. Devant la tournure que prenait l’incident, je décidai d’écourter l’échange verbal et passai le reste de l’après-midi à méditer sur la barbarie qui s’est emparée de cette société où, tous les jours que Dieu fait, on n’arrête pas de prêcher sur les antennes la bonne parole. Et cet acte de cruauté se passe de surcroit en plein mois du Ramadan…

Loin d’être un phénomène isolé, cette criminalité infantile est un FAIT QUOTIDIEN perpétré sur les animaux sans défense, notamment les OISEAUX qui sont constamment traqués par leurs projectiles tirées par des LANCE-PIERRES d’une redoutable dangerosité. J’en ai fait les frais plus d’une fois, à cause des oiseaux qui fréquentent mon balcon. Et c’est une chance si je n’ai pas encore un œil crevé. J’ai en ma possession quatre lance-pierres confisqués aux enfants…

Ce comportement juvénile relève presque de la banalité dans ce pays où la mentalité populaire exclut les animaux des créatures de Dieu. L’animal est digne de considération tant qu’on peut le manger ou l’exploiter d’une façon ou d’une autre. C’est dans ces cas de figure qu’on juge bon de le nourrir ou de le soigner. Sinon, donner de la nourriture à un animal abandonné suscite de la suspicion ou des railleries. Plutôt étonnant dans un pays qui se veut musulman…

APRÈS LES ANIMAUX, LES HOMMES

Ces enfants qui s’en prennent aux oiseaux et aux margouillats avec des lance-pierres ou qui viennent armés de gourdins et de bâtons, avec leurs chiens, s’en prendre aux chats du voisinage, n’en resteront pas là. Organisés en bande comme ils le sont, ils n’hésiteront pas à entrer par effraction dans un domicile pour y traquer leur gibier. Et quand ils en auront fini avec les bêtes, ils s’en prendront aux hommes. Celui qui est capable d’assommer ou de tuer un chat avec du bâton, n’hésitera pas en faire autant avec un homme pour lui prendre son bien. Et bientôt, ce sont les armes blanches et les fusils qui remplaceront les lance-pierres et les bâtons dans leurs mains…

J’avais fait aux POLICIERS du 15e ARRONDISSEMENT (au quartier de Bako-Djikoroni ACI) la même prédiction au sujet de jeunes oisifs qui empêchent le voisinage de dormir avec leur tapage nocturne et contre lesquels j’avais porté plainte en vain. Les COMMISSAIRES DE POLICE, KONÉ et SAMAKÉ, m’avaient demandé si les jeunes m’avaient injurié. Je leur avais répondu ceci : « On n’en est pas loin ! Ils sont restés sourds à mes multiples tentatives de raisonnement. Au point où ils en sont, ils en viendront bientôt à une ATTAQUE À MAIN ARMÉE ! »

Une semaine plus tard, on vint m’informer que le boutiquier du coin a été victime d’une menace, avec un pistolet, par ces mêmes jeunes, sous l’emprise de l’alcool et du cannabis. J’ai rapporté l’incident aux policiers qui son restés jusque-là impassibles. Quoi d’étonnant à cela si l’on sait la moralité qui prévaut chez la grande majorité des policiers de Bamako…

La criminalité infantile est un bon INDICATEUR de la CRIMINALITÉ GÉNÉRALISÉE qui prévaut dans un pays donné. Quand l’appât du gain se substitue à l’amour de Dieu et de ses créatures, on n’est pas trop loin de l’explosion sociale. Quand une plaie pourrit, il en sort du pus.
Est-ce en prévision de ce FATAL DÉNOUEMENT que la plupart des Bamakois sont armés jusqu’aux dents ?

À suivre

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

jeudi 19 août 2010

MALI: L’ESCLAVAGE DES ENFANTS AU NOM D’ALLAH

L’ISLAM est devenu aujourd’hui un FONDS DE COMMERCE aux mains de certains individus et l’on se demande s’ils ont été un seul jour habités par la foi. Des tueurs et kidnappeurs islamistes aux prêcheurs politiques, les PROFITEURS de cette religion engorgent l’espace public avec leur FACONDE et leurs INCARTADES, au point de nous faire accepter les actes les plus répréhensibles AU NOM D’ALLAH. Comme si le saint nom d’Allah devait les absoudre des DÉRIVES les plus questionnables. Le saint mois du RAMADAN lui-même ne les arrête pas dans leurs CRIMES DE ’’MOUNAFIKS’’ (hypocrites).

Le cas qui m’interpelle ici et qui m’horripile au plus haut point est sans doute l’EXPLOITATION ÉHONTÉE de PETITS ENFANTS de MOINS DE DIX ANS (pour la plupart) par de jeunes adultes, agissant à titre de MAÎTRES CORANIQUES. Un fait QUOTIDIEN se déroulant à la barbe des AUTORITÉS PUBLIQUES MALIENNES, bien souvent oublieuses de leurs devoirs…

DES ENFANTS JETÉS DANS LA NUIT ET SOUS LA PLUIE

Tous les soirs que Dieu fait, je suis le témoin impuissant et malheureux de ces scènes de détresse qui se passent à BAKO-DJIKORONI ACI, un cossu quartier périphérique de Bamako où j’habite provisoirement. Tous les soirs, qu’il fasse beau ou mauvais, qu’il vente ou qu’il pleuve, et à des heures très tardives de la nuit noire, éclairée par des lampadaires de la voie publique qui passe devant la maison de TIKEN JAH FAKOLI et se dirige droit vers le fleuve. On aperçoit ces SQUELETTIQUES GARNEMENTS, munis de leurs boîtes métalliques, en HAILLONS et PIEDS NUS, arrêtés au bord du goudron ou traquant les clients des bars ou des restaurants à ciel ouvert qui jalonnent la rue.

Tous les soirs, je les aperçois quand je vais me restaurer ou quand je vais chercher des morceaux d’os pour deux chiens abandonnés que je nourris depuis un certain temps. Au début, j’ai essayé de sermonner et de sensibiliser ces JEUNES OTAGES DE L’ISLAM sur les DANGERS qui les guettent dans la nuit. Peine perdue ! Un soir, j’eus l’inspiration divine de convaincre un jeune mendiant d’environ 6 ans à me conduire jusqu’à son MAÎTRE. Alors que je m’attendais à affronter un autoritaire vieux barbu, j’eus la surprise de rencontrer un JEUNE PEUL (dans la quarantaine), ayant une très BONNE MINE et habillé d’un BOUBOU EN BAZIN. Je lui déclinai mon titre de journaliste et les motifs de ma visite.

Désappointé et embarrassé, il marmonna des paroles (en peul) à son jeune disciple qui s’éclipsa aussitôt. J’expliquai à ce jeune maître coranique BC BG que je comprends cette coutume musulmane de la mendicité des enfants, mais insistai sur les dangers de sa pratique durant la nuit. Je lui dis clairement que ce n’est pas conforme à l’islam et que c’est plutôt une INCITATION À LA CRIMINALITÉ. Il se lança dans une cordiale tentative de justification, visant à se disculper. Il me dit d’abord que chaque groupe de petits est discrètement surveillé par un jeune adolescent, puis m’expliqua que cette mendicité nocturne « se fait dans l’INTÉRÊT DES ENFANTS » (sic)...

À ses dires, ces jeunes déshérités ont ainsi la chance de MANGER UNE MEILLEURE NOURRITURE auprès des nantis qui viennent se restaurer ou qui viennent prendre un verre dans les bars. « Comment l’ISLAM peut-il donc s’accommoder avec l’ARGENT ou les présents des BUVEURS D’ALCOOL— UN INTERDIT ? », lui demandai-je à brûle-pourpoint !

Tout penaud, il ressassa les mêmes spéculations, tentant de gagner ma sympathie… Aussi bref que possible, je le prévins que si je rencontre encore ces enfants dans la rue, pendant la nuit, j’irais à la police pour porter plainte ou écrirai un article pour alerter l’opinion publique internationale. Il insista pour avoir mon NUMÉRO DE TÉLÉPHONE qu’il inscrivit dans un LUXUEUX CELLULAIRE (très vraisemblablement acheté avec l’argent de la mendicité des enfants). Avec la promesse de m’appeler pour mieux m’expliquer le phénomène…

*** *** ***

Non seulement, plus d’un mois après, je ne reçus jamais ce fameux coup de fil, mais la scandaleuse activité nocturne des enfants-otages continue de plus belle. Mieux que cela, il y a seulement 3 jours, mon supplice atteignit son point culminant quand par cette pluvieuse et froide soirée d’août, je reçus ma gifle.
Longeant la grande route avec mon sac d’os, j’eus le malheur d’apercevoir le même jeune mendiant de 6 ans, avec sa boîte métallique rouge, toujours en haillons et pieds nus, exténué, boitant et retenant avec peine un RICTUS DE DOULEUR, tenant en main un tissu de Bazin blanc qu’il vint remettre à un jeune adulte assis devant un kiosque. À la tablette en bois qu’il tenait, je reconnus en lui un autre maître coranique.

Là, j’EXPLOSAI littéralement et, l’indexant, je proférai : « C’est ça votre islam ? Ce n’est pas de l’islam ça, mais plutôt un acte de FILS DE CAFRE ! Je vais vous dénoncer à la police… » Pour toute réponse, il se contenta de me fixer avec un SOURIRE INDIFFÉRENT, en haussant les épaules, histoire de dire : « Qu’est-ce que la police peut contre moi ? Crois-tu que la police n’est pas au courant de notre activité? Qui peut donc s’opposer, dans ce pays, aux actes commis au nom d’Allah ? »
C’était exactement cette réplique que ce malfrat me faisait avec son sourire narquois, vide de tout sentiment de commisération…

QUI VA NOUS DÉBARRASSER DE CE FLÉAU?

Une fois n’est pas coutume, je m’adresse ici aux GRANDS FAISEURS et DÉFAISEURS DE COUTUMES qui tiennent le monde dans leurs griffes. Ces omnipotents dieux de l’OCCIDENT qui piquent des CRISES de FOIE à cause du VOILE ou de l’EXCISION, qui, avec leurs armées d’associations et d’ONG, défont tout ce qui ne leur plaît pas.
Je ne vais point me lancer dans un quelconque débat. Je leur demande seulement d’aller jusqu’au bout de leur « LOGIQUE CIVILISATRICE », en nous soulageant de ce FARDEAU INSUPPORTABLE. Qu’ils nous débarrassent donc de ces JEUNES TALIBANS DU MALI… Et, de grâce, pas besoin de bombes pour cela. Juste une PETITE PRESSION. Un PETIT COUP DE COUDE bien placé...

Entretemps, je demeure à la disposition des AUTORITÉS MALIENNES, au cas elles se décideraient à éradiquer ce GRAND BANDITISME ISLAMISTE…

À suivre

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

mardi 10 août 2010

ÉPIDEMIE DE SALETÉ À BAMAKO

Avertissement : Les cœurs fragiles sont priés de s’abstenir de lire cet article qui pourrait leur être fatal.

Voici un sujet délicat qui aborde un aspect fondamental du SOUS-DÉVELOPPEMENT et qui, en cette période de précampagnes électorales, devrait inspirer des politiciens maliens en mal de propositions. En particulier ceux qui font du changement (yèlèma) leur cheval de bataille. Parce que pour faire le changement, on le fait avec des hommes sains d’esprit et de corps.

Or, Bamako, la capitale et le théâtre des enjeux, n’est pas propice à la santé du corps et de l’esprit. Surtout en cette période hivernale où la FIÈVRE TYPHOÏDE fait des ravages. Fièvre typhoïde ou MALADIE DE LA SALETÉ. Une maladie des MAINS SALES et d’un ENVIRONNEMENT INSALUBRE, affaiblissant les citoyens et les vouant à une MORT PRÉMATURÉE.

URBANISATION SAUVAGE ET CULTURE DE LA MALPROPRETÉ

Les Bamakois s’enorgueillissent de la rapide mutation physique de cette ville, avec l’accroissement des routes goudronnées et l’émergence de beaux quartiers périphériques, où fleurissent de cossues villas. De luxueuses demeures construites sur des terrains viabilisés par l’Agence de Cession Immobilière (ACI) qui, à l’occasion, s’en est mis plein les poches. Sans toujours se soucier des questions environnementales. Transformant du coup des visions paradisiaques en MARES DE DÉGOÛT. Surtout quand vient la saison des pluies.

L’Hivernage à Bamako vaut tous les détours du monde. Aussi bien par la douceur qu’elle procure que l’atmosphère musicale qu’elle dégage— propice à la rêverie et à la création. Un Éden de fraîcheur, fait d’odeurs d’eau et de feuilles vertes, agrémenté par le concert des colibris, des mange-mil, des tourterelles et autres passereaux, relayés nuitamment par les crapauds-chantres. Une saison de bonheur faisant oublier qu’on est dans un pays de canicule et de poussière. Cette symphonie naturelle est, hélas, gâchée par l’œuvre de l’homme : la saleté. Une malpropreté, digne des périodes les plus sombres de la PRÉHISTOIRE…

Malheur à vous si vos pas vous conduisent à certains endroits en temps de pluie. Une fois qu’on quitte les routes goudronnées ou pavées et qu’on se hasarde dans certaines rues boueuses, tout notre corps est saisi d’urticaire au contact de ces INNOMMABLES VISIONS DE POURRITURE qui s’étalent tout alentours et qui vous poursuivent jusque dans votre lit et vous empêchent de fermer l’œil. Tous nos sens sont traqués par ce décor répugnant, au point qu’on a l’impression d’y baigner dans son sommeil. On en développe des allergies et des maladies psychosomatiques. Rien que d’en parler, j’en suis malade.

