vendredi 26 février 2010

UN OTAGE FRANÇAIS ECHANGE CONTRE QUATRE TERRORISTES : UN SCANDALE QUI ENTERRERA DEFINITIVEMENT LE PRESIDENT MALIEN ATT

Encore une fois les faits viennent confirmer ce que, depuis des lustres, nous n’avons jamais cessé de clamer aux quatre vents. D’abord, la DESESPERANTE INCOMPETENCE du chef d’Etat malien, monsieur AMADOU TOUMANI TOURE alias ATT (venu au pouvoir ex nihilo, à la faveur d’une conjonction de malheurs successifs ayant affligé le pays). Ensuite, l’INSOUTENABLE ARROGANCE de l’ETERNEL PETIT COLON FRANÇAIS qui, décidément, a besoin d’une sérieuse claque pour se retirer définitivement de l’Afrique et des affaires africaines.

L’abdication du président ATT devant la France, en plus de raviver en nous le sentiment d’humiliation de l’éternel colonisé, vient asséner à l’INCONSCIENT COLLECTIF MALIEN un coup bien plus ravageur qu’une bombe qui tombe sur le pays et le met sens dessous dessus. Cet acte irresponsable et pusillanime, d’un rare opprobre, vient tout simplement enlever aux Maliens leur dernière illusion sur une HYPOTHETIQUE SOUVERAINETE NATIONALE. Et leur rappeler qu’ils sont voués à être d’ETERNELS ESCLAVES DU LEUCODERME (qu’il soit arabe basané ou visage pâle de l’Occident)…

DEUX POIDS, DEUX MESURES

En cédant à la déplorable demande du LUGUBRE ministre français BERNARD KOUCHNER et en acceptant d’échanger quatre prisonniers terroristes contre un seul et unique français (Pierre Camatte), le président malien ATT ne fait pas seulement échec à la sacro-sainte règle de « NE JAMAIS CEDER AU CHANTAGE DES TERRORISTES » qui prévaut en France comme ailleurs – dans tout pays qui se respecte. Il saborde aussi les efforts d’une UNIFICATION AFRICAINE en dédaignant la requête d’extradition de ses voisins de la Mauritanie et de l’Algérie – pays dont sont respectivement issus les terroristes en question – qui, outrés par l’affront, ont purement et simplement décidé de rappeler leurs ambassadeurs respectifs. Il bafoue aussi le SYSTEME JUDICIAIRE MALIEN, en organisant tous azimuts un SIMULACRE DE PROCES (tenu incognito au petit matin) visant à absoudre les précieux prisonniers.

Si encore l’otage à échanger était un Malien ! Mais, non, c’est un Français. Et c’est à ce niveau qu’on touche du doigt le point le plus sensible, car le geste du président malien conforte à jamais la regrettable NEVROSE OCCIDENTALE, un NOMBRILISME PUANT– vil produit d’un RACISME ATAVIQUE ET RAMPANT–, poussant sans cesse le PETIT BLANC de l’Occident à se croire sorti des cuisses de Jupiter et à penser que sa misérable vie est bien supérieure et bien plus précieuse que celle de n’importe quelle créature du bon Dieu ou de la bonne Déesse. Ainsi, la sauvegarde de la vie d’un membre de cette « SUPER RACE » doit valoir tous les sacrifices, toutes les injustices et toutes les entorses aux règles universelles qui, du reste, ne sont faites qu’à l’aune de ses mesquins et médiocres besoins. Ainsi, dans le moindre incident impliquant un visage pâle et le fils d’une autre « race », la balance des faveurs doit toujours s’incliner du coté de la BLANCHEUR CADAVERIQUE. Quel drame alors !
Et c’est cette INSOUTENABLE ET INFAME LOGIQUE de DEUX POIDS, DEUX MESURES que le fantoche président malien vient de cautionner devant Dieu et les Hommes, la conscience tranquille…

LE RETOUR DU BOOMERANG

Rien n’arrive sans cause et rien ne se fait sans conséquence. Il est vrai que le fantoche président malien ne pouvait s’offrir le luxe de rejeter les injonctions de ses maitres français qui l’ont mis à la « majestueuse » place qu’il occupe aujourd’hui. C’est un secret de polichinelle, il n’a jamais été l’émanation d’une volonté populaire malienne, pas plus qu’il n’a été l’instigateur du fameux coup d’Etat de mars 1991 qu’on lui attribue. Comme il n’a cédé le pouvoir aux civils de son plein gré…

