Une fois n’est pas coutume, j’aborde aujourd’hui sur ce blog un sujet que je réserve habituellement aux magazines spécialisés, notamment le QUÉBEC SOCCER.
C’est d’abord parce que j’ai promis à des JEUNES MALIENS FRUSTRÉS, par l’inacceptable défaite du Ghana contre l’Uruguay, d’en toucher un mot. Et aussi parce que cette MÉSAVENTURE SPORTIVE qui arrive au Ghana devient un PROBLÈME AFRICAIN. Et il revêt un ASPECT IDÉOLOGIQUE qui dépasse le cadre sportif : le REFUS GLOBAL AFRICAIN d’être l’éternel dindon de la farce— l’ÉTERNEL SPOLIÉ, le SEMPITERNEL MAUDIT…
POURQUOI SIFFLER UN PENALTY AU LIEU D’ACCORDER LE BUT?
Je ne m’attarderai pas sur les deux penalties que le Ghana a eus en première mi-temps que l’arbitre a royalement ignorés. Tout comme il a ignoré d’ailleurs un penalty uruguayen (pour compenser son iniquité). Ce qui est inacceptable, c’est la dernière action de jeu qui a vu le Ghana, si près du paradis, basculer dans l’ENFER LE PLUS BLANC (comme le fer chauffé à blanc). Sur cette action, le coup de tête victorieux du Ghanéen a été frauduleusement stoppé par la MAIN de l’Uruguayen SOUAREZ qui, pour ce geste hautement antisportif, devrait être BANNI DU FOOTBALL….
Il est évident que c’est un BUT, parce que la balle a franchi la ligne. De toutes façons, franchie ou pas la ligne, rien n’empêchait l’arbitre d’accorder le but. Puisque sans la maudite main de Souarez, le ballon allait droit au filet.
Si l’arbitre avait accordé le but, personne n’aurait trouvé à redire. Et c’était la meilleure sanction contre le PERFIDE SOUAREZ. Au lieu de quoi, l’arbitre l’a carrément TRANSFORMÉ EN HÉROS-SAUVEUR de son pays, en transformant ses larmes de crocodile en rire d’hyène quand le malheureux Gyan Assamoha manqua son tir au but.
Accorder un penalty au lieu du but est une ASTUCE très subtile de ce PROBLÉMATIQUE ARBITRE BLANC. Parce qu’un PENALTY, c’est la CHOSE LA PLUS FACILE À… RATER. Surtout dans la DERNIÈRE SECONDE de jeu. Imaginez un peu la PRESSION ! Si l’intention de l’arbitre était de favoriser l’Uruguay, il a bien reçu son coup. Un VRAI COUP DE MAÎTRE !
QUESTION : POURQUOI ce sont TOUJOURS DES ARBITRES BLANCS qu’on choisit pour DIRIGER des matches opposant une ÉQUIPE AFRICAINE à une ÉQUIPE DE BLANCS ?
TRISTE RAPPEL
La mésaventure ghanéenne vient confirmer ce que j’avais, onze mois plus tôt, dit sur les ondes de RADIO CANADA, lors d’une interview téléphonique avec Frédéric Lord qui me demandait si l’Afrique avait une CHANCE DE GAGNER enfin une COUPE DU MONDE (organisée pour la première fois sur son sol).
Je lui avais répondu qu’il y a déjà longtemps que l’Afrique aurait dû gagner une coupe du monde, n’eût-été le BRIGANDAGE ARBITRAL (et aussi les DÉFAILLANCES DES ENTRAÎNEURS BLANCS engagés par les pays africains). Pour exemple, j’avais cité le cas du CAMEROUN EN 1982 EN ITALIE où un SUPERBE BUT de ROGER MILLA avait été REFUSÉ par l’arbitre dans un match contre l’Italie. Un magnifique but qui, s’il avait été accordé, éliminerait l’Italie de la compétition. Au lieu de quoi, cette bienheureuse Italie finit par remporter ce trophée.
Il y eut aussi la mésaventure de 1990 de ce même Cameroun qui, en l’espace de 8 minutes, a perdu contre l’ANGLETERRE un match (dans lequel il menait largement au score), tout simplement parce que son ENTRAÎNEUR RUSSE ne communiquait pas avec les joueurs, pour leur donner des consignes. Il y eut également le cas , en 1994, du NIGÉRIA (alors meilleure équipe du monde tant au niveau de la qualité que de la quantité des joueurs) qui s’inclina devant une piteuse équipe d’Italie— réduite à dix de surcroit. Une NIGÉRIA, elle aussi victime de son ENTRAÎNEUR NÉERLANDAIS, CLEMENS WESTERHOF, plus soucieux de ses intérêts d’agent (de joueurs nigérians qu’il favorisait au détriment d’autres) que de l’honneur du pays qui l’employait à coups de millions. Ce VÉREUX TECHNICIEN BLANC a purement et simplement sacrifié ce grand pays de football africain…
J’avais finalement conclu cette interview avec ce constat : « Le fait que cette coupe du monde soit organisée en Afrique, mettra peut-être les équipes africaines à l’abri des bavures arbitrales. Parce qu’il y a une LOI NON DITE dans le football qui veut que le PAYS ORGANISATEUR soit FAVORISÉ PAR L’ARBITRAGE. »
Hélas, JE ME SUIS PLANTÉ ! Cette LOI NON DITE NE S’APPLIQUE PAS POUR L’AFRIQUE. Ainsi en a décidé la MAFIA qui régente le football international. La MAIN DE L’HOMME BLANC a encore FRUSTRÉ l’Afrique et les Africains dans une compétition organisée en TERRE AFRICAINE.
Mais, croyez-le ou non, le jour n’est pas loin où les Africains se débarrasseront définitivement de ces RELENTS DE COMPLEXE D’INFÉRIORITÉ vis-à-vis du Blanc et se feront traiter de façon égalitaire. Entretemps, il leur faut d’abord se débarrasser des Techniciens blancs…
MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
dimanche 4 juillet 2010
mardi 15 juin 2010
*** NAUFRAGE FAMILIAL ET SOCIAL AU NOM DU DROIT D’AÎNESSE
« La MAISON DE LA DISCORDE a beau grandir, elle finira un jour en RUINES », enseigne un proverbe malien, chanté par les griots et inspiré de faits historiques ayant marqué l'INCONSCIENT COLLECTIF du pays… Aujourd’hui, cette réalité familiale n’est pas simplement due à la polygamie, mais aussi à l’œuvre dévastatrice du FILS AÎNÉ issu d’une FAMILLE MONOGAMIQUE.