Comment décrire ces STAGNATIONS D’HORREUR qui ne se rencontrent que dans les pires cauchemars romanesques ? Un survol panoramique laisse voir des fosses septiques et des caniveaux à ciel ouvert obstrués par des immondices, des eaux usagées qu’on jette dans les rues, venant s’ajouter aux ordures ménagères et aux excréments divers. Un MAGMA DE DÉCOMPOSITIONS qui finit par transformer la terre rouge, tantôt en natte gluante de couleur indéfinissable, tantôt en une espèce de bouillie mi-verdâtre, mi-noirâtre, tantôt en une substance échappant au vocabulaire et insoutenable au regard. Toute une panoplie de TABLEAUX DE LA PUTRÉFACTION, ornés de mauvaises herbes et de poubelles débordantes, infligeant à l’âme les pires tortures. Et dont les MIASMES pourraient être fatals à un cœur sensible. Un cocktail d’odeurs aussi TOXIQUES que les émanations d’une bombe atomique.

La pluie, censée nettoyer cet immense merdier, ne fait que l’exacerber, puisqu’il n’y a pas assez de canaux d’écoulement, les rares étant obstrués. Ce sont surtout les chaussures des piétons et les roues des voitures qui pataugent dans cet ETANG DE MICROBES qui sont ainsi emportés et propagés dans les quatre coins des demeures cossues. Et je ne parle pas encore des MOUCHES qui y trempent et viennent ensuite se poser dans les plats. Ni de la prolifération de CAFARDS et de MOUSTIQUES qui en découle…

LA COUTUME DES MAINS SALES

À ce scandale environnemental vient s’ajouter celui des VENDEURS DE NOURRITURE PRÉPARÉE qui semblent avoir fait le vœu et le serment d’EMPOISONNER leurs clients avec leur saleté. Il y a effectivement dans cette ville une pratique courante dont tout le monde semble s’accommoder. Elle consiste pour les vendeurs de nourriture à servir les clients avec leur MAIN NUE avec laquelle ils prennent l’ARGENT SALE. Tout le monde sait pourtant qu’un billet de banque ou une pièce de monnaie passe par toutes les mains et tous les endroits. Et dans le cas particulier de Bamako, vu l’état lamentable des billets de banque et des pièces de monnaie, et l’environnement insalubre dans lequel ils circulent, ce problème est centuplé.

Chaque fois qu’on prend de l’argent dans sa main, c’est toute une colonie de microbes qu’on saisit et l’on devrait avoir la présence d’esprit de se laver abondamment les mains avec du savon. Or les marchands de nourriture n’en ont cure. Du petit boutiquier du coin au boulanger, de la vendeuse de beignet à la restauratrice, on n’y échappe pas. Manger du pain ou une nourriture quelconque achetée dehors, à Bamako, relève d’un pari avec la mort.

Et pourvu que l’on réagisse, on est accueilli par des gestes d’humeur ou de PETITS RIRES MOQUEURS, histoire de dire : « Celui-ci se prend-il pour un Toubab ou quoi ? » Comme pour dire que l’hygiène est l’apanage de l’homme blanc, le Nègre étant « naturellement immunisé contre les microbes ». Et ce sont ces mêmes individus qui sont accrocs des cellulaires et des séries télévisées occidentales, qui fondent en larmes devant des scènes d’amour à l’eau de rose, qui rêvent de s’exiler en France, aux États-Unis, au Canada, etc. Et qui sont prêts à investir des millions pour un visa…

Qui va donc leur faire comprendre qu’on ne sert pas de la nourriture avec les mains nues? Qui va leur apprendre l’usage des GANTS ou des USTENSILES selon les circonstances ?

AU LIEU DE FAIRE de la PUBLICITÉ autour des MOUSTIQUAIRES IMPRÉGNÉES, on ferait mieux de s’attaquer à cette situation inacceptable qui fait fuir les visiteurs et incitent les nationaux à l’exil. Parce que dans un environnement aussi malsain que le nôtre, on a mille chances d’attraper toutes les maladies mortelles, y compris le paludisme, avant même d’avoir eu le temps de s’installer sous une moustiquaire imprégnée. Dans un environnement sain, l’argent qu’on investit dans les moustiquaires imprégnées servira à d’autres besoins aussi vitaux. Pas besoin de moustiquaires imprégnées.

L’homme politique qui fera de ce grave problème social son cheval de bataille, sera assuré de l'adhésion totale des nombreux abstentionnistes. Et les médias qui s’attelleront à la dénonciation de ce fléau et la sensibilisation des populations se démarqueront de leurs concurrents qui ne savent parler que de politique politicienne ou de vétilles.

PS : Au moment même où je clos cet article, on m’apprend que le Mali est classé parmi les 3 pays les plus sales au monde, après la Guinée et le Niger. Est-ce étonnant?

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

mercredi 21 juillet 2010

LE RACISME ET LES TRAVERS DE RFI

La RADIO n’est pas mon dada. Il m’arrive de l’écouter de façon plus ou moins ponctuelle. En ce moment, mis à part quelques émissions spécifiques, je m’en sers surtout comme bruit de fond (pour contrer les tapages nocturnes des jeunes oisifs) afin de pouvoir dormir.

C’est ainsi que dimanche dernier, aux alentours de 1 heure du matin, je surpris une bien FÂCHEUSE RÉACTION d’une JOURNALISTE de RFI (Radio France Internationale). Il s’agit d’une certaine CATHERINE ou CAROLINE PARÉ qui fêtait ses vingt ans de métier. Une tribune était organisée à l’occasion et une jeune auditrice burkinabè, qui s’appelle aussi Paré, lui posa alors cette question toute innocente : « Je suis Paré comme vous. J’aimerais savoir si ce NOM PARÉ a une ORIGINE BURKINABÈ. »

C’était la question à ne pas poser à cette journaliste française. Piquée au vif, elle prend à témoin son collègue d’antenne : « FRANCHEMENT, EST-CE QUE J’AI LA TÊTE D’UNE BURKINABÈ ? »

UN RACISME INFONDÉ

C’est sûr, la journaliste française de RFI n’a pas la tête d’une burkinabè ! On le sait très bien et l’on n’en est pas moins heureux. Mais la question de l’auditrice burkinabè concernait plutôt « l’ORIGINE DU NOM PARÉ ». Voilà ! Contrainte de répondre à cette question claire et précise, la journaliste de RFI aggrave son cas par cette réplique : « Je suis quand même une Française. C’est vrai que ma mère est d’origine arménienne… Je sais qu’il y a des Paré au Burkina. J’en ai rencontré lors de mon séjour là-bas. Ils sont plutôt grands de taille. Et moi, je suis toute petite. Et puis, je suis une BLANCHE ! »

Ça, c’est le BOUQUET ! Qu’est cela peut bien changer qu’elle soit blanche, jaune, rouge ou noire ? On lui demande l’origine d’un patronyme et non sa couleur de peau ! Voyez-vous comment la COMMUNICATION est IMPOSSIBLE avec cette espèce d’individus — supposés être des experts de l’information-communication? Ils voient tout en couleur : noir ou blanc, jaune ou rouge. Au-delà du RACISME, qui est presque un RÉFLEXE D’AUTOMATE chez eux, ils font montre d’un MANQUE DE PROFESSIONNALISME évident et d’une IGNORANCE CRASSE.

La profession de journaliste exige aussi qu’on réponde à des questions. Et surtout des QUESTIONS AUSSI PERTINENTES que celle qui lui a été posée. Parce qu’il s’agit bel et bien d’une question très intéressante. Et il ne serait point surprenant que le PATRONYME PARÉ ait une ORIGINE BURKINABÈ, tout comme bien de noms français (et occidentaux en général) ont une origine africaine, pour des raisons historiques précises. Pourvu que l’on soit un peu imprégné de l’histoire des noms. De l’Histoire tout court…

LA CONTREFAÇON ET LE TRAFIC D’INFLUENCE

Le malheur n’arrive jamais seul. À deux jours de ce fâcheux incident, je surpris encore RFI en flagrant délit de TRAFIC D’INFLUENCE sur une ŒUVRE ISSUE DE LA CONTREFAÇON sur laquelle la radio française touche fort probablement des DIVIDENDES.
Il s’agit de l’adaptation théâtrale du roman VERRE CASSÉ, une contrefaçon endossée par le Nègre de service ALAIN MABANCKOU, pur produit du GANGSTÉRISME ÉDITORIAL FRANÇAIS. Un « auteur sans être écrivain » que RFI a contribué à propulser, sachant très bien de quoi il en retourne…

Cela me rappelle un incident survenu quand j’étais encore à Montréal. Un incident relevant purement et simplement de l’ESPIONNAGE par ÉCOUTE TÉLÉPHONIQUE. Mes discussions téléphoniques avec un écrivain français vivant à Paris (lui aussi victime du réseau de la contrefaçon) sur les PROBLÈMES DE CONTREFAÇONS et de CORRUPTION DE LA JUSTICE FRANÇAISE étaient systématiquement reprises (dans le but de les contourner pour intoxiquer l’opinion publique) par RFI sur son site. Nous l’avons tous deux remarqué— chacun de son côté. Je l’ai su, parce que je reçois régulièrement dans mon courriel tous les écrits de propagande faits sur Alain Mabanckou dans les différents médias...

S’AFFRANCHIR DE RFI OU RESTER À JAMAIS ESCLAVES DE LA FRANCE

On pourrait s’étendre plus longtemps sur les pratiques crapuleuses de cette RADIO COLONIALE qui, derrière des DISCOURS DE MIEL, cache un CŒUR DE FIEL. Une radio entièrement À LA SOLDE DES GRANDS GROUPES FINANCIERS, s’adonnant à de l’INTOX pour conditionner l’opinion publique et lui faire accepter des POLITIQUES INACCEPTABLES comme celle des PRIVATIONS des secteurs vitaux de l’économie et n’hésite pas à exercer du CHANTAGE sur les chefs d’Etat africains récalcitrants, comme le fait JEUNE AFRIQUE (voir mes articles sur Jeune Afrique, publiés sur ce blog).

Pour mieux faire passer la pilule, elle recourt à des CORRESPONDANTS AFRICAINS pour gagner la confiance de l’auditoire indigène. Au fond, cette radio n’existe que parce que les Africains l’écoutent. Et si nous décidons de la boycotter, le problème serait résolu. Mais, pour cela, il faut qu’à notre niveau, on parvienne à faire mieux que ce que nous avons fait jusqu’à présent dans l’information et l’éducation de nos populations. Un objectif pouvant être atteint avec les moyens dont nous disposons aujourd’hui.

Avant tout, il faut que l’on se mette d’accord entre nous, parce que RFI veille scrupuleusement à ce que nous ne soyons jamais unis. « DIVISER POUR MIEUX SÉVIR », « AMADOUER POUR MIEUX FLOUER », « EXALTER POUR MIEUX ABATTRE », sont des PRINCIPES DE BASE qu’elle apprend à ses journalistes qui n’ont rien à envier à certains de nos VÉREUX GRIOTS…

À suivre

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

dimanche 4 juillet 2010

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL : HOLD-UP CONTRE LE GHANA

Une fois n’est pas coutume, j’aborde aujourd’hui sur ce blog un sujet que je réserve habituellement aux magazines spécialisés, notamment le QUÉBEC SOCCER.
C’est d’abord parce que j’ai promis à des JEUNES MALIENS FRUSTRÉS, par l’inacceptable défaite du Ghana contre l’Uruguay, d’en toucher un mot. Et aussi parce que cette MÉSAVENTURE SPORTIVE qui arrive au Ghana devient un PROBLÈME AFRICAIN. Et il revêt un ASPECT IDÉOLOGIQUE qui dépasse le cadre sportif : le REFUS GLOBAL AFRICAIN d’être l’éternel dindon de la farce— l’ÉTERNEL SPOLIÉ, le SEMPITERNEL MAUDIT…

POURQUOI SIFFLER UN PENALTY AU LIEU D’ACCORDER LE BUT?

Je ne m’attarderai pas sur les deux penalties que le Ghana a eus en première mi-temps que l’arbitre a royalement ignorés. Tout comme il a ignoré d’ailleurs un penalty uruguayen (pour compenser son iniquité). Ce qui est inacceptable, c’est la dernière action de jeu qui a vu le Ghana, si près du paradis, basculer dans l’ENFER LE PLUS BLANC (comme le fer chauffé à blanc). Sur cette action, le coup de tête victorieux du Ghanéen a été frauduleusement stoppé par la MAIN de l’Uruguayen SOUAREZ qui, pour ce geste hautement antisportif, devrait être BANNI DU FOOTBALL….
Il est évident que c’est un BUT, parce que la balle a franchi la ligne. De toutes façons, franchie ou pas la ligne, rien n’empêchait l’arbitre d’accorder le but. Puisque sans la maudite main de Souarez, le ballon allait droit au filet.