Donc, refuser d’accéder à l’infâme exigence de la France (et sa troupe de Francs-maçons), c’est pour lui un ACTE SUICIDAIRE. Ce serait comme signer un DECRET DE COUP D’ETAT contre lui-même. En un mot, s’exposer au TERRORISME FRANÇAIS— le plus grand de tous les terrorismes (avec celui des Etats-Unis)…

Le président ATT croit donc s’en tirer à bon compte en pariant sur la France qui lui a si bien enseigné à la petite école l’inoubliable cantique « Nos ancêtres, les Gaulois ! ». Ce qu’il ne sait pas, et qu’il ne comprendra jamais— parce que c’est au dessus de son entendement—, c’est qu’UN PEUPLE MORDU EN VAUT CENT. Un peuple bafoué par son chef est capable des pires retournements de situation. Il ira devant bombes et canons pour se reconnaître ou se refaire une identité. Et la France n’y pourra pas grand-chose, puisque la France elle-même, pays en pleine décomposition, n’a jamais été aussi invulnérable qu’elle veut bien le faire croire. Elle a déjà PERDU DES GUERRES qu’elle était supposée gagner mille fois, notamment contre l’ALGERIE et le VIETNAM…
En réalité, la France comme les Etats-Unis ne gagnent presque jamais de guerres, pourvu qu’on leur oppose du cœur et de la détermination… Il faut entendre par « guerres », la GUERRE IDENTITAIRE aussi…

C’est pourquoi — NOUS LE PREDISONS — le président malien ATT, qu’il ait agi par lâcheté, par opportunisme ou par réalisme, peu importe, vient — paradoxalement — de signer sa FIN. Parce que pour lui, le RETOUR DU BOOMERANG sera terrible. La France ne le sauvera pas du courroux des FORCES INVISIBLES du Mali. Il quittera le pouvoir par la PETITE PORTE…

PS : Pas besoin de nous tendre un TRAQUENARD ou de nous faire ASSASSINER (comme on a enlevé ou assassiné d’autres), parce que cela ne changera rien à la PREDICTION.

MF KANTEKA

vendredi 19 février 2010

LE COUP D’ETAT AU NIGER : UN SIGNAL FORT POUR LE PRESIDENT MALIEN ATT

Quand le samedi 2 janvier dernier, j’affichai sur ce blog l’article intitulé ’’LE PRESIDENT ATT SE RISQUERAIT-IL A BRIGUER UN 3E MANDAT ? ’’, on a envoyé une espionne de l’Etat chez ma mère pour lui dire que j’insulte les chefs sur internet et pour essayer de lui soutirer des renseignements sur mes éventuels « complices » (ils voulaient savoir si je suis soutenu par des étrangers dans le but de déstabiliser le régime ATT).
Bien évidemment, j’eus droit à toutes sortes d’injures de la part de ma mère, une analphabète en proie au culte du chef. Mes tentatives d’explication furent comme des bouteilles lancées à la mer. Ma propre mère, totalement emportée, alla jusqu’à me taxer d’être « jaloux du président ATT » et me jeta à la figure : « ATT a fait des études pour être président » (sic). Heureusement que le ridicule ne tue pas…

LA REVANCHE UN MOIS ET DEMI APRES

Ce n’est qu’hier (jeudi 18 février 2010) que le ciel m’offrit ma revanche. En effet, quand j’ai avisé ma mère du coup d’Etat perpétré sur Mamadou Tandia au Niger, elle ouvrit de grands yeux alarmés. Je lui ai dit : « C’est parce que le pouvoir lui est monté à la tête, qu’il en fait les frais aujourd’hui. S’il s’était contenté des 2 mandats constitutionnels, il se serait retiré dans la paix. Et si ATT veut faire la même chose que lui, il lui arrivera le même incident. Et même pire. C’est cela que je disais dans l’article pour lequel on t’a envoyé une espionne.»
Il n’en fallut pas plus à ma maternelle pour acquiescer et renchérir : « ATT est même à son 3e mandat, si l’on compte la période de la transition, après son coup d’Etat contre Moussa Traoré (en mars 1991). Il devrait effectivement avoir la sagesse de se retirer, après son actuel mandat. » Comme quoi un seul fait parle plus haut que mille raisonnements. Là où mes tentatives d’explications ont échoué, le fait d’arme a triomphé. Un fait d’arme qui met de l’eau dans mon moulin à raisonnements. Un fait d’arme qui résonne comme le marteau de Thor. Comme le maillet du Juge Suprême.