Le FILS AÎNÉ, s’installant à la tête de la famille au prix du parricide symbolique, a un PROJET BIEN ARRÊTÉ qui prend forme au fil du temps. Et dont les HORREURS sont évaluées de façon bien tardive. Parce qu’il TROMPE TOUT LE MONDE. Aussi bien sa famille que son entourage social…
C’est un HOMME MASQUÉ qui, au début de sa carrière, se colle une image qui est aux antipodes de sa vraie personnalité. HOMME SANS FOI NI LOI et OPPORTUNISTE ROMPU, il commence par se rendre indispensable dans son entourage social et aussi dans sa famille, réduisant son père à la mendicité auprès de lui. Si bien que tout passe par lui. Ensuite, il fait miroiter à ses frères et sœurs, encore jeunes, des bénéfices futurs de sa gestion du patrimoine familial. Sereins face à l’avenir, ces derniers ont tôt fait de déchanter, car, venu l’âge d’être associés à la gestion du bien familial, ils se voient systématiquement écartés par le MACHIAVÉLIQUE FRÈRE AÎNÉ qui trouvera toujours un GRIEF FICTIF contre eux. Par finir, il leur dira clairement : « Cette ENTREPRISE est à MOI, parce qu’à tel moment c’est moi qui ai fait ceci ou cela pour la préserver ! C’est MON NOM qui figure sur tel ou tel papier! »
Une fois cette étape franchie, il s’enhardit davantage et commet l’impensable, en installant SON PROPRE FILS AÎNÉ à côté de lui, dans le but évident de lui succéder. Foulant ainsi toutes les règles de la société, il annonce ainsi à ses frères et sœurs spoliés cette sinistre nouvelle: « Moi, je suis tranquille maintenant ! Ma relève est assurée »
Méconnaissant le DROIT SUCCESSORAL, il ne sait pas qu’IL NE PEUT PAS TRANSMETTRE CE QUI NE LUI APPARTIENT PAS… « NUL NE DONNE CE QU’IL N’A PAS », comme le dit si bien l’adage juridique. Parce que tout ce qu’il a entrepris ou obtenu au nom de l’entreprise familiale, c’est en QUALITÉ DE MANDATAIRE et non de propriétaire, et l’IMAGE SOCIALE qu’il s’est donnée, les PLAISIRS INDÉCENTS et ÉGOÏSTES qu’il s’est accordés et le PATRIMOINE PERSONNEL qu’il s’est constitué, c’est à la faveur de ce PRIVILÈGE DE MANDATAIRE. Lui-même, en tant que personnalité, n’existe que grâce à ce PRIVILÈGE FAMILIAL. Et c’est lui qui doit tout à ses frères et sœurs au nom de la loi. Et du MANQUE À GAGNER qu’il leur a causé. ll est en réalité coupable d’ABUS DE BIENS FAMILIAUX. Et même de VOL D’HÉRITAGE PAR ANTICIPATION. Et ce ne sont pas des PAPIERS TRAFIQUÉS qui font le poids devant des FAITS ÉVIDENTS dont les témoins sont encore vivants…
ÉCERVELÉ et ÉGOCENTRIQUE, il ne se préoccupe pas de la SITUATION EXPLOSIVE qu’il crée, en mêlant ses enfants à sa félonie... MAUVAIS GESTIONNAIRE, MAUVAIS FILS, MAUVAIS FRÈRE, MAUVAIS MARI et MAUVAIS PÈRE, ce troublant personnage transforme tout son entourage en CADAVRES AMBULANTS, du fait d’une NÉVROSE relevant d’incidents de sa petite enfance (dont son père est en partie responsable). Des incidents fâcheux et refoulés qui le poursuivent, faisant de lui un REVANCHARD et un individu d’une VIOLENCE INOUÏE qui s’aggrave avec le temps. Une situation relevant de la PSYCHOPATHOLOGIE…
INTRIGUES, VIOLENCES ET DISPERSION
Installé dans l’IMPOSTURE et dans l’INCOHÉRENCE, le fils aîné usurpateur n’est pas un homme tranquille. Il est dans la situation d’un PUTSCHISTE qui sait que tôt ou tard, il partira comme il est venu : par l’ÉPÉE. Il essaie donc de prendre les devants, semant TERREUR et DIVISION dans la famille. Tour à tour, il usera de VIOLENCE et de MALICE pour retarder l’inévitable échéance.
Ses VIOLENCES se manifestent sous diverses formes, allant du verbal au physique. Au début, on les attribue au droit de correction qui lui revient en sa qualité d’aîné. Mais très vite, on se rend compte qu’il y a un problème quand il en vient à INSULTER LE PÈRE de son cadet, à lancer un OBJET CONTONDANT contre lui ou à lui assener un COUP DE TÊTE, devant le patriarche qui, en larmes, le supplie. Très vite la situation s’aggrave quand il commence à se manifester avec du COUTEAU, menaçant ses frères et sœurs avec. Des fois, le patriarche, dépassé par les faits, s’enfuit du pays, sous prétexte d’affaires. En lui laissant le champ totalement libre. Et c’est l’ESCALADE. Un jour, on le voit brandir en pleine famille, un REVOLVER, proférant cette menace : « Celui qui me contrariera sait à quoi s’attendre! » Et cette arme, il la trimballera désormais avec lui nuit et jour, comme pour se défendre. Alors que c’est lui le danger— l’AGRESSEUR…
Dans une famille nombreuse, il se trouve un ou deux individus qui lui inspirent une PEUR IRRATIONNELLE, parce qu’il sait que ces derniers ne sont pas impressionnables, et que ceux-ci ont un ASCENDANT PSYCHOLOGIQUE sur lui, du fait de leur FORTE PERSONNALITÉ et/ou de leur PRÉDISPOSITION INTELLECTUELLE. Ce sont eux qui deviennent sa CIBLE de prédilection. Il les provoquera sans cesse en vue de les entraîner dans un PIÈGE MEURTRIER. Parce qu’il veut les SUPPRIMER PHYSIQUEMENT. En désespoir de cause, il recourt à la malice. Il s’emploiera à CONTRARIER tous leurs PROJETS D’AUTONOMIE, en refusant le soutien matériel auquel ils ont droit, en allant en cachette les CALOMNIER auprès de leurs amis, leurs employeurs ou à répandre sur eux des RUMEURS DIFFAMATOIRES pour les discréditer. Il s’essaiera par tous les moyens de faire de leur vie un échec…
Il ne leur pardonne pas de lui être INTRINSÈQUEMENT SUPÉRIEURS et de bénéficier de l’admiration et l’amour de leurs parents. Parce que, POSSESSIF et NOMBRILISTE, dans son imaginaire névrotique, il se voit comme le seul enfant légitime de son père et de sa mère. Par moments, des PROPOS INCESTUEUX lui échappent sous forme de jurons : « Si je ne fais pas ceci, que je couche derrière ma mère » (sic).
À cours d’imagination, il utilise la politique « DIVISER POUR MIEUX SÉVIR » en s’alliant avec les MAILLONS FAIBLES DE LA FAMILLE qu’il soudoie, en profitant de leur cupidité et /ou de leur précarité matérielle qu’il a sciemment créée. Il fera par exemple miroiter à des frères de son engeance la possibilité de faire main basse sur la MAISON FAMILIALE, pour la transformer en LUCRATIF LIEU DE VILLÉGIATURE destiné aux touristes blancs. Ceci donne alors lieu à des COMPLOTS DE FAMILLE contre les RÉFRACTAIRES ENFANTS VALEUREUX qui, faute d’avoir été physiquement supprimés, sont souvent CONTRAINTS À L’EXIL, privant le pays de PRÉCIEUSES RESSOURCES HUMAINES…
UN PHÉNOMÈNE SOCIAL ÉRIGÉ EN TABOU
Parmi les GRANDS CRIMES IMPUNIS dans la société malienne, ceux commis au nom du droit d’aînesse sont légion. C’est pourtant un sujet qu’on évoque rarement. Et la bouche qui l’effleure se heurte à ces FINS DE NON-RECEVOIR: « Les problèmes de famille doivent rester dans la famille. » ou encore: « C’est un problème qui existe dans toutes les familles ! »
La société encourage ainsi ce phénomène en l’entourant de la muraille du TABOU. Parce qu’en réalité c’est un problème qui, au-delà de l’apparence, touche un POINT NÉVRALGIQUE de l’Inconscient collectif. Il plonge dans les arcanes mêmes de l’HISTOIRE de l’EMPIRE DU MALI marquée par le PARRICIDE et le FRATRICIDE pour des QUESTIONS D’HÉRITAGE. Une histoire que la société malienne n’est pas encore prête d’accepter, préférant se contenter de la légende…
Quoi qu’il en soit, ces crimes familiaux affectent directement la société. D’abord en poussant de valeureux enfants à l’EXIL. Ensuite en chamboulant les valeurs référentielles de la société. Des ENFANTS, issus d’un UNIVERS AUSSI NÉVROTIQUE, à quelques exceptions près, ne deviennent PAS NORMAUX. Ils auront tendance à imiter l’aîné. « Quand la tête va mal, le reste du corps en pâtit ». Les INÉGALITÉS SOCIALES puisent aussi leur source dans les inégalités familiales. C’est le MODÈLE FAMILIAL qu’on reproduit sur le plan social. Des sociologues ont démontré qu’ON GOUVERNE SON PAYS COMME ON DIRIGE SA FAMILLE. Évidemment, les gouvernants sont le produit d’une société qui commence par la famille. Le CULTE DU CHEF (politique) trouve son corollaire dans le CULTE DE L’AÎNÉ (de la famille).