Si l’arbitre avait accordé le but, personne n’aurait trouvé à redire. Et c’était la meilleure sanction contre le PERFIDE SOUAREZ. Au lieu de quoi, l’arbitre l’a carrément TRANSFORMÉ EN HÉROS-SAUVEUR de son pays, en transformant ses larmes de crocodile en rire d’hyène quand le malheureux Gyan Assamoha manqua son tir au but.
Accorder un penalty au lieu du but est une ASTUCE très subtile de ce PROBLÉMATIQUE ARBITRE BLANC. Parce qu’un PENALTY, c’est la CHOSE LA PLUS FACILE À… RATER. Surtout dans la DERNIÈRE SECONDE de jeu. Imaginez un peu la PRESSION ! Si l’intention de l’arbitre était de favoriser l’Uruguay, il a bien reçu son coup. Un VRAI COUP DE MAÎTRE !

QUESTION : POURQUOI ce sont TOUJOURS DES ARBITRES BLANCS qu’on choisit pour DIRIGER des matches opposant une ÉQUIPE AFRICAINE à une ÉQUIPE DE BLANCS ?

TRISTE RAPPEL

La mésaventure ghanéenne vient confirmer ce que j’avais, onze mois plus tôt, dit sur les ondes de RADIO CANADA, lors d’une interview téléphonique avec Frédéric Lord qui me demandait si l’Afrique avait une CHANCE DE GAGNER enfin une COUPE DU MONDE (organisée pour la première fois sur son sol).

Je lui avais répondu qu’il y a déjà longtemps que l’Afrique aurait dû gagner une coupe du monde, n’eût-été le BRIGANDAGE ARBITRAL (et aussi les DÉFAILLANCES DES ENTRAÎNEURS BLANCS engagés par les pays africains). Pour exemple, j’avais cité le cas du CAMEROUN EN 1982 EN ITALIE où un SUPERBE BUT de ROGER MILLA avait été REFUSÉ par l’arbitre dans un match contre l’Italie. Un magnifique but qui, s’il avait été accordé, éliminerait l’Italie de la compétition. Au lieu de quoi, cette bienheureuse Italie finit par remporter ce trophée.

Il y eut aussi la mésaventure de 1990 de ce même Cameroun qui, en l’espace de 8 minutes, a perdu contre l’ANGLETERRE un match (dans lequel il menait largement au score), tout simplement parce que son ENTRAÎNEUR RUSSE ne communiquait pas avec les joueurs, pour leur donner des consignes. Il y eut également le cas , en 1994, du NIGÉRIA (alors meilleure équipe du monde tant au niveau de la qualité que de la quantité des joueurs) qui s’inclina devant une piteuse équipe d’Italie— réduite à dix de surcroit. Une NIGÉRIA, elle aussi victime de son ENTRAÎNEUR NÉERLANDAIS, CLEMENS WESTERHOF, plus soucieux de ses intérêts d’agent (de joueurs nigérians qu’il favorisait au détriment d’autres) que de l’honneur du pays qui l’employait à coups de millions. Ce VÉREUX TECHNICIEN BLANC a purement et simplement sacrifié ce grand pays de football africain…

J’avais finalement conclu cette interview avec ce constat : « Le fait que cette coupe du monde soit organisée en Afrique, mettra peut-être les équipes africaines à l’abri des bavures arbitrales. Parce qu’il y a une LOI NON DITE dans le football qui veut que le PAYS ORGANISATEUR soit FAVORISÉ PAR L’ARBITRAGE. »
Hélas, JE ME SUIS PLANTÉ ! Cette LOI NON DITE NE S’APPLIQUE PAS POUR L’AFRIQUE. Ainsi en a décidé la MAFIA qui régente le football international. La MAIN DE L’HOMME BLANC a encore FRUSTRÉ l’Afrique et les Africains dans une compétition organisée en TERRE AFRICAINE.

Mais, croyez-le ou non, le jour n’est pas loin où les Africains se débarrasseront définitivement de ces RELENTS DE COMPLEXE D’INFÉRIORITÉ vis-à-vis du Blanc et se feront traiter de façon égalitaire. Entretemps, il leur faut d’abord se débarrasser des Techniciens blancs…

MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA

mountaga40@hotmail.com

mardi 15 juin 2010

*** NAUFRAGE FAMILIAL ET SOCIAL AU NOM DU DROIT D’AÎNESSE

« La MAISON DE LA DISCORDE a beau grandir, elle finira un jour en RUINES », enseigne un proverbe malien, chanté par les griots et inspiré de faits historiques ayant marqué l'INCONSCIENT COLLECTIF du pays… Aujourd’hui, cette réalité familiale n’est pas simplement due à la polygamie, mais aussi à l’œuvre dévastatrice du FILS AÎNÉ issu d’une FAMILLE MONOGAMIQUE.

Le FILS AÎNÉ, s’installant à la tête de la famille au prix du parricide symbolique, a un PROJET BIEN ARRÊTÉ qui prend forme au fil du temps. Et dont les HORREURS sont évaluées de façon bien tardive. Parce qu’il TROMPE TOUT LE MONDE. Aussi bien sa famille que son entourage social…

C’est un HOMME MASQUÉ qui, au début de sa carrière, se colle une image qui est aux antipodes de sa vraie personnalité. HOMME SANS FOI NI LOI et OPPORTUNISTE ROMPU, il commence par se rendre indispensable dans son entourage social et aussi dans sa famille, réduisant son père à la mendicité auprès de lui. Si bien que tout passe par lui. Ensuite, il fait miroiter à ses frères et sœurs, encore jeunes, des bénéfices futurs de sa gestion du patrimoine familial. Sereins face à l’avenir, ces derniers ont tôt fait de déchanter, car, venu l’âge d’être associés à la gestion du bien familial, ils se voient systématiquement écartés par le MACHIAVÉLIQUE FRÈRE AÎNÉ qui trouvera toujours un GRIEF FICTIF contre eux. Par finir, il leur dira clairement : « Cette ENTREPRISE est à MOI, parce qu’à tel moment c’est moi qui ai fait ceci ou cela pour la préserver ! C’est MON NOM qui figure sur tel ou tel papier! »

Une fois cette étape franchie, il s’enhardit davantage et commet l’impensable, en installant SON PROPRE FILS AÎNÉ à côté de lui, dans le but évident de lui succéder. Foulant ainsi toutes les règles de la société, il annonce ainsi à ses frères et sœurs spoliés cette sinistre nouvelle: « Moi, je suis tranquille maintenant ! Ma relève est assurée »

Méconnaissant le DROIT SUCCESSORAL, il ne sait pas qu’IL NE PEUT PAS TRANSMETTRE CE QUI NE LUI APPARTIENT PAS… « NUL NE DONNE CE QU’IL N’A PAS », comme le dit si bien l’adage juridique. Parce que tout ce qu’il a entrepris ou obtenu au nom de l’entreprise familiale, c’est en QUALITÉ DE MANDATAIRE et non de propriétaire, et l’IMAGE SOCIALE qu’il s’est donnée, les PLAISIRS INDÉCENTS et ÉGOÏSTES qu’il s’est accordés et le PATRIMOINE PERSONNEL qu’il s’est constitué, c’est à la faveur de ce PRIVILÈGE DE MANDATAIRE. Lui-même, en tant que personnalité, n’existe que grâce à ce PRIVILÈGE FAMILIAL. Et c’est lui qui doit tout à ses frères et sœurs au nom de la loi. Et du MANQUE À GAGNER qu’il leur a causé. ll est en réalité coupable d’ABUS DE BIENS FAMILIAUX. Et même de VOL D’HÉRITAGE PAR ANTICIPATION. Et ce ne sont pas des PAPIERS TRAFIQUÉS qui font le poids devant des FAITS ÉVIDENTS dont les témoins sont encore vivants…

ÉCERVELÉ et ÉGOCENTRIQUE, il ne se préoccupe pas de la SITUATION EXPLOSIVE qu’il crée, en mêlant ses enfants à sa félonie... MAUVAIS GESTIONNAIRE, MAUVAIS FILS, MAUVAIS FRÈRE, MAUVAIS MARI et MAUVAIS PÈRE, ce troublant personnage transforme tout son entourage en CADAVRES AMBULANTS, du fait d’une NÉVROSE relevant d’incidents de sa petite enfance (dont son père est en partie responsable). Des incidents fâcheux et refoulés qui le poursuivent, faisant de lui un REVANCHARD et un individu d’une VIOLENCE INOUÏE qui s’aggrave avec le temps. Une situation relevant de la PSYCHOPATHOLOGIE…

INTRIGUES, VIOLENCES ET DISPERSION

Installé dans l’IMPOSTURE et dans l’INCOHÉRENCE, le fils aîné usurpateur n’est pas un homme tranquille. Il est dans la situation d’un PUTSCHISTE qui sait que tôt ou tard, il partira comme il est venu : par l’ÉPÉE. Il essaie donc de prendre les devants, semant TERREUR et DIVISION dans la famille. Tour à tour, il usera de VIOLENCE et de MALICE pour retarder l’inévitable échéance.

Ses VIOLENCES se manifestent sous diverses formes, allant du verbal au physique. Au début, on les attribue au droit de correction qui lui revient en sa qualité d’aîné. Mais très vite, on se rend compte qu’il y a un problème quand il en vient à INSULTER LE PÈRE de son cadet, à lancer un OBJET CONTONDANT contre lui ou à lui assener un COUP DE TÊTE, devant le patriarche qui, en larmes, le supplie. Très vite la situation s’aggrave quand il commence à se manifester avec du COUTEAU, menaçant ses frères et sœurs avec. Des fois, le patriarche, dépassé par les faits, s’enfuit du pays, sous prétexte d’affaires. En lui laissant le champ totalement libre. Et c’est l’ESCALADE. Un jour, on le voit brandir en pleine famille, un REVOLVER, proférant cette menace : « Celui qui me contrariera sait à quoi s’attendre! » Et cette arme, il la trimballera désormais avec lui nuit et jour, comme pour se défendre. Alors que c’est lui le danger— l’AGRESSEUR…

Dans une famille nombreuse, il se trouve un ou deux individus qui lui inspirent une PEUR IRRATIONNELLE, parce qu’il sait que ces derniers ne sont pas impressionnables, et que ceux-ci ont un ASCENDANT PSYCHOLOGIQUE sur lui, du fait de leur FORTE PERSONNALITÉ et/ou de leur PRÉDISPOSITION INTELLECTUELLE. Ce sont eux qui deviennent sa CIBLE de prédilection. Il les provoquera sans cesse en vue de les entraîner dans un PIÈGE MEURTRIER. Parce qu’il veut les SUPPRIMER PHYSIQUEMENT. En désespoir de cause, il recourt à la malice. Il s’emploiera à CONTRARIER tous leurs PROJETS D’AUTONOMIE, en refusant le soutien matériel auquel ils ont droit, en allant en cachette les CALOMNIER auprès de leurs amis, leurs employeurs ou à répandre sur eux des RUMEURS DIFFAMATOIRES pour les discréditer. Il s’essaiera par tous les moyens de faire de leur vie un échec…

Il ne leur pardonne pas de lui être INTRINSÈQUEMENT SUPÉRIEURS et de bénéficier de l’admiration et l’amour de leurs parents. Parce que, POSSESSIF et NOMBRILISTE, dans son imaginaire névrotique, il se voit comme le seul enfant légitime de son père et de sa mère. Par moments, des PROPOS INCESTUEUX lui échappent sous forme de jurons : « Si je ne fais pas ceci, que je couche derrière ma mère » (sic).

À cours d’imagination, il utilise la politique « DIVISER POUR MIEUX SÉVIR » en s’alliant avec les MAILLONS FAIBLES DE LA FAMILLE qu’il soudoie, en profitant de leur cupidité et /ou de leur précarité matérielle qu’il a sciemment créée. Il fera par exemple miroiter à des frères de son engeance la possibilité de faire main basse sur la MAISON FAMILIALE, pour la transformer en LUCRATIF LIEU DE VILLÉGIATURE destiné aux touristes blancs. Ceci donne alors lieu à des COMPLOTS DE FAMILLE contre les RÉFRACTAIRES ENFANTS VALEUREUX qui, faute d’avoir été physiquement supprimés, sont souvent CONTRAINTS À L’EXIL, privant le pays de PRÉCIEUSES RESSOURCES HUMAINES…

UN PHÉNOMÈNE SOCIAL ÉRIGÉ EN TABOU

Parmi les GRANDS CRIMES IMPUNIS dans la société malienne, ceux commis au nom du droit d’aînesse sont légion. C’est pourtant un sujet qu’on évoque rarement. Et la bouche qui l’effleure se heurte à ces FINS DE NON-RECEVOIR: « Les problèmes de famille doivent rester dans la famille. » ou encore: « C’est un problème qui existe dans toutes les familles ! »

La société encourage ainsi ce phénomène en l’entourant de la muraille du TABOU. Parce qu’en réalité c’est un problème qui, au-delà de l’apparence, touche un POINT NÉVRALGIQUE de l’Inconscient collectif. Il plonge dans les arcanes mêmes de l’HISTOIRE de l’EMPIRE DU MALI marquée par le PARRICIDE et le FRATRICIDE pour des QUESTIONS D’HÉRITAGE. Une histoire que la société malienne n’est pas encore prête d’accepter, préférant se contenter de la légende…

Quoi qu’il en soit, ces crimes familiaux affectent directement la société. D’abord en poussant de valeureux enfants à l’EXIL. Ensuite en chamboulant les valeurs référentielles de la société. Des ENFANTS, issus d’un UNIVERS AUSSI NÉVROTIQUE, à quelques exceptions près, ne deviennent PAS NORMAUX. Ils auront tendance à imiter l’aîné. « Quand la tête va mal, le reste du corps en pâtit ». Les INÉGALITÉS SOCIALES puisent aussi leur source dans les inégalités familiales. C’est le MODÈLE FAMILIAL qu’on reproduit sur le plan social. Des sociologues ont démontré qu’ON GOUVERNE SON PAYS COMME ON DIRIGE SA FAMILLE. Évidemment, les gouvernants sont le produit d’une société qui commence par la famille. Le CULTE DU CHEF (politique) trouve son corollaire dans le CULTE DE L’AÎNÉ (de la famille).