L’ANECDOTE QUI EN DIT LONG

L’ironie du sort emprunte souvent des chemins insoupçonnés. Ce que ni ma mère, ni ceux qui lui ont envoyé l’espionne ne savent pas, c’est l’anecdote suivante : j’ai affiché ce fameux article du samedi 2 janvier à la suite d’une vive discussion avec un bonhomme qui affirmait que l’Afrique est repartie pour les longs règnes dictatoriaux, sous le couvert de la démocratie. Et en guise d’exemple, il me cita le cas du président… Tandia du Niger qui était parti pour un 3 e mandat, voire plus. Et il concluait que le Malien ATT allait bientôt lui emboîter le pas, dans l’indifférence générale…
Eh bien, pour faire économie des menus détails de cette douloureuse conversation, quelle est la morale qui en découle? C’est bien simple, nous disons à ATT qu’il fasse donc comme Tandia ! Et il finira comme Tandia ! Et il dormira là où Tandia dort aujourd’hui ! Et il ruminera les ténébreuses idées que Tandia rumine aujourd’hui ! A bon entendeur, salut ! « Errare human est, sed persaevere diabolicum. L’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. » Et la FRANC-MAÇONNERIE n’y peut rien ! Ni le fait qu’ATT soit un militaire…

MF Kantéka

samedi 13 février 2010

TROUBLANTES QUESTIONS SUR LA RENTREE LITTERAIRE MALIENNE ET L'ATTRIBUTION DES PRIX

Voici le contenu d'un courriel adressé aux fondateurs du FONDS DES PRIX LITTÉRAIRES DU MALI qui en dit long sur l'atmosphère qui imprègne ce milieu. Est-ce le début d'une grande saga? A vous d'en juger:

***

La 2e édition de la rentrée littéraire malienne a généré beaucoup de mécontentement se ramenant à ces questions s'adressant essentiellement aux fondateurs du FONDS DES PRIX LITTÉRAIRES DU MALI qui sont: Tierno Monénembo, Ismael Samba Traoré, Aida Mady Diallo et Ibrahima Aya.
Des questions d'une exceptionnelle gravité relatives aux conditions dans lesquelles se sont déroulés les événements lors de la dernière édition de la rentrée littéraire du Mali. En effet, dans un souci de transparence, nous leur demandons:

1- Peut-on avoir accès à la liste de tous les livres ayant participé aux différents concours littéraires?

2- Peut-on avoir accès à la liste des noms des jurés des différents concours?

3- Peut-on avoir un rapport détaillé des critères d'attribution des prix?

4- Peut-on avoir accès à la liste des livres nominés avant la proclamation définitive des lauréats?

5- Pourquoi n'y a-t-il pas eu de prix livré pour le PREMIER ROMAN comme annoncé?

6- Cela a -t-il un rapport avec la première édition lors duquel le prix Massa Makan Diabaté n'avait pas trouvé de récipiendaire? Pourquoi?

7- Pourquoi monsieur Ntchi Idriss Mariko, un membre du jury, s'est cru autorisé de mentionner lors de la remise du prix Massan Diabaté (de cette 2e édition) un critère relatif à la tradition orale, alors que ce n'est pas expressément mentionné dans les documents officiels?

8-Comment se fait-il que lors des 2 éditions, le prix Yambo Ouologuem (le plus élevé) est toujours attribué à un ressortissant étranger? Est-ce vraiment un hasard?

9-Pourquoi monsieur TIERNO MONEMEMBO est à la fois fondateur du FONDS et membre du jury? N'y a t-il pas CONFLIT D'INTÉRÊTS?

10- Et d'ailleurs pourquoi ce monsieur (qui n'est pas un Malien) est si impliqué dans dans un fonds destiné à la littérature malienne?

11- Quel est le montant exact des fonds alloués à l'événement? Combien a-t-on réellement dépensé? Peut-on avoir accès aux factures?

12- Pourquoi les personnes invitées à faire des communications lors des débats n'ont-elles pas été payées? N'y a-t-il pas un budget prévu pour cela?