C’est au nom de cette troublante réalité que des CRIMES passibles de poursuites judiciaires, sont ÉTOUFFÉS au nom d’un INSENSÉ TABOU, associé à la CORRUPTION DE L’APPAREIL JUDICIAIRE et les COMPLICITÉS POLITIQUES. Le frère aîné, agresseur de ses frères et sœurs, déborde inévitablement du cadre familial pour s’en prendre à de tierces personnes. Parce qu’avec le temps, son masque tombe et sa vraie nature fait surface. Dans toute son horreur. Une ENQUÊTE serait souhaitable pour évaluer l’ampleur d’un tel désastre. Je reviendrai certainement sur cette question…
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
Le FILS AÎNÉ, s’installant à la tête de la famille au prix du parricide symbolique, a un PROJET BIEN ARRÊTÉ qui prend forme au fil du temps. Et dont les HORREURS sont évaluées de façon bien tardive. Parce qu’il TROMPE TOUT LE MONDE. Aussi bien sa famille que son entourage social…
C’est un HOMME MASQUÉ qui, au début de sa carrière, se colle une image qui est aux antipodes de sa vraie personnalité. HOMME SANS FOI NI LOI et OPPORTUNISTE ROMPU, il commence par se rendre indispensable dans son entourage social et aussi dans sa famille, réduisant son père à la mendicité auprès de lui. Si bien que tout passe par lui. Ensuite, il fait miroiter à ses frères et sœurs, encore jeunes, des bénéfices futurs de sa gestion du patrimoine familial. Sereins face à l’avenir, ces derniers ont tôt fait de déchanter, car, venu l’âge d’être associés à la gestion du bien familial, ils se voient systématiquement écartés par le MACHIAVÉLIQUE FRÈRE AÎNÉ qui trouvera toujours un GRIEF FICTIF contre eux. Par finir, il leur dira clairement : « Cette ENTREPRISE est à MOI, parce qu’à tel moment c’est moi qui ai fait ceci ou cela pour la préserver ! C’est MON NOM qui figure sur tel ou tel papier! »
Une fois cette étape franchie, il s’enhardit davantage et commet l’impensable, en installant SON PROPRE FILS AÎNÉ à côté de lui, dans le but évident de lui succéder. Foulant ainsi toutes les règles de la société, il annonce ainsi à ses frères et sœurs spoliés cette sinistre nouvelle: « Moi, je suis tranquille maintenant ! Ma relève est assurée »
Méconnaissant le DROIT SUCCESSORAL, il ne sait pas qu’IL NE PEUT PAS TRANSMETTRE CE QUI NE LUI APPARTIENT PAS… « NUL NE DONNE CE QU’IL N’A PAS », comme le dit si bien l’adage juridique. Parce que tout ce qu’il a entrepris ou obtenu au nom de l’entreprise familiale, c’est en QUALITÉ DE MANDATAIRE et non de propriétaire, et l’IMAGE SOCIALE qu’il s’est donnée, les PLAISIRS INDÉCENTS et ÉGOÏSTES qu’il s’est accordés et le PATRIMOINE PERSONNEL qu’il s’est constitué, c’est à la faveur de ce PRIVILÈGE DE MANDATAIRE. Lui-même, en tant que personnalité, n’existe que grâce à ce PRIVILÈGE FAMILIAL. Et c’est lui qui doit tout à ses frères et sœurs au nom de la loi. Et du MANQUE À GAGNER qu’il leur a causé. ll est en réalité coupable d’ABUS DE BIENS FAMILIAUX. Et même de VOL D’HÉRITAGE PAR ANTICIPATION. Et ce ne sont pas des PAPIERS TRAFIQUÉS qui font le poids devant des FAITS ÉVIDENTS dont les témoins sont encore vivants…
ÉCERVELÉ et ÉGOCENTRIQUE, il ne se préoccupe pas de la SITUATION EXPLOSIVE qu’il crée, en mêlant ses enfants à sa félonie... MAUVAIS GESTIONNAIRE, MAUVAIS FILS, MAUVAIS FRÈRE, MAUVAIS MARI et MAUVAIS PÈRE, ce troublant personnage transforme tout son entourage en CADAVRES AMBULANTS, du fait d’une NÉVROSE relevant d’incidents de sa petite enfance (dont son père est en partie responsable). Des incidents fâcheux et refoulés qui le poursuivent, faisant de lui un REVANCHARD et un individu d’une VIOLENCE INOUÏE qui s’aggrave avec le temps. Une situation relevant de la PSYCHOPATHOLOGIE…
INTRIGUES, VIOLENCES ET DISPERSION
Installé dans l’IMPOSTURE et dans l’INCOHÉRENCE, le fils aîné usurpateur n’est pas un homme tranquille. Il est dans la situation d’un PUTSCHISTE qui sait que tôt ou tard, il partira comme il est venu : par l’ÉPÉE. Il essaie donc de prendre les devants, semant TERREUR et DIVISION dans la famille. Tour à tour, il usera de VIOLENCE et de MALICE pour retarder l’inévitable échéance.
Ses VIOLENCES se manifestent sous diverses formes, allant du verbal au physique. Au début, on les attribue au droit de correction qui lui revient en sa qualité d’aîné. Mais très vite, on se rend compte qu’il y a un problème quand il en vient à INSULTER LE PÈRE de son cadet, à lancer un OBJET CONTONDANT contre lui ou à lui assener un COUP DE TÊTE, devant le patriarche qui, en larmes, le supplie. Très vite la situation s’aggrave quand il commence à se manifester avec du COUTEAU, menaçant ses frères et sœurs avec. Des fois, le patriarche, dépassé par les faits, s’enfuit du pays, sous prétexte d’affaires. En lui laissant le champ totalement libre. Et c’est l’ESCALADE. Un jour, on le voit brandir en pleine famille, un REVOLVER, proférant cette menace : « Celui qui me contrariera sait à quoi s’attendre! » Et cette arme, il la trimballera désormais avec lui nuit et jour, comme pour se défendre. Alors que c’est lui le danger— l’AGRESSEUR…
Dans une famille nombreuse, il se trouve un ou deux individus qui lui inspirent une PEUR IRRATIONNELLE, parce qu’il sait que ces derniers ne sont pas impressionnables, et que ceux-ci ont un ASCENDANT PSYCHOLOGIQUE sur lui, du fait de leur FORTE PERSONNALITÉ et/ou de leur PRÉDISPOSITION INTELLECTUELLE. Ce sont eux qui deviennent sa CIBLE de prédilection. Il les provoquera sans cesse en vue de les entraîner dans un PIÈGE MEURTRIER. Parce qu’il veut les SUPPRIMER PHYSIQUEMENT. En désespoir de cause, il recourt à la malice. Il s’emploiera à CONTRARIER tous leurs PROJETS D’AUTONOMIE, en refusant le soutien matériel auquel ils ont droit, en allant en cachette les CALOMNIER auprès de leurs amis, leurs employeurs ou à répandre sur eux des RUMEURS DIFFAMATOIRES pour les discréditer. Il s’essaiera par tous les moyens de faire de leur vie un échec…
Il ne leur pardonne pas de lui être INTRINSÈQUEMENT SUPÉRIEURS et de bénéficier de l’admiration et l’amour de leurs parents. Parce que, POSSESSIF et NOMBRILISTE, dans son imaginaire névrotique, il se voit comme le seul enfant légitime de son père et de sa mère. Par moments, des PROPOS INCESTUEUX lui échappent sous forme de jurons : « Si je ne fais pas ceci, que je couche derrière ma mère » (sic).
À cours d’imagination, il utilise la politique « DIVISER POUR MIEUX SÉVIR » en s’alliant avec les MAILLONS FAIBLES DE LA FAMILLE qu’il soudoie, en profitant de leur cupidité et /ou de leur précarité matérielle qu’il a sciemment créée. Il fera par exemple miroiter à des frères de son engeance la possibilité de faire main basse sur la MAISON FAMILIALE, pour la transformer en LUCRATIF LIEU DE VILLÉGIATURE destiné aux touristes blancs. Ceci donne alors lieu à des COMPLOTS DE FAMILLE contre les RÉFRACTAIRES ENFANTS VALEUREUX qui, faute d’avoir été physiquement supprimés, sont souvent CONTRAINTS À L’EXIL, privant le pays de PRÉCIEUSES RESSOURCES HUMAINES…
UN PHÉNOMÈNE SOCIAL ÉRIGÉ EN TABOU
Parmi les GRANDS CRIMES IMPUNIS dans la société malienne, ceux commis au nom du droit d’aînesse sont légion. C’est pourtant un sujet qu’on évoque rarement. Et la bouche qui l’effleure se heurte à ces FINS DE NON-RECEVOIR: « Les problèmes de famille doivent rester dans la famille. » ou encore: « C’est un problème qui existe dans toutes les familles ! »
La société encourage ainsi ce phénomène en l’entourant de la muraille du TABOU. Parce qu’en réalité c’est un problème qui, au-delà de l’apparence, touche un POINT NÉVRALGIQUE de l’Inconscient collectif. Il plonge dans les arcanes mêmes de l’HISTOIRE de l’EMPIRE DU MALI marquée par le PARRICIDE et le FRATRICIDE pour des QUESTIONS D’HÉRITAGE. Une histoire que la société malienne n’est pas encore prête d’accepter, préférant se contenter de la légende…
Quoi qu’il en soit, ces crimes familiaux affectent directement la société. D’abord en poussant de valeureux enfants à l’EXIL. Ensuite en chamboulant les valeurs référentielles de la société. Des ENFANTS, issus d’un UNIVERS AUSSI NÉVROTIQUE, à quelques exceptions près, ne deviennent PAS NORMAUX. Ils auront tendance à imiter l’aîné. « Quand la tête va mal, le reste du corps en pâtit ». Les INÉGALITÉS SOCIALES puisent aussi leur source dans les inégalités familiales. C’est le MODÈLE FAMILIAL qu’on reproduit sur le plan social. Des sociologues ont démontré qu’ON GOUVERNE SON PAYS COMME ON DIRIGE SA FAMILLE. Évidemment, les gouvernants sont le produit d’une société qui commence par la famille. Le CULTE DU CHEF (politique) trouve son corollaire dans le CULTE DE L’AÎNÉ (de la famille).