C’est au nom de cette troublante réalité que des CRIMES passibles de poursuites judiciaires, sont ÉTOUFFÉS au nom d’un INSENSÉ TABOU, associé à la CORRUPTION DE L’APPAREIL JUDICIAIRE et les COMPLICITÉS POLITIQUES. Le frère aîné, agresseur de ses frères et sœurs, déborde inévitablement du cadre familial pour s’en prendre à de tierces personnes. Parce qu’avec le temps, son masque tombe et sa vraie nature fait surface. Dans toute son horreur. Une ENQUÊTE serait souhaitable pour évaluer l’ampleur d’un tel désastre. Je reviendrai certainement sur cette question…

Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com

dimanche 6 juin 2010

** LE DROIT D’AÎNESSE ENTRE FAILLITE, SPOLIATION ET PARRICIDE SYMBOLIQUE

La PERVERSION du droit d’aînesse au Mali est surtout IMPUTABLE à la FAMILLE et à la SOCIÉTÉ entière, du fait de l’avènement d’une nouvelle forme de dictature reposant sur le PROFIT INDIVIDUEL.
La société traditionnelle malienne, dans son ensemble, est représentée comme une structure communautariste ou collectiviste dans laquelle le groupe l’emporte sur l’individu : « L’individu n’est rien, la communauté est tout ! » L’individu étant un INSTRUMENT au service de la famille et de la communauté, son travail se faisant au profit du groupe familial et/ou social. Un travail qu’il n’est pas censé choisir, le choix étant fait à l’avance pour lui par le groupe selon ses besoins. Ceci s’est traduit un moment par une CONCEPTION HÉRÉDITAIRE DU TRAVAIL ayant façonné la psychologie et l’imaginaire de la société.

Les colonisations successives du pays ont bouleversé ce mode de gestion du patrimoine commun. La TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ est aujourd’hui accentuée par la vague de mondialisation de la culture occidentale. Les RAPPORTS DE FORCE au sein de la famille en ont été CHAMBOULÉS au point de réduire l’AUTORITÉ PARENTALE à une peau de chagrin. La famille cherche à se repositionner et à y trouver son compte. Si bien qu’on est confronté à des SITUATIONS PARADOXALES où les notions de respect, de droit d’aînesse, de solidarité et de fraternité revêtent des FORMES DÉROUTANTES et relèvent pratiquement du domaine de l’illusoire.

LE DROIT D’AÎNESSE CONFRONTÉ AU POUVOIR DE L’ARGENT

La LONGUE AGONIE de la société traditionnelle malienne remonte à des FAITS HISTORIQUES SUCCESSIFS dont le dernier en date est l’institution de l’ECOLE COLONIALE offrant dorénavant à l’individu la possibilité d’exercer le métier de son choix, selon son aptitude et /ou son ambition personnelle. Le but étant avant tout l’ÉPANOUISSEMENT INDIVIDUEL. Cependant, la famille a tôt fait de reprendre à son compte cette nouvelle perspective de liberté individuelle, s’essayant tant bien que mal à tirer les ficelles, transformant du coup cette autonomie individuelle en moyen de subsistance familiale.

Cette RÉCUPÉRATION FAMILIALE consiste à contraindre l’individu scolarisé à embrasser des MÉTIERS PLUS LUCRATIFS, peu importe qu’ils relèvent ou pas de sa vocation ou de son idéal. Une réalité pouvant expliquer la CORRUPTION dans les services publics. L’individu n’est pas à son service, ni au service de l’État qui l’emploie, mais au service de sa famille qui l’a pris carrément en OTAGE.
Cette forme de dictature est à l’origine de bien de DÉRIVES, pouvant donner lieu chacune à un développement conséquent : les différentes formes de prostitution, la mendicité, l’esclavage des enfants, etc. C’est à ce niveau qu’on pourrait éventuellement parler de « NOUVELLE FORME DE DICTATURE FAMILIALE », parce que cette forme de dictature, bien souvent, met en ÉCHEC la sacro-sainte DICTATURE GÉRONTOCRATIQUE.
Le CADET qui rapporte plus d’argent à la maison ne devient pas seulement l’aîné de son frère aîné, il se SUBSTITUE carrément au PÈRE DE LA FAMILLE. C’est un sujet qui ne manque pas d’illustrations. Cette forme de dictature consacre définitivement la MORT DE L’UTOPIE TRADITIONALISTE…

La CONTRADICTION dans laquelle baignent actuellement de nombreuses familles maliennes est une source certaine de MALAISE. Imprégné de cette inquiétante réalité, le FILS AÎNÉ de la famille veille farouchement à ne pas se laisser supplanter par son cadet, HANTÉ qu’il est par le DÉSIR, souvent MORBIDE, d’être le PÈRE DE SES FRÈRES. Parce que, malgré le chamboulement de la structure sociale, le MYTHE DE L’ÂGE subsiste dans les consciences. Une question fortement liée à l’ORGUEIL. Et aussi parce qu’il existe encore des ÎLOTS DE TRADITION voulant que l’aîné poursuive les ACTIVITÉS DU PÈRE. Les autres enfants ayant la latitude d’exercer d’autres métiers.

Cette SOLUTION DE COMPROMIS a des conséquences souvent dramatiques pour le groupe familial, puisque le FILS AÎNÉ sait que son droit d’aînesse doit dorénavant reposer sur le CONTRÔLE EXCLUSIF des SOURCES DE REVENUS DE LA FAMILLE. C’est à ce prix qu’il aura droit au « RESPECT ». Et il remuera ciel et terre pour ce « respect » dû à son privilège d’aîné.

SPOLIATION ET MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE

Le compromis qui installe le FILS AÎNÉ dans le même travail que son père se fait souvent sous la contrainte du patriarche qui veut se décharger de ses obligations, et aussi le préparer à prendre la relève, dans le but évident de préserver un HÉRITAGE FAMILIAL : champs, fonds de commerce, immeubles, entreprise, etc. C’est aussi pour qu’il aide ses frères et sœurs à démarrer dans la vie. Pour que ces derniers ne soient pas à la merci des impondérables de l’existence et, au besoin, les associer à la gestion de ce patrimoine familial laborieusement constitué. C’est un moyen efficace de PRÉVENIR LE CHÔMAGE, puisque malgré la latitude qu’elle offre, l’école coloniale ne donne pas de garantie quant au travail. Et ce ne sont pas tous les enfants qui réussissent à cette nouvelle école.

Ce MANDAT dont le fils aîné est investi est donc très clair, au départ. Il n’est point le propriétaire de ce patrimoine familial qu’il est chargé de gérer. Pourtant, les choses vont se compliquer par la suite, parce que l’aîné va très vite oublier sa qualité de SIMPLE GESTIONNAIRE et ambitionner sur le bien commun qu’il veut transmettre à sa propre progéniture. Et il n’attendra pas souvent la mort du père pour s’adonner à cet acte de SPOLIATION.

Prenant les devants, il se livrera au MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE, profitant de son absence temporaire (pour cause de voyage d’affaires ou autres), de son inattention ou d’une gêne quelconque, pour effacer les traces de sa propriété.
S’y prenant en plusieurs étapes, il commencera par utiliser les multiples relations du père pour avoir de NOUVEAUX PAPIERS qu’il établira à son nom propre. SANS CHANGER D’ACTIVITÉ. Et si l’activité en question relève du SOCIAL, c’est une aubaine pour lui. Il demandera des SUBVENTIONS SUBSTANTIELLES au gouvernement et aux services de coopération internationale, au nom de l’entreprise, qu’il utilisera essentiellement pour ses PLAISIRS, la constitution d’un PATRIMOINE PROPRE et ses dépenses de PRESTIGE. Parce que l’une de ses ASTUCES est de se construire une IMAGE SOCIALE et MÉDIATIQUE, dans le but évident d’ÉCLIPSER le PÈRE et de passer aux yeux du public pour le propriétaire légitime du patrimoine familial.

Il devient très vite une VÉRITABLE LÉGENDE VIVANTE, encensé partout. Passant à l’étape suivante, il va méticuleusement organiser de SUBTILES CAMPAGNES DE DÉNIGREMENT contre son père, l’accusant en privé d’être un irresponsable, à cause de ses absences répétées que lui-même a pourtant encouragées. Et à la faveur desquelles il s’est installé définitivement aux commandes des affaires familiales.
Quand le père, une fois alerté, essaie de réagir, il recourt au CHANTAGE : « JE VAIS ME SUICIDER ! » Rentrant dans de violents accès de colère, suivis de gestes fracassants! À l’occasion, il MANIPULE sa propre MÈRE et la dresse contre son père…

Ce PÈRE DÉFAILLANT, dépassé par la tournure des événements et bloqué par la MAUVAISE CONSCIENCE, se fait alors tout petit, par PEUR DU SCANDALE dans cette société où tout le monde veut donner une bonne image de sa famille. Il ne veut surtout pas étaler sa propre DÉROUTE sur la place publique. C’est ainsi qu’il CESSE D’ÊTRE LE PÈRE, endurant le mépris de sa propre famille sur laquelle il n’a plus d’emprise, son fils aîné l’ayant symboliquement supprimé. Il n’a plus que ses yeux pour pleurer, en silence, ce MONSTRUEUX PETIT PRINCE qu’il a lui-même construit, initié et installé aux commandes.
Ainsi commence le NAUFRAGE de la famille décapitée, livrée à un FOU FURIEUX …

À suivre

Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com

lundi 24 mai 2010

LA DICTATURE DU DROIT D’AÎNESSE AU MALI

NB : Ce texte est un extrait (retouché) d’une intervention que j’ai faite le 10 février dernier lors d’une conférence retransmise en direct sur Radio Klédu. C’était à l’occasion de la rentrée littéraire au Mali. Et le thème était : ’’L’AFRIQUE ET LES NOUVELLES DICTATURES FAMILIALES ’’. J’ai trouvé l’intitulé inapproprié et l’ai reformulé ainsi : ’’ LA NOUVELLE AFRIQUE ET LA SURVIVANCE DES DICTATURES FAMILIALES’’. Par ailleurs, j’ai d’abord pris le soin de limiter mon intervention au Mali, n’ayant pas la prétention d’élaborer sur les complexes réalités du continent noir. Ensuite, je m’en suis tenu à deux aspects du problème dont l’un se réfère aux traditions ancestrales — le DROIT D’AÎNESSE — et l’autre à l’impératif du profit — l’ARGENT.

C’est un sujet brûlant qui m’a valu de VIVES RÉACTIONS de la part de certains intervenants dont la fameuse AMINATA DRAMANE TRAORÉ, réagissant au nom d’un TRADITIONALISME DOUTEUX… Elle a dû finalement S’ÉCLIPSER quand, pour couper court au débat, j’ai effleuré une PARTIE HONTEUSE DE L’HISTOIRE DU MALI. Le modérateur, le PROFESSEUR SINGARÉ, est allé jusqu’à M’INTERDIRE LA PAROLE au grand dam des jeunes auditeurs dont certains n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement face à cette ATTITUDE DICTATORIALE qui, décidément, n’a pas fini de sévir dans notre société...


« Aux hommes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette réalité a du mal à faire son chemin dans la société malienne, encore accrochée à une valeur sacrée du passé : le DROIT D’AÎNESSE. Une tradition qui va totalement à CONTRE-COURANT du NOUVEAU CRÉDO DÉMOCRATIQUE dont le pays se réclame officiellement. C’est l’un des GRANDS PARADOXES du Mali d’aujourd’hui !

Le DROIT D’AÎNESSE est une réalité ancestrale qui régissait la quasi-totalité des rapports familiaux et sociaux dans les COMMUNAUTÉS TRADITIONNELLES maliennes. Ce PRIVILÈGE DE L’ÂGE était aussi le socle sur lequel reposait le SYSTÈME POLITIQUE. D’où ce type de gouvernement qu’on appelle la GÉRONTOCRATIE (le pouvoir des vieux).
Aujourd’hui, notre société a subi de PROFONDES MUTATIONS au point que, même en abordant la question du DROIT D’AÎNESSE sous un ANGLE STRICTEMENT FAMILIAL, cette coutume s’accommode très mal avec l’environnement dans lequel nous évoluons. Ceci explique les CONTRADICTIONS INSOLUBLES, les DÉRIVES et les NÉVROSES qui entachent les rapports familiaux, fortement teintés d’animosité. Si bien que, pour arriver à un équilibre, il faut arriver à endiguer ce phénomène— devenu un FLÉAU SOCIAL— érigé en TABOU par une suspecte LOI DU SILENCE.