Nous attendons des réponses à ces 12 questions ou groupes de questions, avant de publier ce que nous savons sur l'affaire. J'invite ceux qui ont des informations pertinentes à m'écrire à cette adresse: mountaga40@hotmail.com

Mountaga Fané Kantéka:
juriste, écrivain-poète et journaliste d'Investigation

vendredi 15 janvier 2010

BAMAKO ENVAHI PAR LES FRANCS-MAÇONS

Je savais depuis toujours jusqu’où l’opportunisme et la cupidité peuvent pousser mes compatriotes. Je savais aussi que la SECTE MAÇONNIQUE avait ses tentacules dans le pays, ainsi que l’appartenance du président AMADOU TOUMANI TOURE à ce cercle ésotérique. Je soupçonnais aussi certains proches d’en faire partie.

Malgré toutes ces certitudes et ces soupçons, j’ai été tout de même frappé par l’emprise qu’a cette ORGANISATION SATANIQUE sur la ville de Bamako. C’est le cas de le dire, la capitale du Mali est la proie d’une véritable INVASION MAÇONNIQUE. Le souffle putride de cette secte infeste le paysage urbain par la présence du GRAND SERPENT MAÇONNIQUE sur les monuments (notamment la TOUR D’AFRIQUE), dans les décorations internes, dans les cellulaires, et aussi la présence de l’Œil MAÇONNIQUE dans des places publiques comme des discothèques, sur la carte de visite de certains cabinets d’avocats, en forme de médaillon au cou de certains personnages influents du pays…

Bref, l’ARROGANCE MAÇONNIQUE à Bamako ne s’embarrasse même plus du luxe de la discrétion. Non contente d’avoir pris possession du milieu des affaires et de celui de la politique, la PIEUVRE MAÇONNIQUE a maintenant infiltré les MEDIAS et tente de faire main basse sur le MONDE DE L’EDITION. Je reviendrai plus tard sur cet aspect qui me préoccupe particulièrement et ne manquerai pas de donner des exemples et des noms, preuves à l’appui…

RÉAGIR OU PÉRIR

Qui dit Franc-maçonnerie dit INTRIGUES, COMPLOTS, VIOLENCE, AFFAIRISME, CORRUPTION, IMPUNITE, etc. Inutile de rappeler tous les dégâts occasionnés par les Frères maçons dans les pays sous leur férule. L’exemple de la FRANCE est assez éloquent. Ce pays, naguère réputé par son respect des valeurs républicaines et des Droits de l’homme, a tôt fait de sombrer dans la classe des Républiques bananières, notamment à cause de son assujettissement aux DERIVES MAÇONNIQUES.
Quid du Mali, un pays qui n’a jamais été un exemple de sainteté en matière de droits humains ? S’il faut que le PERIL MAÇONNIQUE vienne s’ajouter aux injustices sociales déjà existantes, la situation est plus qu’alarmante. Or, l’histoire récente démontre assez bien le danger d’une insurrection populaire dans ce pays. Les événements du 26 MARS 1991 hantent encore les souvenirs…

Pour éviter de tels débordements, une réaction bien réfléchie pour neutraliser la pieuvre maçonnique serait la bienvenue. Mais que faire dans l’immédiat ? J’attends les suggestions de mes lecteurs.
Si entretemps, vous apprenez qu’il m’est arrivé une quelconque mésaventure, ne cherchez pas loin. Les FRERES MAÇONS sont les PREMIERS SUSPECTS. A commencer par la TÊTE DU SERPENT : LE PRESIDENT EN PERSONNE.

MF KANTEKA

samedi 2 janvier 2010

LE PRESIDENT ATT SE RISQUERAIT-IL A BRIGUER UN 3E MANDAT?

J'ai surpris dans le discours de l'an du Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) l'affirmation selon laquelle il prendrait bientôt l'initiative d'une révision de la Constitution.

Pas besoin d'être un politologue pour le voir venir avec ses gros sabots. C'est clair,ce potentat veut tripatouiller la Loi fondamentale du pays dans le but évident de s'accrocher aux délices du pouvoir. Une forme de coup d'Etat qui rappelle son << élection >> lors du premier mandat...