C’est au nom de cette troublante réalité que des CRIMES passibles de poursuites judiciaires, sont ÉTOUFFÉS au nom d’un INSENSÉ TABOU, associé à la CORRUPTION DE L’APPAREIL JUDICIAIRE et les COMPLICITÉS POLITIQUES. Le frère aîné, agresseur de ses frères et sœurs, déborde inévitablement du cadre familial pour s’en prendre à de tierces personnes. Parce qu’avec le temps, son masque tombe et sa vraie nature fait surface. Dans toute son horreur. Une ENQUÊTE serait souhaitable pour évaluer l’ampleur d’un tel désastre. Je reviendrai certainement sur cette question…
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
dimanche 6 juin 2010
** LE DROIT D’AÎNESSE ENTRE FAILLITE, SPOLIATION ET PARRICIDE SYMBOLIQUE
La PERVERSION du droit d’aînesse au Mali est surtout IMPUTABLE à la FAMILLE et à la SOCIÉTÉ entière, du fait de l’avènement d’une nouvelle forme de dictature reposant sur le PROFIT INDIVIDUEL.
La société traditionnelle malienne, dans son ensemble, est représentée comme une structure communautariste ou collectiviste dans laquelle le groupe l’emporte sur l’individu : « L’individu n’est rien, la communauté est tout ! » L’individu étant un INSTRUMENT au service de la famille et de la communauté, son travail se faisant au profit du groupe familial et/ou social. Un travail qu’il n’est pas censé choisir, le choix étant fait à l’avance pour lui par le groupe selon ses besoins. Ceci s’est traduit un moment par une CONCEPTION HÉRÉDITAIRE DU TRAVAIL ayant façonné la psychologie et l’imaginaire de la société.
Les colonisations successives du pays ont bouleversé ce mode de gestion du patrimoine commun. La TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ est aujourd’hui accentuée par la vague de mondialisation de la culture occidentale. Les RAPPORTS DE FORCE au sein de la famille en ont été CHAMBOULÉS au point de réduire l’AUTORITÉ PARENTALE à une peau de chagrin. La famille cherche à se repositionner et à y trouver son compte. Si bien qu’on est confronté à des SITUATIONS PARADOXALES où les notions de respect, de droit d’aînesse, de solidarité et de fraternité revêtent des FORMES DÉROUTANTES et relèvent pratiquement du domaine de l’illusoire.
LE DROIT D’AÎNESSE CONFRONTÉ AU POUVOIR DE L’ARGENT
La LONGUE AGONIE de la société traditionnelle malienne remonte à des FAITS HISTORIQUES SUCCESSIFS dont le dernier en date est l’institution de l’ECOLE COLONIALE offrant dorénavant à l’individu la possibilité d’exercer le métier de son choix, selon son aptitude et /ou son ambition personnelle. Le but étant avant tout l’ÉPANOUISSEMENT INDIVIDUEL. Cependant, la famille a tôt fait de reprendre à son compte cette nouvelle perspective de liberté individuelle, s’essayant tant bien que mal à tirer les ficelles, transformant du coup cette autonomie individuelle en moyen de subsistance familiale.
Cette RÉCUPÉRATION FAMILIALE consiste à contraindre l’individu scolarisé à embrasser des MÉTIERS PLUS LUCRATIFS, peu importe qu’ils relèvent ou pas de sa vocation ou de son idéal. Une réalité pouvant expliquer la CORRUPTION dans les services publics. L’individu n’est pas à son service, ni au service de l’État qui l’emploie, mais au service de sa famille qui l’a pris carrément en OTAGE.
Cette forme de dictature est à l’origine de bien de DÉRIVES, pouvant donner lieu chacune à un développement conséquent : les différentes formes de prostitution, la mendicité, l’esclavage des enfants, etc. C’est à ce niveau qu’on pourrait éventuellement parler de « NOUVELLE FORME DE DICTATURE FAMILIALE », parce que cette forme de dictature, bien souvent, met en ÉCHEC la sacro-sainte DICTATURE GÉRONTOCRATIQUE.
Le CADET qui rapporte plus d’argent à la maison ne devient pas seulement l’aîné de son frère aîné, il se SUBSTITUE carrément au PÈRE DE LA FAMILLE. C’est un sujet qui ne manque pas d’illustrations. Cette forme de dictature consacre définitivement la MORT DE L’UTOPIE TRADITIONALISTE…
La CONTRADICTION dans laquelle baignent actuellement de nombreuses familles maliennes est une source certaine de MALAISE. Imprégné de cette inquiétante réalité, le FILS AÎNÉ de la famille veille farouchement à ne pas se laisser supplanter par son cadet, HANTÉ qu’il est par le DÉSIR, souvent MORBIDE, d’être le PÈRE DE SES FRÈRES. Parce que, malgré le chamboulement de la structure sociale, le MYTHE DE L’ÂGE subsiste dans les consciences. Une question fortement liée à l’ORGUEIL. Et aussi parce qu’il existe encore des ÎLOTS DE TRADITION voulant que l’aîné poursuive les ACTIVITÉS DU PÈRE. Les autres enfants ayant la latitude d’exercer d’autres métiers.
Cette SOLUTION DE COMPROMIS a des conséquences souvent dramatiques pour le groupe familial, puisque le FILS AÎNÉ sait que son droit d’aînesse doit dorénavant reposer sur le CONTRÔLE EXCLUSIF des SOURCES DE REVENUS DE LA FAMILLE. C’est à ce prix qu’il aura droit au « RESPECT ». Et il remuera ciel et terre pour ce « respect » dû à son privilège d’aîné.
SPOLIATION ET MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE
Le compromis qui installe le FILS AÎNÉ dans le même travail que son père se fait souvent sous la contrainte du patriarche qui veut se décharger de ses obligations, et aussi le préparer à prendre la relève, dans le but évident de préserver un HÉRITAGE FAMILIAL : champs, fonds de commerce, immeubles, entreprise, etc. C’est aussi pour qu’il aide ses frères et sœurs à démarrer dans la vie. Pour que ces derniers ne soient pas à la merci des impondérables de l’existence et, au besoin, les associer à la gestion de ce patrimoine familial laborieusement constitué. C’est un moyen efficace de PRÉVENIR LE CHÔMAGE, puisque malgré la latitude qu’elle offre, l’école coloniale ne donne pas de garantie quant au travail. Et ce ne sont pas tous les enfants qui réussissent à cette nouvelle école.
Ce MANDAT dont le fils aîné est investi est donc très clair, au départ. Il n’est point le propriétaire de ce patrimoine familial qu’il est chargé de gérer. Pourtant, les choses vont se compliquer par la suite, parce que l’aîné va très vite oublier sa qualité de SIMPLE GESTIONNAIRE et ambitionner sur le bien commun qu’il veut transmettre à sa propre progéniture. Et il n’attendra pas souvent la mort du père pour s’adonner à cet acte de SPOLIATION.
Prenant les devants, il se livrera au MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE, profitant de son absence temporaire (pour cause de voyage d’affaires ou autres), de son inattention ou d’une gêne quelconque, pour effacer les traces de sa propriété.
S’y prenant en plusieurs étapes, il commencera par utiliser les multiples relations du père pour avoir de NOUVEAUX PAPIERS qu’il établira à son nom propre. SANS CHANGER D’ACTIVITÉ. Et si l’activité en question relève du SOCIAL, c’est une aubaine pour lui. Il demandera des SUBVENTIONS SUBSTANTIELLES au gouvernement et aux services de coopération internationale, au nom de l’entreprise, qu’il utilisera essentiellement pour ses PLAISIRS, la constitution d’un PATRIMOINE PROPRE et ses dépenses de PRESTIGE. Parce que l’une de ses ASTUCES est de se construire une IMAGE SOCIALE et MÉDIATIQUE, dans le but évident d’ÉCLIPSER le PÈRE et de passer aux yeux du public pour le propriétaire légitime du patrimoine familial.
Il devient très vite une VÉRITABLE LÉGENDE VIVANTE, encensé partout. Passant à l’étape suivante, il va méticuleusement organiser de SUBTILES CAMPAGNES DE DÉNIGREMENT contre son père, l’accusant en privé d’être un irresponsable, à cause de ses absences répétées que lui-même a pourtant encouragées. Et à la faveur desquelles il s’est installé définitivement aux commandes des affaires familiales.