LA PERVERSION D’UNE VALEUR ANCESTRALE

La prévalence du droit d’aînesse trouvait sa JUSTIFICATION dans le mode d’acquisition de la CONNAISSANCE et de la SAGESSE de l’époque ancienne. L’aîné était légitimement présumé savoir plus que le cadet selon les MÉTHODES DE TRANSMISSION INITIATIQUE qui se faisait par groupe et par échelon d’âge. Plus l’individu montait en âge, plus il montait en grade. Au sein de la famille, les SECRETS DU PATRIARCHE étaient aussi confiés à l’aîné qui, à l’occasion, assurait avec lui la COGÉRANCE DU PATRIMOINE FAMILIAL. Ce privilège lui était accordé à la fois pour son âge et le PROFIL MORAL censé découler de sa position d’aîné. À la mort du patriarche, quand ce dernier n’avait pas de frère cadet, le fils aîné lui succédait naturellement aux commandes des affaires familiales. Il se savait alors GARANT de la bonne marche et de la COHÉSION de la famille, au nom d’un MANDAT relevant du SACRÉ.

Malgré tout, ce privilège d’aîné, comme tout privilège ou pouvoir, pouvait sombrer dans l’ABUS, conformément au constat posé par le philosophe des Lumières Montesquieu : « Tout homme qui a le pouvoir est tenté d’en abuser ». Et que pour contrer cette dérive, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir. C’est pourquoi, en cas de dérive, le droit d’aînesse pouvait se heurter au CONSEIL DE FAMILLE (ou des anciens du village) qui constituait un efficace CONTRE-POUVOIR.

Autre temps, autres mœurs ! La société a évolué et cette évolution amène avec elle d’autres réalités ! Le droit d’aînesse, dont la société ancienne s’accommodait fort bien, a été travesti et perverti au point d’être une CAUSE DE RUPTURE DES RELATIONS FAMILIALES. C’est assez paradoxal, ce privilège ancien est associé aujourd’hui à un autre type de comportement reposant sur l'INDIVIDUALISME DÉMOCRATIQUE OCCIDENTAL qui lui enlève toute légitimité, en le rendant plus INTOLÉRABLE et plus INJUSTE que jamais. Le sage et omniscient aîné est remplacé aujourd’hui par l'AÎNÉ JOUISSEUR, ÉCERVELÉ ET ÉGOCENTRIQUE.

Ce revirement de situation est dû en partie au fait que le droit d’aînesse ne repose plus forcément sur le degré de sagesse et de connaissance. Les CONFRÉRIES INITIATIQUES TRADITIONNELLES (déjà AFFAIBLIES par les dénigrements occasionnés par une islamisation massive du pays) ont cédé devant l’ÉCOLE COLONIALE. Si bien que le cadet peut s’avérer bien plus brillant que l’aîné tant au niveau de la connaissance que de la sagesse. Tout simplement parce que le cadet a eu plus de prédisposition pour cette NOUVELLE FORME D’ACQUISITION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA SAGESSE.
Un autre paradoxe veut que l’ÉCOLE COLONIALE, si elle est menée à bon escient, loin de nous écarter de notre culture traditionnelle, peut nous conduire à une meilleure connaissance de cette tradition désormais recueillie dans des LIVRES SPÉCIALISÉS écrits par des chercheurs dans la langue du colon que seule une bonne éducation scolaire à l’école coloniale peut aider à déchiffrer…

Le cadet qui se forme par les LIVRES INITIATIQUES et les voyages d’études à travers le monde en sait nécessairement plus que l’aîné qui n’est allé loin nulle part, ni dans les études, ni dans le monde. Et qui associe à ces carences un goût immodéré pour le luxe et les PLAISIRS DE LA VIE MONDAINE. Il relève du NON-SENS qu’un tel aîné veuille se fonder sur le droit d’aînesse traditionnel sans être imprégné de cette culture traditionnelle et méprisant même cette culture qu’il juge moribonde. N’’étant pas contrecarré par un CONSEIL DE FAMILLE (qui n’existe presque plus, à cause du relâchement des liens familiaux), il devient un véritable TYRAN qui peut RUINER la famille entière.

Ce sont des SITUATIONS DICTATORIALES INTOLÉRABLES qu’on retrouve aussi bien en ville qu’en campagne. Aussi bien dans les familles étendues que nucléaires. Aussi bien dans les familles polygamiques que monogamiques. Au nom d’une valeur ancienne travestie, de DÉFAILLANTS FILS AÎNÉS empoisonnent l’existence de leurs cadets dont ils sont le plus souvent JALOUX et pour lesquels ils éprouvent une HAINE sans faille.

Rattrapé par la réalité, acculé et prisonnier de ses bas instincts, l’opiniâtre aîné pense alors exorciser ses lacunes et ses complexes avec cette FORMULE MAGIQUE : « Je suis ton aîné ! J’ai préséance sur toi en tout, quels que soient tes acquis moraux ou intellectuels! Ou tu te soumets, ou tu te démets !» Il ne lui vient point à l’esprit que si l’âge est censé conférer la sagesse, il en est de même pour l’instruction. Comme l’enseigne notre société. Cet aîné ne songe pas non plus que ce privilège dont il se réclame, au nom de la coutume, lui serait retiré dans la société traditionnelle, du fait de son inconduite. Il serait purement et simplement mis au ban de la société.


À suivre

Mountaga Fané Kantéka

mountaga40@hotmail.com




jeudi 13 mai 2010

MITRAILLÉ PAR L’ENSEIGNEMENT

Certains de mes lecteurs s’inquiètent de mon silence. À cause de la forte teneur politique de mes derniers articles ! D’autres spéculent déjà sur un POSTE POLITIQUE qui m’aurait été offert en échange de mon silence ! Je dois les rassurer tout de suite: IL N ‘EN EST RIEN. J’étais seulement enfermé quelque part dans… la PRISON DE L’ENSEIGNEMENT. Oui !

Il y a plusieurs moyens de neutraliser un homme : le contraindre physiquement, le supprimer, le corrompre, exercer sur lui du chantage, le menacer dans ses moyens de survie ou tout simplement l’accabler de travail. Après avoir échappé ou résisté aux cinq premiers moyens, j’ai finalement succombé au dernier : les CHAÎNES DU BOULOT. Oui, j’ai été purement et simplement MITRAILLÉ par … le feu de l’enseignement. Des TONNES DE COURS à donner, qui m’ont littéralement ZOMBIFIÉ. Et mis HORS D’ÉTAT DE NUIRE…

SURCHARGER POUR MIEUX CASTRER ?

Depuis quelques mois, j’avais décidé de donner des cours de communication et de journalisme dans un établissement privé de la capitale. En attendant de démarrer mes projets ! Au début, les choses se passaient assez paisiblement. Je n’avais que 4 heures de cours à donner par semaine à la classe de 2e année COMMUNICATION-JOURNALISME. Dans 2 matières : Sociologie des médias et IEC (Information, Éducation, Communication).

Mais voilà que brusquement je me retrouve avec la lourde charge de SAUVER L’ANNÉE SCOLAIRE de toute la filière Communication-Journalisme. Avec 8 COURS à donner à 3 CLASSES (1e, 2e et 3e années) dans 5 MATIÈRES (IEC, Sociologie des médias, Genres rédactionnels, Collecte et Traitement de l’information, Pratique radio). Avec à la clé 22 HEURES DE COURS PAR SEMAINE. Sans compter les longues heures consacrées à la CORRECTION DES DEVOIRS. En un mois et demi, j’ai dû combler le programme de tout un semestre ! Cela fait des jours sans répit et des semaines sans week-end et sans récréation. Un PROGRAMME INTENSIF propre à CASTRER un homme ! Et le détourner de certaines activités— comme l’écriture— jugées subversives.

Et, croyez-moi, le peu d’argent qu’on y gagne sert surtout à recoller les morceaux et à se soigner du SURMENAGE occasionné par le stress, l’insomnie et la débauche d’énergie! Sans tenir compte d’autres désagréments (d’ordre bureaucratique) qui donnent une tournure de TORTURE aux incidents…

UNE RICHE EXPÉRIENCE MALGRÉ TOUT

Dire que je n’ai bu que du CALICE dans cette expérience serait un odieux mensonge. J’y ai aussi gouté du MIEL dont mes papilles gustatives gardent encore le doux souvenir!

Mon premier motif de réjouissance est que je renoue avec une VIEILLE VOCATION qui a précédé en moi celle de l’écrivain et du journaliste. Une vieille vocation que j’ai toujours pratiquée de façon plus ou moins informelle, depuis le bas âge, et qui me vaut encore la gratitude de certains camarades de classe …

Mon second motif de joie est la satisfaction et le soulagement procurés aux étudiants qui payent très cher pour une formation qu’ils ne reçoivent pas toujours. Faute d’enseignants… Ma troisième raison de me réjouir réside dans l’EXPÉRIMENTATION d’une troublante réalité sociopolitique : la DÉPERDITION SCOLAIRE ENTRETENUE par des politicards de la IIIe République, pour en tirer des bénéfices politiques et sociaux— pour eux et pour leurs enfants appelés à leur succéder aux postes stratégiques. Leurs enfants qu’ils envoient à l’étranger pour avoir une formation que le Mali ne peut pas leur donner. C’est de cette manière qu’ils entretiennent ce que les sociologues appellent le SYSTÈME DE REPRODUCTION SOCIALE…

De tous les motifs de satisfaction, le meilleur réside dans ce constat : ce milieu pourrait être le CATALYSEUR d’une RÉVOLUTION SOCIALE au Mali. Si bien que, au moment où vous lisez ce papier, je me remets de mes fatigues, étendu sur mon balcon, au milieu de mes amis oiseaux, en pensant au MALI NOUVEAU — DÉBARRASSÉ DES PARASITES SOCIAUX…

MF KANTÉKA

mountaga40@hotmail.com

lundi 19 avril 2010

LE MALI VERS UN CHANGEMENT DE GÉNÉRATION POLITIQUE

Beaucoup de choses se disent en ce moment dans les coulisses, à propos de la succession du président malien ATT qui, bon gré mal gré, devra tirer sa révérence en 2012. Définitivement! Ces mille et une supputations divisent deux camps : ceux qui parlent d’un CANDIDAT DÉJÀ PROGRAMMÉ pour prendre le relais et ceux qui parlent de RISQUE DE GUERRE CIVILE entre différents prétendants.
Le premier camp se fie à une pratique ayant consacré l’« élection » de l’actuel chef d’Etat, à qui son prédécesseur Alpha Oumar Konaré a passé la main. Ce camp spécule donc autour des VIEILLES TÊTES qui engorgent l’espace politique dont SOUMAÏLA CISSÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA — de VIEUX BARONS de l’Adema ayant créé leurs propres partis.

L’autre camp, parlant de guerre civile, ne se démarque du premier que par le scénario. Tout en retenant la formule de passation du pouvoir à l’un des anciens dignitaires du paysage politique, ce camp prévoit une guerre sans merci entre les prétendants privilégiés, au point de mettre le pays en ébullition.
Et si finalement ces deux camps se trompaient ?

LE COUP QU’ON NE VOIT PAS VENIR

Ce que ces deux camps ont de commun, c’est le RÉFLEXE DU DOMINÉ, un conditionnement social qui les éloigne de toute perspective de changement. Par paresse intellectuelle ou par esprit de connivence, leur VISION est LIMITÉE aux VIEUX BOUCS POLITIQUES — traînant derrière eux des casseroles — auprès desquels ils veulent se positionner, dans le but évident de se faire une place au soleil.
Or, quelqu’un qui s’intéresse un temps soit peu aux mouvements sociaux, qui prête une oreille attentive aux BRUITS DE FOND ou qui se donne la peine d’engager une conversation soutenue sur l’alternance politique dans certains milieux, réalise que QUELQUE CHOSE D’INATTENDU — et de GRANDIOSE — peut se passer en 2012 au Mali…

Un TRAVAIL DE TERRAIN laisse entrevoir un SILENCIEUX ÉCŒUREMENT au niveau de différentes couches sociales qui n’attendent qu’une INITIATIVE FÉDÉRATRICE pour déclencher un MOUVEMENT DE MASSE qui changera le paysage politique malien de fond en comble. Ce MASSIF ÉCŒUREMENT se constate à bien de niveaux : chez des analphabètes ou des gens faiblement scolarisés qui triment à longueur de journée pour trouver leur pitance, chez une classe moyenne en mal de perspective, chez une certaine élite qui voit d’un très mauvais œil la CULTURE DE MÉDIOCRITÉ établie par les régimes Konaré et Touré. Et surtout chez une JEUNESSE LABORIEUSE, DIPLÔMÉE SANS EMPLOI STABLE, qui montre un inhabituel TEMPÉRAMENT RÉVOLUTIONNAIRE tranchant avec le larbinisme passif des mendiants sociopolitiques. Une jeunesse hardie— peinant pour survivre et fatiguée de voir des FILS À PAPA et des OPPORTUNISTES politiques les snober avec du BIEN MAL ACQUIS — qui, récemment, n’a pas hésité à envahir un ministère pour réclamer son complément de salaire pour des contrats à durée déterminée.