Les Maliens doivent donc être très vigilents. Il ne faut pas laisser ce monsieur s'enraciner à Koulouba, au risque de voir surgir un autre 26 mars dans ce pays. Quand le militaire goûte au pouvoir, il ne veut plus le lâcher. Pire que cela, il a tendance à croire que ce privilège lui revient de droit. Et quand on sait le parcours politique du militaire en question, quand on sait toutes les intrigues ourdies par lui pour se hisser au sommet, on ne s'étonnera pas de son entêtement à vouloir s'arc-bouter au trône. Au prix du sang, s'il le faut...

Militaire ou pas, quand le pouvoir monte à la tête d'un homme, il a tôt fait de se muer en véritable ogre. Fasse le ciel que les Maliens réagissent vite. Affaire à suivre...

MF Kantéka

mercredi 23 décembre 2009

REGARD << EXTERIEUR >> SUR LA LITTERATURE MALIENNE

NB: Cet article m'a été demandé à l'occasion de la 2ème édition de la Rentrée littéraire du Mali (prévue du 9 au 12 février 2010)et a été publié dans le quotidien malien L'Essor de ce mercredi 23 décembre 09. Cependant, à ma grande surprise, la personne chargée de transmettre l'article au journal a modifié légèrement une partie de son contenu, croyant bien faire. C'est pourquoi, j'ai jugé nécessaire de publier la version originale sur ce blog.

***

Cet article qu’on m’a demandé d’écrire sur le vif n’est qu’un bref survol de tout ce que je pourrais dire en la matière…

Fraîchement débarqué du Québec (après 9 ans d’exil) où j’ai publié mon premier livre (le premier tome de la saga historique ’’ Odyssées noires’’) à la fois en tant qu’auteur et éditeur, je suis encore surpris de constater que la littérature en est encore au stade du balbutiement au Mali.
Juste une anecdote pour l’illustrer. Il y a une dizaine de jours, mon ami Toumani Diabaté (le joueur de Kora) m’a entraîné au Centre International de Conférence de Bamako pour un colloque sur la << culture >>. Il s’agissait en l’occurrence d’un débat sur l’utilisation de fonds de coopération accordés aux artistes maliens. Et à mon grand étonnement, on parlait de tout sauf de la littérature. J’en étais à me demander si l’on considère encore au Mali la littérature comme un vecteur digne de bénéficier des mêmes privilèges que les autres arts (notamment ceux relatifs à l’oralité) quand l’écrivain-poète Boubacar Belco Diallo vint au secours de mes pensées. En réagissant vigoureusement pour corriger ce lamentable oubli dans lequel végètent les artistes de la plume maliens.

SEMER ET RĖCOLTER

Cette anecdote pose bien la problématique de la production littéraire au Mali (littérature écrite). Parce que loin d’être une question de talents, ce milieu est bien au contraire une véritable industrie qui a beaucoup de retombées. C’est un domaine où il faut investir pour espérer en tirer des profits aussi bien culturels que matériels. Investir dans les lettres demande notamment d’investir dans les talents, c'est-à-dire créer des conditions propices à la création littéraire. Cela va du recrutement des talents (à partir déjà des petites classes) à l’octroi de bourses, à la création des espaces de rencontres, des résidences d’écriture, etc. Qu’on ne nous serve surtout pas la sempiternelle rengaine selon laquelle << le pays n’a pas les moyens >>. Parce que c’est une dérobade de plus…

Par ailleurs, c’est indispensable de créer un cadre juridique sécuritaire pour protéger les jeunes talents contre cette forme d’étouffement que peuvent être le plagiat et la contrefaçon par des personnes plus connues (pas forcément plus douées) usant de trafic d’influence. Combien de talents meurent-ils dans l'anonymat, parce qu'ils ont été dévorés par des requins d'eaux troubles?

PUISER DANS LE PASSĖ POUR NOURRIR LE PRĖSENT

Mis à part ces aspects susmentionnés, la littérature est aussi une question de contenu. Tout le monde s’entend pour dire que le Mali est un << pays de culture >>. Et c’est loin d’être faux. C’est si vrai que le chercheur que je suis se demande s’il arrivera à restituer un jour toutes les découvertes qu’il a faites sur l’histoire occultée de l’Empire du Mali. Une histoire occultée par la Tradition orale, prise en otage par les griots de la vieille garde.

Ceci pour dire que la littérature écrite malienne est loin de refléter l’inestimable richesse tapie dans la tradition orale qui ne demande qu’à être décodée pour livrer à la postérité un vécu intense qui dépasse de loin le folklore qu’on nous sert aujourd’hui, notamment à propos de la légende de "Soundjata" (Son-Djata).