Quand le père, une fois alerté, essaie de réagir, il recourt au CHANTAGE : « JE VAIS ME SUICIDER ! » Rentrant dans de violents accès de colère, suivis de gestes fracassants! À l’occasion, il MANIPULE sa propre MÈRE et la dresse contre son père…
Ce PÈRE DÉFAILLANT, dépassé par la tournure des événements et bloqué par la MAUVAISE CONSCIENCE, se fait alors tout petit, par PEUR DU SCANDALE dans cette société où tout le monde veut donner une bonne image de sa famille. Il ne veut surtout pas étaler sa propre DÉROUTE sur la place publique. C’est ainsi qu’il CESSE D’ÊTRE LE PÈRE, endurant le mépris de sa propre famille sur laquelle il n’a plus d’emprise, son fils aîné l’ayant symboliquement supprimé. Il n’a plus que ses yeux pour pleurer, en silence, ce MONSTRUEUX PETIT PRINCE qu’il a lui-même construit, initié et installé aux commandes.
Ainsi commence le NAUFRAGE de la famille décapitée, livrée à un FOU FURIEUX …
À suivre
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
La société traditionnelle malienne, dans son ensemble, est représentée comme une structure communautariste ou collectiviste dans laquelle le groupe l’emporte sur l’individu : « L’individu n’est rien, la communauté est tout ! » L’individu étant un INSTRUMENT au service de la famille et de la communauté, son travail se faisant au profit du groupe familial et/ou social. Un travail qu’il n’est pas censé choisir, le choix étant fait à l’avance pour lui par le groupe selon ses besoins. Ceci s’est traduit un moment par une CONCEPTION HÉRÉDITAIRE DU TRAVAIL ayant façonné la psychologie et l’imaginaire de la société.
Les colonisations successives du pays ont bouleversé ce mode de gestion du patrimoine commun. La TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ est aujourd’hui accentuée par la vague de mondialisation de la culture occidentale. Les RAPPORTS DE FORCE au sein de la famille en ont été CHAMBOULÉS au point de réduire l’AUTORITÉ PARENTALE à une peau de chagrin. La famille cherche à se repositionner et à y trouver son compte. Si bien qu’on est confronté à des SITUATIONS PARADOXALES où les notions de respect, de droit d’aînesse, de solidarité et de fraternité revêtent des FORMES DÉROUTANTES et relèvent pratiquement du domaine de l’illusoire.
LE DROIT D’AÎNESSE CONFRONTÉ AU POUVOIR DE L’ARGENT
La LONGUE AGONIE de la société traditionnelle malienne remonte à des FAITS HISTORIQUES SUCCESSIFS dont le dernier en date est l’institution de l’ECOLE COLONIALE offrant dorénavant à l’individu la possibilité d’exercer le métier de son choix, selon son aptitude et /ou son ambition personnelle. Le but étant avant tout l’ÉPANOUISSEMENT INDIVIDUEL. Cependant, la famille a tôt fait de reprendre à son compte cette nouvelle perspective de liberté individuelle, s’essayant tant bien que mal à tirer les ficelles, transformant du coup cette autonomie individuelle en moyen de subsistance familiale.
Cette RÉCUPÉRATION FAMILIALE consiste à contraindre l’individu scolarisé à embrasser des MÉTIERS PLUS LUCRATIFS, peu importe qu’ils relèvent ou pas de sa vocation ou de son idéal. Une réalité pouvant expliquer la CORRUPTION dans les services publics. L’individu n’est pas à son service, ni au service de l’État qui l’emploie, mais au service de sa famille qui l’a pris carrément en OTAGE.
Cette forme de dictature est à l’origine de bien de DÉRIVES, pouvant donner lieu chacune à un développement conséquent : les différentes formes de prostitution, la mendicité, l’esclavage des enfants, etc. C’est à ce niveau qu’on pourrait éventuellement parler de « NOUVELLE FORME DE DICTATURE FAMILIALE », parce que cette forme de dictature, bien souvent, met en ÉCHEC la sacro-sainte DICTATURE GÉRONTOCRATIQUE.
Le CADET qui rapporte plus d’argent à la maison ne devient pas seulement l’aîné de son frère aîné, il se SUBSTITUE carrément au PÈRE DE LA FAMILLE. C’est un sujet qui ne manque pas d’illustrations. Cette forme de dictature consacre définitivement la MORT DE L’UTOPIE TRADITIONALISTE…
La CONTRADICTION dans laquelle baignent actuellement de nombreuses familles maliennes est une source certaine de MALAISE. Imprégné de cette inquiétante réalité, le FILS AÎNÉ de la famille veille farouchement à ne pas se laisser supplanter par son cadet, HANTÉ qu’il est par le DÉSIR, souvent MORBIDE, d’être le PÈRE DE SES FRÈRES. Parce que, malgré le chamboulement de la structure sociale, le MYTHE DE L’ÂGE subsiste dans les consciences. Une question fortement liée à l’ORGUEIL. Et aussi parce qu’il existe encore des ÎLOTS DE TRADITION voulant que l’aîné poursuive les ACTIVITÉS DU PÈRE. Les autres enfants ayant la latitude d’exercer d’autres métiers.
Cette SOLUTION DE COMPROMIS a des conséquences souvent dramatiques pour le groupe familial, puisque le FILS AÎNÉ sait que son droit d’aînesse doit dorénavant reposer sur le CONTRÔLE EXCLUSIF des SOURCES DE REVENUS DE LA FAMILLE. C’est à ce prix qu’il aura droit au « RESPECT ». Et il remuera ciel et terre pour ce « respect » dû à son privilège d’aîné.
SPOLIATION ET MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE
Le compromis qui installe le FILS AÎNÉ dans le même travail que son père se fait souvent sous la contrainte du patriarche qui veut se décharger de ses obligations, et aussi le préparer à prendre la relève, dans le but évident de préserver un HÉRITAGE FAMILIAL : champs, fonds de commerce, immeubles, entreprise, etc. C’est aussi pour qu’il aide ses frères et sœurs à démarrer dans la vie. Pour que ces derniers ne soient pas à la merci des impondérables de l’existence et, au besoin, les associer à la gestion de ce patrimoine familial laborieusement constitué. C’est un moyen efficace de PRÉVENIR LE CHÔMAGE, puisque malgré la latitude qu’elle offre, l’école coloniale ne donne pas de garantie quant au travail. Et ce ne sont pas tous les enfants qui réussissent à cette nouvelle école.
Ce MANDAT dont le fils aîné est investi est donc très clair, au départ. Il n’est point le propriétaire de ce patrimoine familial qu’il est chargé de gérer. Pourtant, les choses vont se compliquer par la suite, parce que l’aîné va très vite oublier sa qualité de SIMPLE GESTIONNAIRE et ambitionner sur le bien commun qu’il veut transmettre à sa propre progéniture. Et il n’attendra pas souvent la mort du père pour s’adonner à cet acte de SPOLIATION.
Prenant les devants, il se livrera au MEURTRE SYMBOLIQUE DU PÈRE, profitant de son absence temporaire (pour cause de voyage d’affaires ou autres), de son inattention ou d’une gêne quelconque, pour effacer les traces de sa propriété.
S’y prenant en plusieurs étapes, il commencera par utiliser les multiples relations du père pour avoir de NOUVEAUX PAPIERS qu’il établira à son nom propre. SANS CHANGER D’ACTIVITÉ. Et si l’activité en question relève du SOCIAL, c’est une aubaine pour lui. Il demandera des SUBVENTIONS SUBSTANTIELLES au gouvernement et aux services de coopération internationale, au nom de l’entreprise, qu’il utilisera essentiellement pour ses PLAISIRS, la constitution d’un PATRIMOINE PROPRE et ses dépenses de PRESTIGE. Parce que l’une de ses ASTUCES est de se construire une IMAGE SOCIALE et MÉDIATIQUE, dans le but évident d’ÉCLIPSER le PÈRE et de passer aux yeux du public pour le propriétaire légitime du patrimoine familial.
Il devient très vite une VÉRITABLE LÉGENDE VIVANTE, encensé partout. Passant à l’étape suivante, il va méticuleusement organiser de SUBTILES CAMPAGNES DE DÉNIGREMENT contre son père, l’accusant en privé d’être un irresponsable, à cause de ses absences répétées que lui-même a pourtant encouragées. Et à la faveur desquelles il s’est installé définitivement aux commandes des affaires familiales.