Une discussion avec ces laissés-pour-compte donne froid dans le dos. L’impatience et la colère qui les animent ne laissent aucun doute sur l’imminence d’une EXPLOSION SOCIALE dont ils seront les principaux acteurs. C’est une FORCE POLITIQUE qui couve et qu’on ne pourra pas facilement corrompre, parce qu’ayant déjà fait les frais de cette corruption et DÉSABUSÉE par les promesses électorales non tenues à leur égard. Tout ce que veulent ces jeunes, c’est un CHANGEMENT RADICAL qui les associera à la gestion des affaires publiques. Ils veulent DÉFAIRE la RACE DE RAPACES qu’ils ont contribué à mettre en place.

« TOUS LES VIEUX, DEHORS ! »

Le modèle de « PÈRE DE LA NATION », comme celui du « BON PÈRE DE FAMILLE » ont fait LONG FEU au Mali. Ni l’un ni l’autre n’a fait ses preuves. JAMAIS la sagesse dans la gestion des affaires publiques n’a été au rendez-vous avec les 3 derniers présidents. Et pour finir, la bravoure, elle aussi, a déserté l’espace politique, laissant le PAYS À LA MERCI DES ÉTRANGERS qui viennent piller ses richesses et détruire son écosystème, au vu et au su des jeunes qui se demandent finalement ce que c’est cette histoire de « père de la nation ».

Un père de la nation qui n’est jamais là quand il le faut, un père de la nation incapable de tenir tête aux BLANCS et aux ARABES, un père de la nation incapable de protéger sa famille contre les BRIGANDS et les TERRORISTES, un père de la nation qui se fait publiquement HUMILIER par ses pairs qui l’obligent à négocier le NON-NÉGOCIABLE, un père de la nation COMPLICE DES DÉPRÉDATEURS de son pays, un père de la nation qui ne répugne pas à DILAPIDER L’HÉRITAGE de ses enfants, un père de la nation aussi cupide que pusillanime, un père de la nation INCAPABLE DE STABILISER L’ÉCOLE, un père de la nation incapable de TROUVER DU TRAVAIL à ses enfants, un père de la nation incapable de NOURRIR et de SOIGNER sa famille, un père de la nation incapable de REGARDER SES ENFANTS DANS LES YEUX et de leur DIRE LA VÉRITE... En somme, un père de la nation dont on se passerait bien volontiers.

C’est cela l’ÉTAT D’ESPRIT qui anime la jeunesse hardie face au CUISANT ÉCHEC DES VIEUX POLITICARDS. Et, se dit-elle : « Puisque les vieux ont montré leurs limites, le PRIVILÈGE DE L’ÂGE ne saurait plus être un argument décisif. Pourquoi ne pas essayer avec UN JEUNE de notre génération avec lequel nous avons la MÊME VISION des choses. Après tout, les EXEMPLES RÉCENTS DE BON LEADERSHIP EN AFRIQUE se trouvent auprès de JEUNES PRÉSIDENTS comme THOMAS SANKARA et JERRY RAWLINGS, ayant apporté des CHANGEMENTS NOTABLES dans leurs pays respectifs. »

En dernier ressort, la question qui s’impose est fatalement : « Pourquoi ne pas foutre tous les VIEUX DEHORS ? » Et qui s’en plaindrait ? Qui se plaindrait qu’on jette PAR-DESSUS BORD, les SOUMAÏLA CISSÉ, IBK ET CONSORTS ? N’ont-ils pas fait leur temps ? Peuvent-ils seulement représenter l’AVENIR ?

(À SUIVRE)

MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com

lundi 5 avril 2010

ASPECTS DE LA MENDICITÉ SOCIOPOLITIQUE AU MALI

« LES PEUPLES MÉRITENT LEURS DIRIGEANTS », est une vieille vérité selon laquelle la grandeur ou la petitesse du leadership d’une nation donnée est à l’aune de l’envergure morale et mentale de ses masses populaires. Ainsi, la déchéance politique découle de la déchéance sociale. Autrement dit, la GANGRÈNE POLITIQUE pousse sur le FUMIER SOCIAL…

Le JEU POLITIQUE s’accommode des défaillances sociales pour avoir droit de cité. Et l’effritement des mœurs sociales est une brèche salutaire par laquelle s’infiltre le MARGOUILLAT POLITIQUE. Le Mali « démocratique » se débat dans les maremmes de cette inexorable LOI SOCIOPOLITIQUE, notamment à cause de sa soumission aux injonctions de l’Argent-Dieu. C’est si vrai que le corollaire politique du refrain social (mentionné dans le précédent article) est ainsi formulé: « TU NE FERAS POINT DE POLITIQUE AU MALI SI TU N’ES PAS SATURÉ D’ARGENT ! » UN LEIT-MOTIV qui a acquis force de loi, sous le label de « RÉALISME POLITIQUE » — dans un pays pourtant classé parmi les plus pauvres au monde! Ce NOUVEAU CONTRAT SOCIAL donne lieu à un véritable FESTIN PUBLIC où l’excès côtoie le néant, où le tragique le dispute au ridicule, en temps et lieu…

UN MARCHÉ DE MENDIANTS

Dans ce contexte où foisonnent les partis politiques  tous plus ou moins semblables par leurs objectifs, tenter de convaincre un électeur désabusé serait comme prêcher dans le désert. La misère morale généralisée — prenant prétexte de la pauvreté matérielle— s’avère une AUBAINE pour le politicien sans idéal, sans envergure, sans scrupules et sans programme social qui y voit son Eldorado électoral : le moyen tout rêvé pour lui d’ACHETER des ÉLECTEURS OCCASIONNELS qu’il ne pourrait avoir autrement.

La période électorale donne lieu à des scènes surréalistes de MENDICITÉ À DOUBLE SENS, avec le MENDIANT POLITIQUE (en quête de voix) s’en allant à la rencontre du MENDIANT SOCIAL (en quête d’aumône) qui l’aide à s’installer au pouvoir. Le paysage se mue en un LUPANAR À CIEL OUVERT où, en échange de broutilles (T-shirts, thé, sucre ou un billet de 5000, voire 1000 FCFA), le mendiant social s’en va s’acquitter de son devoir d’électeur vis-à-vis de son semblable politicard. Et une fois élu, celui-là l’oublie définitivement, avec la conscience tranquille de s’être acquitté de son contrat, en achetant son vote. « Il ne se sent pas obligé vis-à-vis de son électeur, puisqu’il l’a déjà payé. Et il a raison !», confie un ancien prétendant à la mairie…

Cet insolite commerce a commencé au Mali avec le parti politique ADEMA du président ALPHA OUMAR KONARÉ qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir un 2e mandat qui lui échappait. Entre autres extravagances, lui et son état-major n’ont pas hésité à dépouiller les familles et la jeunesse de leur restant d’honneur… Ce fléau a atteint son point culminant avec le règne du président AMADOU TOUMANI TOURÉ qui y a ajouté sa touche personnelle, avec cette formule devenue maintenant célèbre : « Au lieu de m’attaquer, viens me voir pour que je te nomme à un poste ! » (Sic)

LES MENDIANTS DE GROS CALIBRE

Ce troc prend d’autres dimensions en dehors de la période électorale, transformant la vie quotidienne en un théâtre où, à travers moult anecdotes, se produisent des mendiants de plus gros calibre. COURTISANS par définition, ils sont INTELLECTUELS ou HOMMES D’AFFAIRES. Rares sont les Maliens qui ne connaissent pas un ou plusieurs de ces MENDIANTS DE LUXE dans leur entourage. Parlant d’eux, un initié du milieu rapporte que chaque matin, « tous les petits et grands escrocs de la ville » se retrouvent sur la colline de Koulouba dans un grand salon du palais présidentiel (aménagé pour la circonstance), discutaillant entre eux, en attendant leur audience avec le Président ATT. Et après ce rituel quotidien, ils descendent en ville, s’adonnant au TRAFIC D’INFLUENCE, disant à qui veut l’entendre : « Je viens de chez le Président de ce pas », l’appelant familièrement par son prénom Amadou.

Cela constitue l’un des multiples procédés par lesquels se font leurs TRACTATIONS DIVERSES : acquisitions de marchés publics, de subventions, de postes alléchants, de terrains et de fortunes diverses. Et aussi pour obtenir l’IMPUNITĖ pour leurs multiples félonies. Cette RACE DE RAPACES, impliquée dans tous les coups foireux, est aussi associée au PROCESSUS de DEMANTÈLEMENT et D’ALIÉNATION du PATRIMOINE NATIONAL, au profit des entités étrangères. On en compte beaucoup dans la CLASSE POLITIQUE, d’où la QUASI-ABSENCE DE TOUTE OPPOSITION dans un régime supposément démocratique. Leur rôle consiste à ÉLUDER le DÉBAT SOCIAL, pourvu que leurs affaires personnelles roulent.

Bien conscient de cette CORRUPTION GÉNÉRALISÉE et ORGANISÉE par ses soins, le Président AMADOU TOUMANI TOURÉ — qui, en privé, a des propos méprisants à leur égard— voulait en tirer un BÉNÉFICE SUPPLÉMENTAIRE, en cherchant à briguer un TROISIÈME MANDAT. Galvanisé par le mauvais conseil de ces mendiants de luxe qui lui chantent à l’oreille qu’il est « le meilleur des hommes, dans le meilleur des mondes ». Jouant le jeu jusqu’au bout, il a même voulu SUBORNER LES DÉPUTÉS, avec une proposition de PROLONGATION DE LEUR MANDAT, sous le prétexte de faire coïncider les élections législatives avec l’élection présidentielle. C’est finalement le récent COUP D’ÉTAT AU NIGER qui a mis un FREIN à ce PROJET INSENSÉ …

LE PARADOXE

Ce mythe de POLITIQUE-PACTOLE, se voulant un « RÉALISME POLITIQUE » fondé sur les caisses électorales pleines, est d’autant plus DÉPLACÉ et PARADOXAL qu’il est professé dans un pays n’ayant AUCUNE TRADITION en la matière. Du premier président Modibo Keita à Amadou Toumani Touré, tous les chefs d’État du Mali sont de MODESTE EXTRACTION SOCIALE. Ils n’étaient point riches avant de faire la politique.
Venus au pouvoir par des voies plus ou moins miraculeuses, deux d’entre eux (Konaré et Touré) se sont fortement enrichis. Des DIGNITAIRES des régimes successifs eux-mêmes n’ont fait fortune qu’en faisant la politique. Ce n’est point l’argent qui les a menés au pouvoir. Et ce sont ces NOUVEAUX RICHES et leurs affidés qui érigent maintenant en LOI DIVINE cette forme de PROSTITUTION SOCIOPOLITIQUE. Ainsi, avec l’ARGENT DÉROBÉ au TRÉSOR PUBLIC ou obtenu par des MOYENS MAFIEUX, ces incurables MYOPES veulent davantage enfoncer le pays dans le gouffre, en le privant d’un LEADERSHIP ÉCLAIRÉ et DÉVOUÉ…

Qu’est-ce qui peut donc INVERSER cette TENDANCE et NOUS AFFRANCHIR de cette NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE ? Une question qui ne manquera pas d’alimenter nos réflexions et nos actions…

(À SUIVRE)

MF Kantéka

Pour vos commentaires et vos suggestions, vous pouvez m'écrire à mountaga40@hotmail.com

mardi 23 mars 2010

LES RAVAGES DE L’ARGENT-DIEU AU MALI

À l’instar des individus, les sociétés sont aussi sujettes à la folie. Folie collective ou la somme des folies individuelles, l’important réside dans ce mal palpable qui se manifeste par mille symptômes. S’agissant du MALI, un professionnel de la santé mentale fit ce DIAGNOSTIC sans appel: « Ce pays doit être soumis à une ÉVALUATION PSYCHIATRIQUE ».

On trouverait peu à redire à propos de cet IMPLACABLE CONSTAT. Les mœurs se sont à ce point effritées au Mali que celui qui le revisite, après une longue absence, se croirait dans un autre pays. Et l’exilé qui y revient aura le sentiment de vivre un deuxième exil dans sa terre natale. Parmi les manifestations de ce MAL SOCIAL, l’attrait de l’ARGENT occupe une place privilégiée. Le nouveau venu est très vite frappé par la récurrente référence au billet de banque dans tous les compartiments de la vie sociale. Dans les rapports de famille, d’amitié, de voisinage, de travail ou de simples circonstances, au détour d’une quelconque conversation jaillit fatalement le maître mot : l’argent. « Si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux pas faire ceci, si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux dire cela, sinon on te fera ceci, sinon on te dira cela, etc. », est devenu un refrain auquel n’échappe nulle oreille, aussi sourde soit-elle.