Combien de lecteurs savent que le livre "Mémoire de porc-épic" signé par Alain Mabanckou (prix Renaudot) est une contrefaçon d’un pan caché de l’histoire mandingue ? Une contrefaçon faite à partir du livre "Odyssées noires". Cet acte de grand banditisme littéraire a d’ailleurs donné lieu à une poursuite judiciaire qui traîne encore devant le Tribunal de Grande instance désireux de l’étouffer, pour des raisons politiques…
C’est pour dire que la littérature de demain se fera autour du vécu historique africain qu’on commence seulement à extirper de la légende. L’Occident a épuisé son monologue et n’a plus rien à dire. Il est obligé de se rabattre sur la littérature africaine, en cherchant tant bien que mal à la contrefaire et/ou en ayant recours à des Nègres de service qu'il cherche à rehausser au détriment d'authentiques écrivains africains( voir mon article "Les Nègres de service de la littérature coloniale : De Senghor à Mabanckou", publié sur www.kanteka.blogspot.com).

METTRE DES HOMMES DE CULTURE AUX POSTES STRATÉGIQUES

Il ne fait guère de doute que les problèmes ainsi posés revêtent un caractère plus ou moins politique, pour la simple raison que les solutions proposées ne peuvent se réaliser que dans le cadre d’une énergique action gouvernementale. Autrement dit, une volonté politique non équivoque de donner à la Littérature malienne ses lettres de noblesse. Et l’une des meilleures façons d’afficher cette volonté est de nommer un ministre de la culture taillé pour la situation. Je dois préciser ici que je ne vise personne en particulier, mais la manière dont les choses devraient se faire dans le meilleur des mondes.

Ce choix doit se faire en dehors de tout calcul partisan ou de tout marchandage politicard. Cela va de soi qu’un ministre qui doit répondre aux attentes des hommes de culture doit lui-même être issu du milieu qu’il est censé représenter. Sinon, comment peut-il même comprendre les besoins de ceux-ci? Le slogan << l’homme qu’il faut à la place qu’il faut >> n’est jamais aussi pertinent qu’en matière de culture. Et ce choix ne devrait pas se limiter au seul ministère de la culture, mais à tous les postes de décisions s’occupant du volet culturel…

MF KANTEKA

mardi 15 décembre 2009

MON BLOG ENFIN LIBRE...

Chers amis lecteurs, par vos actions combinées, je retrouve enfin mon blog et ma liberté d'expression. Je me rappelle vous avoir adressé ce courriel:

<< Depuis que j'ai affiché mon dernier article, " RETOUR AU BERCAIL", et manifesté ma volonté de lancer le journal " NOUVELLES DU MALI", j' ai constaté qu'on a saboté mon blog auquel je n'ai plus accès pour afficher mes articles. On a aussi vandalisé mes boites de courriels où je ne reçois plus de courriels provenant de mes contacts. Mieux que cela, on est allé jusqu'à effacer des documents importants s'y trouvant. Auparavant, on m' avait même envoyé un message de menace me disant de leur livrer mon mot de passe sans quoi ils vont supprimer mon compte e-mail.

<< Je voudrais savoir de qui cela provient. Il est fort à parier que les autorités maliennes y soient impliquées. Parce que le régime du Président ATT (Amadou Toumani Touré), contre toute apparence, est une dictature sournoise s'appuyant sur une corruption rampante, ponctuée d'enlèvements de journalistes... C'est un régime d'obédience maçonnique qui n'a pas la conscience tranquille et qui voit d'un très mauvais œil le journal d'enquête que je compte mettre sur pied.

<< Je les avertis donc: s'il m'arrive quoi que ce soit, le Président ATT devrait en répondre personnellement au niveau des instances internationales.

Chers amis, je vous serais reconnaissant d'afficher ce courriel sur un site afin que tout le monde soit témoin.>>

Depuis, j'ai effectué d'autres démarches notamment au niveau de l'ambassade du Canada au Mali, pour signaler cette méthode de persécution à la malienne. Les choses sont rentrées (provisoirement?) dans l'ordre.

Ce qui est sûr, je vous donne rendez-vous très prochainement pour des articles de choc sur la gigantesque imposture qui règne au Mali, sous le couvert de la << démocratie >>. Je serai sans aucune complaisance.

MF KANTEKA