Quand le père, une fois alerté, essaie de réagir, il recourt au CHANTAGE : « JE VAIS ME SUICIDER ! » Rentrant dans de violents accès de colère, suivis de gestes fracassants! À l’occasion, il MANIPULE sa propre MÈRE et la dresse contre son père…
Ce PÈRE DÉFAILLANT, dépassé par la tournure des événements et bloqué par la MAUVAISE CONSCIENCE, se fait alors tout petit, par PEUR DU SCANDALE dans cette société où tout le monde veut donner une bonne image de sa famille. Il ne veut surtout pas étaler sa propre DÉROUTE sur la place publique. C’est ainsi qu’il CESSE D’ÊTRE LE PÈRE, endurant le mépris de sa propre famille sur laquelle il n’a plus d’emprise, son fils aîné l’ayant symboliquement supprimé. Il n’a plus que ses yeux pour pleurer, en silence, ce MONSTRUEUX PETIT PRINCE qu’il a lui-même construit, initié et installé aux commandes.
Ainsi commence le NAUFRAGE de la famille décapitée, livrée à un FOU FURIEUX …
À suivre
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
lundi 24 mai 2010
LA DICTATURE DU DROIT D’AÎNESSE AU MALI
NB : Ce texte est un extrait (retouché) d’une intervention que j’ai faite le 10 février dernier lors d’une conférence retransmise en direct sur Radio Klédu. C’était à l’occasion de la rentrée littéraire au Mali. Et le thème était : ’’L’AFRIQUE ET LES NOUVELLES DICTATURES FAMILIALES ’’. J’ai trouvé l’intitulé inapproprié et l’ai reformulé ainsi : ’’ LA NOUVELLE AFRIQUE ET LA SURVIVANCE DES DICTATURES FAMILIALES’’. Par ailleurs, j’ai d’abord pris le soin de limiter mon intervention au Mali, n’ayant pas la prétention d’élaborer sur les complexes réalités du continent noir. Ensuite, je m’en suis tenu à deux aspects du problème dont l’un se réfère aux traditions ancestrales — le DROIT D’AÎNESSE — et l’autre à l’impératif du profit — l’ARGENT.
C’est un sujet brûlant qui m’a valu de VIVES RÉACTIONS de la part de certains intervenants dont la fameuse AMINATA DRAMANE TRAORÉ, réagissant au nom d’un TRADITIONALISME DOUTEUX… Elle a dû finalement S’ÉCLIPSER quand, pour couper court au débat, j’ai effleuré une PARTIE HONTEUSE DE L’HISTOIRE DU MALI. Le modérateur, le PROFESSEUR SINGARÉ, est allé jusqu’à M’INTERDIRE LA PAROLE au grand dam des jeunes auditeurs dont certains n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement face à cette ATTITUDE DICTATORIALE qui, décidément, n’a pas fini de sévir dans notre société...
« Aux hommes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette réalité a du mal à faire son chemin dans la société malienne, encore accrochée à une valeur sacrée du passé : le DROIT D’AÎNESSE. Une tradition qui va totalement à CONTRE-COURANT du NOUVEAU CRÉDO DÉMOCRATIQUE dont le pays se réclame officiellement. C’est l’un des GRANDS PARADOXES du Mali d’aujourd’hui !
Le DROIT D’AÎNESSE est une réalité ancestrale qui régissait la quasi-totalité des rapports familiaux et sociaux dans les COMMUNAUTÉS TRADITIONNELLES maliennes. Ce PRIVILÈGE DE L’ÂGE était aussi le socle sur lequel reposait le SYSTÈME POLITIQUE. D’où ce type de gouvernement qu’on appelle la GÉRONTOCRATIE (le pouvoir des vieux).
Aujourd’hui, notre société a subi de PROFONDES MUTATIONS au point que, même en abordant la question du DROIT D’AÎNESSE sous un ANGLE STRICTEMENT FAMILIAL, cette coutume s’accommode très mal avec l’environnement dans lequel nous évoluons. Ceci explique les CONTRADICTIONS INSOLUBLES, les DÉRIVES et les NÉVROSES qui entachent les rapports familiaux, fortement teintés d’animosité. Si bien que, pour arriver à un équilibre, il faut arriver à endiguer ce phénomène— devenu un FLÉAU SOCIAL— érigé en TABOU par une suspecte LOI DU SILENCE.
LA PERVERSION D’UNE VALEUR ANCESTRALE
La prévalence du droit d’aînesse trouvait sa JUSTIFICATION dans le mode d’acquisition de la CONNAISSANCE et de la SAGESSE de l’époque ancienne. L’aîné était légitimement présumé savoir plus que le cadet selon les MÉTHODES DE TRANSMISSION INITIATIQUE qui se faisait par groupe et par échelon d’âge. Plus l’individu montait en âge, plus il montait en grade. Au sein de la famille, les SECRETS DU PATRIARCHE étaient aussi confiés à l’aîné qui, à l’occasion, assurait avec lui la COGÉRANCE DU PATRIMOINE FAMILIAL. Ce privilège lui était accordé à la fois pour son âge et le PROFIL MORAL censé découler de sa position d’aîné. À la mort du patriarche, quand ce dernier n’avait pas de frère cadet, le fils aîné lui succédait naturellement aux commandes des affaires familiales. Il se savait alors GARANT de la bonne marche et de la COHÉSION de la famille, au nom d’un MANDAT relevant du SACRÉ.
Malgré tout, ce privilège d’aîné, comme tout privilège ou pouvoir, pouvait sombrer dans l’ABUS, conformément au constat posé par le philosophe des Lumières Montesquieu : « Tout homme qui a le pouvoir est tenté d’en abuser ». Et que pour contrer cette dérive, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir. C’est pourquoi, en cas de dérive, le droit d’aînesse pouvait se heurter au CONSEIL DE FAMILLE (ou des anciens du village) qui constituait un efficace CONTRE-POUVOIR.
Autre temps, autres mœurs ! La société a évolué et cette évolution amène avec elle d’autres réalités ! Le droit d’aînesse, dont la société ancienne s’accommodait fort bien, a été travesti et perverti au point d’être une CAUSE DE RUPTURE DES RELATIONS FAMILIALES. C’est assez paradoxal, ce privilège ancien est associé aujourd’hui à un autre type de comportement reposant sur l'INDIVIDUALISME DÉMOCRATIQUE OCCIDENTAL qui lui enlève toute légitimité, en le rendant plus INTOLÉRABLE et plus INJUSTE que jamais. Le sage et omniscient aîné est remplacé aujourd’hui par l'AÎNÉ JOUISSEUR, ÉCERVELÉ ET ÉGOCENTRIQUE.
Ce revirement de situation est dû en partie au fait que le droit d’aînesse ne repose plus forcément sur le degré de sagesse et de connaissance. Les CONFRÉRIES INITIATIQUES TRADITIONNELLES (déjà AFFAIBLIES par les dénigrements occasionnés par une islamisation massive du pays) ont cédé devant l’ÉCOLE COLONIALE. Si bien que le cadet peut s’avérer bien plus brillant que l’aîné tant au niveau de la connaissance que de la sagesse. Tout simplement parce que le cadet a eu plus de prédisposition pour cette NOUVELLE FORME D’ACQUISITION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA SAGESSE.
Un autre paradoxe veut que l’ÉCOLE COLONIALE, si elle est menée à bon escient, loin de nous écarter de notre culture traditionnelle, peut nous conduire à une meilleure connaissance de cette tradition désormais recueillie dans des LIVRES SPÉCIALISÉS écrits par des chercheurs dans la langue du colon que seule une bonne éducation scolaire à l’école coloniale peut aider à déchiffrer…
Le cadet qui se forme par les LIVRES INITIATIQUES et les voyages d’études à travers le monde en sait nécessairement plus que l’aîné qui n’est allé loin nulle part, ni dans les études, ni dans le monde. Et qui associe à ces carences un goût immodéré pour le luxe et les PLAISIRS DE LA VIE MONDAINE. Il relève du NON-SENS qu’un tel aîné veuille se fonder sur le droit d’aînesse traditionnel sans être imprégné de cette culture traditionnelle et méprisant même cette culture qu’il juge moribonde. N’’étant pas contrecarré par un CONSEIL DE FAMILLE (qui n’existe presque plus, à cause du relâchement des liens familiaux), il devient un véritable TYRAN qui peut RUINER la famille entière.
Ce sont des SITUATIONS DICTATORIALES INTOLÉRABLES qu’on retrouve aussi bien en ville qu’en campagne. Aussi bien dans les familles étendues que nucléaires. Aussi bien dans les familles polygamiques que monogamiques. Au nom d’une valeur ancienne travestie, de DÉFAILLANTS FILS AÎNÉS empoisonnent l’existence de leurs cadets dont ils sont le plus souvent JALOUX et pour lesquels ils éprouvent une HAINE sans faille.