« NOTHING FOR NOTHING ! RIEN POUR RIEN ! » est aujourd’hui une réalité beaucoup plus malienne qu’américaine. Le problème est aussi présent chez les pauvres que chez les riches. On a parfois l’impression que les plus nantis sont aussi les plus atteints par le virus. Cette ÉPIDÉMIE à l’échelle nationale a comme corollaire la FAUSSETÉ qui entache les faits et gestes du Malien actuel…

UNE « NOBLESSE » EN TOTALE MUTATION

VALEUR RÉFÉRENTIELLE par excellence, l’aura de l’argent a totalement occulté tous les mythes de grandeur sur lesquels est bâtie cette société. Les légendaires « DIGNITÉ ET FIERTÉ MALIENNES » ne sont plus aujourd’hui qu’une vague réminiscence perdue dans quelque zone brumeuse de la mémoire collective. Les notions de « HONTE » et d’« HONNEUR » elles-mêmes ne s’apprécient plus que par rapport à l’argent. Ce n’est plus le fait de VOLER ou d’ESCROQUER qui sont causes de honte ou d’atteinte à l’honneur au Mali d’aujourd’hui. C’est plutôt le fait d’être privé d’argent qui est cause de honte et de manque d’honneur au Mali d’aujourd’hui. Quand on dit que « L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR », c’est une réalité encore plus vérifiable que jamais au Mali d’aujourd’hui.

L’artificielle et artificieuse stratification sociale en « NOBLES » et « GENS DE CASTE »— ne reposant sur AUCUNE RÉALITÉ HISTORIQUE ou SOCIOLOGIQUE— s’est piteusement effondrée face à cette nouvelle donne. Le PRÉTENDU « NOBLE » est bien plus VÉNAL aujourd’hui que le GRIOT DE CÉRÉMONIE qui, au fond, ne fait que pratiquer son métier, comme le fait une certaine catégorie de journalistes. (Cette question est plus amplement abordée dans mes ouvrages.)

UNE NOUVELLE RELIGION

Bien plus que le naturel reflexe du nécessiteux ou le pathologique vice du déviant, ce VIRULENT ACCЀS DE MERCANTILISME a quelque chose de profondément RELIGIEUX. Il fait penser à la vénération du VEAU D’OR par le peuple hébreu qu’évoque la MYTHOLOGIE BIBLIQUE. Sans exagérer, la MONNAIE D'ÉCHANGE, au Mali, fait véritablement office de DIVINITÉ dans les cœurs et dans les esprits. En dépit des sermons prodigués quotidiennement sur les ondes par les prêcheurs de la bonne parole ! Et de l’aveu même de certains de ces hommes de culte — qui, eux-mêmes ne sont pas épargnés par le mal —, bien de PRIЀRES cesseraient au Mali si elles n’étaient motivées par des PRÉOCCUPATIONS PÉCUNIAIRES.

Le CULTE DU BAKCHICH, au Mali, est le seul culte qui n’a besoin ni de sermons ni de prosélytisme pour engranger des fidèles. À brève échéance, prophétisent certains, il va falloir MONNAYER les SALUTATIONS D’USAGE, c'est-à-dire payer le citoyen malien pour qu’il réponde à ton « BONJOUR ! ». De plus fins observateurs vont jusqu’à faire la remarque qu’autrefois le PREMIER MOT que l’ENFANT malien prononçait était : « MAH ! MЀRE ! », et qu’aujourd’hui ce vocable sacré est remplacé par : « WARI ! L’ARGENT ! »…

Le mal, à vrai dire, n’est pas nouveau ! Il a simplement empiré en l’espace d’un TROP COURT LAPS DE TEMPS. Nouvelles réalités, nouvelles mœurs, le Malien, en plus de ses travers, est devenu aujourd’hui un CONSOMMATEUR PRIVILÉGIÉ du surplus du CAPITALISME SAUVAGE. Abonnés compulsifs des TÉLÉSÉRIES AMÉRICAINES, les Maliens, toutes catégories confondues, utilisent plus le TÉLÉPHONE CELLULAIRE que les Canadiens. Et quand on s’amuse à comparer les pouvoirs d’achats respectifs (du Canada et du Mali), on évalue toute l’ampleur de la démesure. Les RECETTES journalières des compagnies privées commercialisant au Mali les cartes de crédit téléphoniques(’’MALITEL’’ et ’’ORANGE’’ ) dépassent largement le budget national…
On pourrait épiloguer longtemps sur les causes exactes d’une telle déchéance. Toujours est-il que, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les politiciens maliens en ont fait leur ELDORADO ÉLECTORAL, comme nous le verrons dans le second volet…

À suivre

MF KANTÉKA

Vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.

mardi 9 mars 2010

QUI POURRA APPORTER LE CHANGEMENT AU MALI?

Quatre mois que je suis de retour au pays, j’en ai assez vu et assez entendu pour pouvoir dire, sans risquer de me tromper, que la réalité est bien plus accablante que les rumeurs diffuses qui nous parvenaient outre-Atlantique…
Elle est bien plus accablante que ce soleil de mars qui brûle le corps et la cervelle, et cette chaleur de géhenne qui étouffe l’âme, tuant toute velléité de réflexion ainsi que cette poussière rouge et cette fumée noire obstruant les voies respiratoires. Il s’agit bel et bien d’une BELLE BACCHANALE défiant tout entendement !

Parlant de Bamako, sa population a presque doublé en moins de dix ans, une DÉMOGRAPHIE GALOPANTE venant exacerber les problèmes déjà existants. Et l’une des constances de cette cité est que CHACUN Y VOIT MIDI À SA PORTE. Un EGOÏSME et un INDIVIDUALISME féroces dépassant de loin la caricature qu’on a l’habitude de faire du comportement de l’Occidental. Prenez comme exemple le comportement des Bamakois dans la CIRCULATION ROUTIЀRE, et vous touchez du doigt cette NÉVROSE COLLECTIVE. Cet article ne pourra pas contenir la liste de tous les domaines où se manifeste cette DÉVIANCE …

Vient s’ajouter à cet incivisme urbain le fait que le pays demeure encore un immense « NO MAN’S LAND où CHACUN VIENT VIDER SES ENTRAILLES » dans l’impunité la plus totale. Les ressortissants étrangers (occidentaux, asiatiques, africains) se comptant parmi des ESCROCS DE TOUS ACABITS (dealers, proxénètes, touristes sexuels, kidnappeurs d’enfants, bandits de grands chemins, miniers sans scrupules, coopérants véreux, contrefacteurs, etc.) y sont à l’aise comme le POISSON DANS UN AQUARIUM. Ceci pour dire que depuis belle lurette l’ÉTAT n’est qu’une ILLUSION dans ce pays. L’État y est inexistant comme la mer dans le désert…

LA CULTURE DU LAXISME, DE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET DE L’AUTOCRATIE

Dans les faits, l’État a disparu au Mali depuis le règne du GÉNÉRAL MOUSSA TRAORÉ, pour céder la place à une sorte de société où chacun est libre de faire ce qu’il veut, pourvu que son forfait n’entrave pas le pouvoir en place. Tant que les faits et gestes du Malien ne visent pas le Général, ils sont corrects. « FAITES CE QUE BON VOUS SEMBLE, MAIS NE TOUCHEZ PAS À MON POUVOIR ! » était le mot d’ordre tacite.
Le fonctionnaire malien, habitué alors à de longs mois de TRAVAIL SANS SALAIRE, n’avait d’autre alternative que de taxer les citoyens pour le moindre service administratif ou de se servir dans les caisses publiques. Le VOL et la CORRUPTION furent ainsi légalisés. C’est depuis cette époque que s’est insinué dans la conscience collective malienne l’adage : « RES PUBLICA, RES VILIS. CHOSE PUBLIQUE, CHOSE VILE. » Le MÉPRIS DE LA CHOSE PUBLIQUE et l’érection du SYSTЀME D dans son sens le plus vil. POLICIERS, MAGISTRATS, GENDARMES, DOUANIERS, ENSEIGNANTS, etc., sont devenus alors des LOUPS pour leurs congénères qu’ils sont censés protéger ou encadrer. La MORT DE LA RÉPUBLIQUE était ainsi consacrée. La mort de la République et le TRIOMPHE DE LA VILE AUTOCRATIE.

Et depuis, malgré les règnes successifs, rien n’a changé dans ce pays. Du général MOUSSA TRAORÉ au général AMADOU TOUMANI TOURÉ, le Mali est passé des mains d’un autocrate à un autre. D’un AUTOCRATE MILITAIRE à un autre, on a connu un intermède de dix ans avec l’AUTOCRATE CIVIL ALPHA OUMAR KONARÉ dont le règne, parsemé de discours aussi enflammés que trompeurs, soutenu par une REDOUTABLE MACHINE À INTRIGUES — le sinistre parti politique ADEMA —, a fait douter plus d’un de la pertinence d’un gouvernement civil. Et ce verbeux autocrate a tôt fait de redonner le pouvoir au problématique et énigmatique Général Amadou Toumani Touré, à la suite d’un MARCHÉ CLANDESTIN initié et avalisé par la France.

BLANC BONNET… OU JUS VERT

Du Général Moussa Traoré au Général Amadou Toumani Touré, en passant par le Professeur Alpha Oumar Konaré, c’est le MÊME RÉGIME qui continue, de façon aussi cynique qu’impitoyable. En dépit du NOUVEAU LABEL DÉMOCRATIQUE ! Amadou Toumani Touré et Alpha Oumar Konaré ne sont autres que des hommes du Général Moussa Traoré. Ils sont tous deux des FILS DE MOUSSA, ayant le MÊME ESPRIT et le MÊME SANG qui coule dans les veines. Le premier faisait partie de sa garde présidentielle et le second a été plusieurs années ministre dans ses gouvernements successifs. Sans Moussa, ni l’un, ni l’autre n’aurait existé politiquement. Ils l’ont trahi, non par « conviction démocratique » ni par « patriotisme », mais tout simplement par OPPORTUNISME POLITIQUE : « Pousse-toi, je prends ta place. »
MOUSSA, ALPHA OUMAR ou AMADOU TOUMANI, c’est BONNET BLANC, BLANC BONNET. Ou JUS VERT, VERT JUS. Tous pétris dans la MÊME BOUE. Tous ayant été à la même école. TOUS, ils ont TRAHI les promesses qu’ils ont faites en s’emparant du pouvoir de FAÇON ILLÉGITIME (que ce soit par COUP D’ÉTAT ou par ÉLECTIONS TRUQUÉES). TOUS, ils ont ALIÉNÉ leur pays, d’une quelconque manière. TOUS, ils ont FAIT FI de l’ÉDUCATION CIVIQUE DE LA JEUNESSE MALIENNE, voyant en cela une menace pour leur pouvoir. TOUS, ils ont fait du pouvoir un INSTRUMENT DE PROMOTION PERSONNELLE.
Et AUCUN D’EUX n’a fait de la LUTTE CONTRE LA CORRUPTION sa préoccupation, en dehors des discours creux et fallacieux. Soucieux plutôt de se faire un pactole le plus rapidement, ils ont laissé faire, parce que LA CORRUPTION LEUR PROFITE. Un bémol cependant : MOUSSA TRAORÉ fut certes l’initiateur de cet état d’esprit, par machiavélisme. Cependant, il ne s’est point enrichi sur le dos des Maliens. On s’en est rendu compte lors du procès « Crimes économiques » intenté contre lui. Peu porté sur les richesses matérielles et affublé d’un nationalisme aussi factice que stérile, il trouvait plus de jouissance dans l’humiliation des chefs de famille et la béate autosatisfaction d’être le seul et unique macho du pays…

Fermons ce volet sur la PARENTÉ POLITIQUE des trois protagonistes en rappelant que ce n’est sans doute pas un hasard si le Général déchu, Moussa Traoré, malgré tous les crimes et le sang qu’il a sur la conscience, se la coule douce aujourd’hui dans une retraite paisible, faisant profession de marabout. On dit même que tous les ans, le Général Amadou Toumani Touré lui apporte dans sa retraite dorée le mouton pour la Tabaski… Il ne lui reste plus qu’à passer la main à son gendre CHEICK MODIBO DIARRA (l’astronaute de la NASA) qui s’est « subitement » découvert des ambitions politiques. Et nous nous retrouverons avec un TROISIЀME FILS DE MOUSSA TRAORÉ AU POUVOIR. Avec à la clé PLUS D’UN DEMI-SIЀCLE DE « RЀGNE MOUSSA ». Le Mali n’aura alors plus rien à envier au Gabon des Bongo…

LE TEMPS DE LA RUPTURE

De 1968 à 2010, cela fait 42 ANS que le Mali traîne sur une mer houleuse en véritable NAVIRE FANTÔME, exposé aux pillages des pirates du monde entier et de ses propres matelots. QUARANTE DEUX ANS DE NAUFRAGE, 42 ANS SANS ÉTAT, 42 ANS DE RЀGNE DU MÊME CLAN POLITIQUE, c’est ASSEZ !

La RÉVOLUTION DE MARS 1991 est restée LETTRE MORTE. Les NOUVEAUX DÉMOCRATES qui n’ont pas su profiter du règne d’Alpha Oumar Konaré se sont tous rattrapés avec celui d’Amadou Toumani Touré, faisant bon ménage avec leur ennemi de naguère, l’ADEMA, se partageant allègrement le GRAND GÂTEAU PUBLIC, avec les NÉO-COLONS. Si bien que l’on assiste à un RЀGNE SANS OPPOSITION (hormis peut-être le SADI de monsieur OUMAR MARIKO). Avec la MENACE d’assister à la MÊME TRAGI-COMÉDIE en 2012…
J’en reviens à ma question initiale: QUI POURRA APPORTER LE CHANGEMENT AU MALI ? Une question aux multiples tranchants qui ÉGORGERA plus d’un prétendant à la succession d’Amadou Toumani Touré. Une question aux multiples rebondissements qui trouvera réponses dans une série de DOSSIERS plus ou moins EXPLOSIFS qui seront publiés sur ce blog. Et MALHEUR à l’OGRE qui se fera ÉPINGLER…
(À suivre)
NB : vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.