Rattrapé par la réalité, acculé et prisonnier de ses bas instincts, l’opiniâtre aîné pense alors exorciser ses lacunes et ses complexes avec cette FORMULE MAGIQUE : « Je suis ton aîné ! J’ai préséance sur toi en tout, quels que soient tes acquis moraux ou intellectuels! Ou tu te soumets, ou tu te démets !» Il ne lui vient point à l’esprit que si l’âge est censé conférer la sagesse, il en est de même pour l’instruction. Comme l’enseigne notre société. Cet aîné ne songe pas non plus que ce privilège dont il se réclame, au nom de la coutume, lui serait retiré dans la société traditionnelle, du fait de son inconduite. Il serait purement et simplement mis au ban de la société.
À suivre
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
C’est un sujet brûlant qui m’a valu de VIVES RÉACTIONS de la part de certains intervenants dont la fameuse AMINATA DRAMANE TRAORÉ, réagissant au nom d’un TRADITIONALISME DOUTEUX… Elle a dû finalement S’ÉCLIPSER quand, pour couper court au débat, j’ai effleuré une PARTIE HONTEUSE DE L’HISTOIRE DU MALI. Le modérateur, le PROFESSEUR SINGARÉ, est allé jusqu’à M’INTERDIRE LA PAROLE au grand dam des jeunes auditeurs dont certains n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement face à cette ATTITUDE DICTATORIALE qui, décidément, n’a pas fini de sévir dans notre société...
« Aux hommes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette réalité a du mal à faire son chemin dans la société malienne, encore accrochée à une valeur sacrée du passé : le DROIT D’AÎNESSE. Une tradition qui va totalement à CONTRE-COURANT du NOUVEAU CRÉDO DÉMOCRATIQUE dont le pays se réclame officiellement. C’est l’un des GRANDS PARADOXES du Mali d’aujourd’hui !
Le DROIT D’AÎNESSE est une réalité ancestrale qui régissait la quasi-totalité des rapports familiaux et sociaux dans les COMMUNAUTÉS TRADITIONNELLES maliennes. Ce PRIVILÈGE DE L’ÂGE était aussi le socle sur lequel reposait le SYSTÈME POLITIQUE. D’où ce type de gouvernement qu’on appelle la GÉRONTOCRATIE (le pouvoir des vieux).
Aujourd’hui, notre société a subi de PROFONDES MUTATIONS au point que, même en abordant la question du DROIT D’AÎNESSE sous un ANGLE STRICTEMENT FAMILIAL, cette coutume s’accommode très mal avec l’environnement dans lequel nous évoluons. Ceci explique les CONTRADICTIONS INSOLUBLES, les DÉRIVES et les NÉVROSES qui entachent les rapports familiaux, fortement teintés d’animosité. Si bien que, pour arriver à un équilibre, il faut arriver à endiguer ce phénomène— devenu un FLÉAU SOCIAL— érigé en TABOU par une suspecte LOI DU SILENCE.
LA PERVERSION D’UNE VALEUR ANCESTRALE
La prévalence du droit d’aînesse trouvait sa JUSTIFICATION dans le mode d’acquisition de la CONNAISSANCE et de la SAGESSE de l’époque ancienne. L’aîné était légitimement présumé savoir plus que le cadet selon les MÉTHODES DE TRANSMISSION INITIATIQUE qui se faisait par groupe et par échelon d’âge. Plus l’individu montait en âge, plus il montait en grade. Au sein de la famille, les SECRETS DU PATRIARCHE étaient aussi confiés à l’aîné qui, à l’occasion, assurait avec lui la COGÉRANCE DU PATRIMOINE FAMILIAL. Ce privilège lui était accordé à la fois pour son âge et le PROFIL MORAL censé découler de sa position d’aîné. À la mort du patriarche, quand ce dernier n’avait pas de frère cadet, le fils aîné lui succédait naturellement aux commandes des affaires familiales. Il se savait alors GARANT de la bonne marche et de la COHÉSION de la famille, au nom d’un MANDAT relevant du SACRÉ.
Malgré tout, ce privilège d’aîné, comme tout privilège ou pouvoir, pouvait sombrer dans l’ABUS, conformément au constat posé par le philosophe des Lumières Montesquieu : « Tout homme qui a le pouvoir est tenté d’en abuser ». Et que pour contrer cette dérive, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir. C’est pourquoi, en cas de dérive, le droit d’aînesse pouvait se heurter au CONSEIL DE FAMILLE (ou des anciens du village) qui constituait un efficace CONTRE-POUVOIR.
Autre temps, autres mœurs ! La société a évolué et cette évolution amène avec elle d’autres réalités ! Le droit d’aînesse, dont la société ancienne s’accommodait fort bien, a été travesti et perverti au point d’être une CAUSE DE RUPTURE DES RELATIONS FAMILIALES. C’est assez paradoxal, ce privilège ancien est associé aujourd’hui à un autre type de comportement reposant sur l'INDIVIDUALISME DÉMOCRATIQUE OCCIDENTAL qui lui enlève toute légitimité, en le rendant plus INTOLÉRABLE et plus INJUSTE que jamais. Le sage et omniscient aîné est remplacé aujourd’hui par l'AÎNÉ JOUISSEUR, ÉCERVELÉ ET ÉGOCENTRIQUE.
Ce revirement de situation est dû en partie au fait que le droit d’aînesse ne repose plus forcément sur le degré de sagesse et de connaissance. Les CONFRÉRIES INITIATIQUES TRADITIONNELLES (déjà AFFAIBLIES par les dénigrements occasionnés par une islamisation massive du pays) ont cédé devant l’ÉCOLE COLONIALE. Si bien que le cadet peut s’avérer bien plus brillant que l’aîné tant au niveau de la connaissance que de la sagesse. Tout simplement parce que le cadet a eu plus de prédisposition pour cette NOUVELLE FORME D’ACQUISITION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA SAGESSE.
Un autre paradoxe veut que l’ÉCOLE COLONIALE, si elle est menée à bon escient, loin de nous écarter de notre culture traditionnelle, peut nous conduire à une meilleure connaissance de cette tradition désormais recueillie dans des LIVRES SPÉCIALISÉS écrits par des chercheurs dans la langue du colon que seule une bonne éducation scolaire à l’école coloniale peut aider à déchiffrer…
Le cadet qui se forme par les LIVRES INITIATIQUES et les voyages d’études à travers le monde en sait nécessairement plus que l’aîné qui n’est allé loin nulle part, ni dans les études, ni dans le monde. Et qui associe à ces carences un goût immodéré pour le luxe et les PLAISIRS DE LA VIE MONDAINE. Il relève du NON-SENS qu’un tel aîné veuille se fonder sur le droit d’aînesse traditionnel sans être imprégné de cette culture traditionnelle et méprisant même cette culture qu’il juge moribonde. N’’étant pas contrecarré par un CONSEIL DE FAMILLE (qui n’existe presque plus, à cause du relâchement des liens familiaux), il devient un véritable TYRAN qui peut RUINER la famille entière.
Ce sont des SITUATIONS DICTATORIALES INTOLÉRABLES qu’on retrouve aussi bien en ville qu’en campagne. Aussi bien dans les familles étendues que nucléaires. Aussi bien dans les familles polygamiques que monogamiques. Au nom d’une valeur ancienne travestie, de DÉFAILLANTS FILS AÎNÉS empoisonnent l’existence de leurs cadets dont ils sont le plus souvent JALOUX et pour lesquels ils éprouvent une HAINE sans faille.
Rattrapé par la réalité, acculé et prisonnier de ses bas instincts, l’opiniâtre aîné pense alors exorciser ses lacunes et ses complexes avec cette FORMULE MAGIQUE : « Je suis ton aîné ! J’ai préséance sur toi en tout, quels que soient tes acquis moraux ou intellectuels! Ou tu te soumets, ou tu te démets !» Il ne lui vient point à l’esprit que si l’âge est censé conférer la sagesse, il en est de même pour l’instruction. Comme l’enseigne notre société. Cet aîné ne songe pas non plus que ce privilège dont il se réclame, au nom de la coutume, lui serait retiré dans la société traditionnelle, du fait de son inconduite. Il serait purement et simplement mis au ban de la société.
À suivre
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
jeudi 13 mai 2010
MITRAILLÉ PAR L’ENSEIGNEMENT
Certains de mes lecteurs s’inquiètent de mon silence. À cause de la forte teneur politique de mes derniers articles ! D’autres spéculent déjà sur un POSTE POLITIQUE qui m’aurait été offert en échange de mon silence ! Je dois les rassurer tout de suite: IL N ‘EN EST RIEN. J’étais seulement enfermé quelque part dans… la PRISON DE L’ENSEIGNEMENT. Oui !