MF KANTÉKA

vendredi 26 février 2010

UN OTAGE FRANÇAIS ECHANGE CONTRE QUATRE TERRORISTES : UN SCANDALE QUI ENTERRERA DEFINITIVEMENT LE PRESIDENT MALIEN ATT

Encore une fois les faits viennent confirmer ce que, depuis des lustres, nous n’avons jamais cessé de clamer aux quatre vents. D’abord, la DESESPERANTE INCOMPETENCE du chef d’Etat malien, monsieur AMADOU TOUMANI TOURE alias ATT (venu au pouvoir ex nihilo, à la faveur d’une conjonction de malheurs successifs ayant affligé le pays). Ensuite, l’INSOUTENABLE ARROGANCE de l’ETERNEL PETIT COLON FRANÇAIS qui, décidément, a besoin d’une sérieuse claque pour se retirer définitivement de l’Afrique et des affaires africaines.

L’abdication du président ATT devant la France, en plus de raviver en nous le sentiment d’humiliation de l’éternel colonisé, vient asséner à l’INCONSCIENT COLLECTIF MALIEN un coup bien plus ravageur qu’une bombe qui tombe sur le pays et le met sens dessous dessus. Cet acte irresponsable et pusillanime, d’un rare opprobre, vient tout simplement enlever aux Maliens leur dernière illusion sur une HYPOTHETIQUE SOUVERAINETE NATIONALE. Et leur rappeler qu’ils sont voués à être d’ETERNELS ESCLAVES DU LEUCODERME (qu’il soit arabe basané ou visage pâle de l’Occident)…

DEUX POIDS, DEUX MESURES

En cédant à la déplorable demande du LUGUBRE ministre français BERNARD KOUCHNER et en acceptant d’échanger quatre prisonniers terroristes contre un seul et unique français (Pierre Camatte), le président malien ATT ne fait pas seulement échec à la sacro-sainte règle de « NE JAMAIS CEDER AU CHANTAGE DES TERRORISTES » qui prévaut en France comme ailleurs – dans tout pays qui se respecte. Il saborde aussi les efforts d’une UNIFICATION AFRICAINE en dédaignant la requête d’extradition de ses voisins de la Mauritanie et de l’Algérie – pays dont sont respectivement issus les terroristes en question – qui, outrés par l’affront, ont purement et simplement décidé de rappeler leurs ambassadeurs respectifs. Il bafoue aussi le SYSTEME JUDICIAIRE MALIEN, en organisant tous azimuts un SIMULACRE DE PROCES (tenu incognito au petit matin) visant à absoudre les précieux prisonniers.

Si encore l’otage à échanger était un Malien ! Mais, non, c’est un Français. Et c’est à ce niveau qu’on touche du doigt le point le plus sensible, car le geste du président malien conforte à jamais la regrettable NEVROSE OCCIDENTALE, un NOMBRILISME PUANT– vil produit d’un RACISME ATAVIQUE ET RAMPANT–, poussant sans cesse le PETIT BLANC de l’Occident à se croire sorti des cuisses de Jupiter et à penser que sa misérable vie est bien supérieure et bien plus précieuse que celle de n’importe quelle créature du bon Dieu ou de la bonne Déesse. Ainsi, la sauvegarde de la vie d’un membre de cette « SUPER RACE » doit valoir tous les sacrifices, toutes les injustices et toutes les entorses aux règles universelles qui, du reste, ne sont faites qu’à l’aune de ses mesquins et médiocres besoins. Ainsi, dans le moindre incident impliquant un visage pâle et le fils d’une autre « race », la balance des faveurs doit toujours s’incliner du coté de la BLANCHEUR CADAVERIQUE. Quel drame alors !
Et c’est cette INSOUTENABLE ET INFAME LOGIQUE de DEUX POIDS, DEUX MESURES que le fantoche président malien vient de cautionner devant Dieu et les Hommes, la conscience tranquille…

LE RETOUR DU BOOMERANG

Rien n’arrive sans cause et rien ne se fait sans conséquence. Il est vrai que le fantoche président malien ne pouvait s’offrir le luxe de rejeter les injonctions de ses maitres français qui l’ont mis à la « majestueuse » place qu’il occupe aujourd’hui. C’est un secret de polichinelle, il n’a jamais été l’émanation d’une volonté populaire malienne, pas plus qu’il n’a été l’instigateur du fameux coup d’Etat de mars 1991 qu’on lui attribue. Comme il n’a cédé le pouvoir aux civils de son plein gré…

Donc, refuser d’accéder à l’infâme exigence de la France (et sa troupe de Francs-maçons), c’est pour lui un ACTE SUICIDAIRE. Ce serait comme signer un DECRET DE COUP D’ETAT contre lui-même. En un mot, s’exposer au TERRORISME FRANÇAIS— le plus grand de tous les terrorismes (avec celui des Etats-Unis)…

Le président ATT croit donc s’en tirer à bon compte en pariant sur la France qui lui a si bien enseigné à la petite école l’inoubliable cantique « Nos ancêtres, les Gaulois ! ». Ce qu’il ne sait pas, et qu’il ne comprendra jamais— parce que c’est au dessus de son entendement—, c’est qu’UN PEUPLE MORDU EN VAUT CENT. Un peuple bafoué par son chef est capable des pires retournements de situation. Il ira devant bombes et canons pour se reconnaître ou se refaire une identité. Et la France n’y pourra pas grand-chose, puisque la France elle-même, pays en pleine décomposition, n’a jamais été aussi invulnérable qu’elle veut bien le faire croire. Elle a déjà PERDU DES GUERRES qu’elle était supposée gagner mille fois, notamment contre l’ALGERIE et le VIETNAM…
En réalité, la France comme les Etats-Unis ne gagnent presque jamais de guerres, pourvu qu’on leur oppose du cœur et de la détermination… Il faut entendre par « guerres », la GUERRE IDENTITAIRE aussi…

C’est pourquoi — NOUS LE PREDISONS — le président malien ATT, qu’il ait agi par lâcheté, par opportunisme ou par réalisme, peu importe, vient — paradoxalement — de signer sa FIN. Parce que pour lui, le RETOUR DU BOOMERANG sera terrible. La France ne le sauvera pas du courroux des FORCES INVISIBLES du Mali. Il quittera le pouvoir par la PETITE PORTE…

PS : Pas besoin de nous tendre un TRAQUENARD ou de nous faire ASSASSINER (comme on a enlevé ou assassiné d’autres), parce que cela ne changera rien à la PREDICTION.

MF KANTEKA

vendredi 19 février 2010

LE COUP D’ETAT AU NIGER : UN SIGNAL FORT POUR LE PRESIDENT MALIEN ATT

Quand le samedi 2 janvier dernier, j’affichai sur ce blog l’article intitulé ’’LE PRESIDENT ATT SE RISQUERAIT-IL A BRIGUER UN 3E MANDAT ? ’’, on a envoyé une espionne de l’Etat chez ma mère pour lui dire que j’insulte les chefs sur internet et pour essayer de lui soutirer des renseignements sur mes éventuels « complices » (ils voulaient savoir si je suis soutenu par des étrangers dans le but de déstabiliser le régime ATT).
Bien évidemment, j’eus droit à toutes sortes d’injures de la part de ma mère, une analphabète en proie au culte du chef. Mes tentatives d’explication furent comme des bouteilles lancées à la mer. Ma propre mère, totalement emportée, alla jusqu’à me taxer d’être « jaloux du président ATT » et me jeta à la figure : « ATT a fait des études pour être président » (sic). Heureusement que le ridicule ne tue pas…

LA REVANCHE UN MOIS ET DEMI APRES

Ce n’est qu’hier (jeudi 18 février 2010) que le ciel m’offrit ma revanche. En effet, quand j’ai avisé ma mère du coup d’Etat perpétré sur Mamadou Tandia au Niger, elle ouvrit de grands yeux alarmés. Je lui ai dit : « C’est parce que le pouvoir lui est monté à la tête, qu’il en fait les frais aujourd’hui. S’il s’était contenté des 2 mandats constitutionnels, il se serait retiré dans la paix. Et si ATT veut faire la même chose que lui, il lui arrivera le même incident. Et même pire. C’est cela que je disais dans l’article pour lequel on t’a envoyé une espionne.»
Il n’en fallut pas plus à ma maternelle pour acquiescer et renchérir : « ATT est même à son 3e mandat, si l’on compte la période de la transition, après son coup d’Etat contre Moussa Traoré (en mars 1991). Il devrait effectivement avoir la sagesse de se retirer, après son actuel mandat. » Comme quoi un seul fait parle plus haut que mille raisonnements. Là où mes tentatives d’explications ont échoué, le fait d’arme a triomphé. Un fait d’arme qui met de l’eau dans mon moulin à raisonnements. Un fait d’arme qui résonne comme le marteau de Thor. Comme le maillet du Juge Suprême.

L’ANECDOTE QUI EN DIT LONG

L’ironie du sort emprunte souvent des chemins insoupçonnés. Ce que ni ma mère, ni ceux qui lui ont envoyé l’espionne ne savent pas, c’est l’anecdote suivante : j’ai affiché ce fameux article du samedi 2 janvier à la suite d’une vive discussion avec un bonhomme qui affirmait que l’Afrique est repartie pour les longs règnes dictatoriaux, sous le couvert de la démocratie. Et en guise d’exemple, il me cita le cas du président… Tandia du Niger qui était parti pour un 3 e mandat, voire plus. Et il concluait que le Malien ATT allait bientôt lui emboîter le pas, dans l’indifférence générale…
Eh bien, pour faire économie des menus détails de cette douloureuse conversation, quelle est la morale qui en découle? C’est bien simple, nous disons à ATT qu’il fasse donc comme Tandia ! Et il finira comme Tandia ! Et il dormira là où Tandia dort aujourd’hui ! Et il ruminera les ténébreuses idées que Tandia rumine aujourd’hui ! A bon entendeur, salut ! « Errare human est, sed persaevere diabolicum. L’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. » Et la FRANC-MAÇONNERIE n’y peut rien ! Ni le fait qu’ATT soit un militaire…

MF Kantéka

samedi 13 février 2010

TROUBLANTES QUESTIONS SUR LA RENTREE LITTERAIRE MALIENNE ET L'ATTRIBUTION DES PRIX

Voici le contenu d'un courriel adressé aux fondateurs du FONDS DES PRIX LITTÉRAIRES DU MALI qui en dit long sur l'atmosphère qui imprègne ce milieu. Est-ce le début d'une grande saga? A vous d'en juger:

***

La 2e édition de la rentrée littéraire malienne a généré beaucoup de mécontentement se ramenant à ces questions s'adressant essentiellement aux fondateurs du FONDS DES PRIX LITTÉRAIRES DU MALI qui sont: Tierno Monénembo, Ismael Samba Traoré, Aida Mady Diallo et Ibrahima Aya.
Des questions d'une exceptionnelle gravité relatives aux conditions dans lesquelles se sont déroulés les événements lors de la dernière édition de la rentrée littéraire du Mali. En effet, dans un souci de transparence, nous leur demandons:

1- Peut-on avoir accès à la liste de tous les livres ayant participé aux différents concours littéraires?

2- Peut-on avoir accès à la liste des noms des jurés des différents concours?

3- Peut-on avoir un rapport détaillé des critères d'attribution des prix?

4- Peut-on avoir accès à la liste des livres nominés avant la proclamation définitive des lauréats?

5- Pourquoi n'y a-t-il pas eu de prix livré pour le PREMIER ROMAN comme annoncé?

6- Cela a -t-il un rapport avec la première édition lors duquel le prix Massa Makan Diabaté n'avait pas trouvé de récipiendaire? Pourquoi?

7- Pourquoi monsieur Ntchi Idriss Mariko, un membre du jury, s'est cru autorisé de mentionner lors de la remise du prix Massan Diabaté (de cette 2e édition) un critère relatif à la tradition orale, alors que ce n'est pas expressément mentionné dans les documents officiels?

8-Comment se fait-il que lors des 2 éditions, le prix Yambo Ouologuem (le plus élevé) est toujours attribué à un ressortissant étranger? Est-ce vraiment un hasard?

9-Pourquoi monsieur TIERNO MONEMEMBO est à la fois fondateur du FONDS et membre du jury? N'y a t-il pas CONFLIT D'INTÉRÊTS?

10- Et d'ailleurs pourquoi ce monsieur (qui n'est pas un Malien) est si impliqué dans dans un fonds destiné à la littérature malienne?

11- Quel est le montant exact des fonds alloués à l'événement? Combien a-t-on réellement dépensé? Peut-on avoir accès aux factures?

12- Pourquoi les personnes invitées à faire des communications lors des débats n'ont-elles pas été payées? N'y a-t-il pas un budget prévu pour cela?

Nous attendons des réponses à ces 12 questions ou groupes de questions, avant de publier ce que nous savons sur l'affaire. J'invite ceux qui ont des informations pertinentes à m'écrire à cette adresse: mountaga40@hotmail.com

Mountaga Fané Kantéka:
juriste, écrivain-poète et journaliste d'Investigation