Il y a plusieurs moyens de neutraliser un homme : le contraindre physiquement, le supprimer, le corrompre, exercer sur lui du chantage, le menacer dans ses moyens de survie ou tout simplement l’accabler de travail. Après avoir échappé ou résisté aux cinq premiers moyens, j’ai finalement succombé au dernier : les CHAÎNES DU BOULOT. Oui, j’ai été purement et simplement MITRAILLÉ par … le feu de l’enseignement. Des TONNES DE COURS à donner, qui m’ont littéralement ZOMBIFIÉ. Et mis HORS D’ÉTAT DE NUIRE…
SURCHARGER POUR MIEUX CASTRER ?
Depuis quelques mois, j’avais décidé de donner des cours de communication et de journalisme dans un établissement privé de la capitale. En attendant de démarrer mes projets ! Au début, les choses se passaient assez paisiblement. Je n’avais que 4 heures de cours à donner par semaine à la classe de 2e année COMMUNICATION-JOURNALISME. Dans 2 matières : Sociologie des médias et IEC (Information, Éducation, Communication).
Mais voilà que brusquement je me retrouve avec la lourde charge de SAUVER L’ANNÉE SCOLAIRE de toute la filière Communication-Journalisme. Avec 8 COURS à donner à 3 CLASSES (1e, 2e et 3e années) dans 5 MATIÈRES (IEC, Sociologie des médias, Genres rédactionnels, Collecte et Traitement de l’information, Pratique radio). Avec à la clé 22 HEURES DE COURS PAR SEMAINE. Sans compter les longues heures consacrées à la CORRECTION DES DEVOIRS. En un mois et demi, j’ai dû combler le programme de tout un semestre ! Cela fait des jours sans répit et des semaines sans week-end et sans récréation. Un PROGRAMME INTENSIF propre à CASTRER un homme ! Et le détourner de certaines activités— comme l’écriture— jugées subversives.
Et, croyez-moi, le peu d’argent qu’on y gagne sert surtout à recoller les morceaux et à se soigner du SURMENAGE occasionné par le stress, l’insomnie et la débauche d’énergie! Sans tenir compte d’autres désagréments (d’ordre bureaucratique) qui donnent une tournure de TORTURE aux incidents…
UNE RICHE EXPÉRIENCE MALGRÉ TOUT
Dire que je n’ai bu que du CALICE dans cette expérience serait un odieux mensonge. J’y ai aussi gouté du MIEL dont mes papilles gustatives gardent encore le doux souvenir!
Mon premier motif de réjouissance est que je renoue avec une VIEILLE VOCATION qui a précédé en moi celle de l’écrivain et du journaliste. Une vieille vocation que j’ai toujours pratiquée de façon plus ou moins informelle, depuis le bas âge, et qui me vaut encore la gratitude de certains camarades de classe …
Mon second motif de joie est la satisfaction et le soulagement procurés aux étudiants qui payent très cher pour une formation qu’ils ne reçoivent pas toujours. Faute d’enseignants… Ma troisième raison de me réjouir réside dans l’EXPÉRIMENTATION d’une troublante réalité sociopolitique : la DÉPERDITION SCOLAIRE ENTRETENUE par des politicards de la IIIe République, pour en tirer des bénéfices politiques et sociaux— pour eux et pour leurs enfants appelés à leur succéder aux postes stratégiques. Leurs enfants qu’ils envoient à l’étranger pour avoir une formation que le Mali ne peut pas leur donner. C’est de cette manière qu’ils entretiennent ce que les sociologues appellent le SYSTÈME DE REPRODUCTION SOCIALE…
De tous les motifs de satisfaction, le meilleur réside dans ce constat : ce milieu pourrait être le CATALYSEUR d’une RÉVOLUTION SOCIALE au Mali. Si bien que, au moment où vous lisez ce papier, je me remets de mes fatigues, étendu sur mon balcon, au milieu de mes amis oiseaux, en pensant au MALI NOUVEAU — DÉBARRASSÉ DES PARASITES SOCIAUX…
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
Il y a plusieurs moyens de neutraliser un homme : le contraindre physiquement, le supprimer, le corrompre, exercer sur lui du chantage, le menacer dans ses moyens de survie ou tout simplement l’accabler de travail. Après avoir échappé ou résisté aux cinq premiers moyens, j’ai finalement succombé au dernier : les CHAÎNES DU BOULOT. Oui, j’ai été purement et simplement MITRAILLÉ par … le feu de l’enseignement. Des TONNES DE COURS à donner, qui m’ont littéralement ZOMBIFIÉ. Et mis HORS D’ÉTAT DE NUIRE…
SURCHARGER POUR MIEUX CASTRER ?
Depuis quelques mois, j’avais décidé de donner des cours de communication et de journalisme dans un établissement privé de la capitale. En attendant de démarrer mes projets ! Au début, les choses se passaient assez paisiblement. Je n’avais que 4 heures de cours à donner par semaine à la classe de 2e année COMMUNICATION-JOURNALISME. Dans 2 matières : Sociologie des médias et IEC (Information, Éducation, Communication).
Mais voilà que brusquement je me retrouve avec la lourde charge de SAUVER L’ANNÉE SCOLAIRE de toute la filière Communication-Journalisme. Avec 8 COURS à donner à 3 CLASSES (1e, 2e et 3e années) dans 5 MATIÈRES (IEC, Sociologie des médias, Genres rédactionnels, Collecte et Traitement de l’information, Pratique radio). Avec à la clé 22 HEURES DE COURS PAR SEMAINE. Sans compter les longues heures consacrées à la CORRECTION DES DEVOIRS. En un mois et demi, j’ai dû combler le programme de tout un semestre ! Cela fait des jours sans répit et des semaines sans week-end et sans récréation. Un PROGRAMME INTENSIF propre à CASTRER un homme ! Et le détourner de certaines activités— comme l’écriture— jugées subversives.
Et, croyez-moi, le peu d’argent qu’on y gagne sert surtout à recoller les morceaux et à se soigner du SURMENAGE occasionné par le stress, l’insomnie et la débauche d’énergie! Sans tenir compte d’autres désagréments (d’ordre bureaucratique) qui donnent une tournure de TORTURE aux incidents…
UNE RICHE EXPÉRIENCE MALGRÉ TOUT
Dire que je n’ai bu que du CALICE dans cette expérience serait un odieux mensonge. J’y ai aussi gouté du MIEL dont mes papilles gustatives gardent encore le doux souvenir!
Mon premier motif de réjouissance est que je renoue avec une VIEILLE VOCATION qui a précédé en moi celle de l’écrivain et du journaliste. Une vieille vocation que j’ai toujours pratiquée de façon plus ou moins informelle, depuis le bas âge, et qui me vaut encore la gratitude de certains camarades de classe …
Mon second motif de joie est la satisfaction et le soulagement procurés aux étudiants qui payent très cher pour une formation qu’ils ne reçoivent pas toujours. Faute d’enseignants… Ma troisième raison de me réjouir réside dans l’EXPÉRIMENTATION d’une troublante réalité sociopolitique : la DÉPERDITION SCOLAIRE ENTRETENUE par des politicards de la IIIe République, pour en tirer des bénéfices politiques et sociaux— pour eux et pour leurs enfants appelés à leur succéder aux postes stratégiques. Leurs enfants qu’ils envoient à l’étranger pour avoir une formation que le Mali ne peut pas leur donner. C’est de cette manière qu’ils entretiennent ce que les sociologues appellent le SYSTÈME DE REPRODUCTION SOCIALE…
De tous les motifs de satisfaction, le meilleur réside dans ce constat : ce milieu pourrait être le CATALYSEUR d’une RÉVOLUTION SOCIALE au Mali. Si bien que, au moment où vous lisez ce papier, je me remets de mes fatigues, étendu sur mon balcon, au milieu de mes amis oiseaux, en pensant au MALI NOUVEAU — DÉBARRASSÉ DES PARASITES SOCIAUX…
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
lundi 19 avril 2010
LE MALI VERS UN CHANGEMENT DE GÉNÉRATION POLITIQUE
Beaucoup de choses se disent en ce moment dans les coulisses, à propos de la succession du président malien ATT qui, bon gré mal gré, devra tirer sa révérence en 2012. Définitivement! Ces mille et une supputations divisent deux camps : ceux qui parlent d’un CANDIDAT DÉJÀ PROGRAMMÉ pour prendre le relais et ceux qui parlent de RISQUE DE GUERRE CIVILE entre différents prétendants.
Le premier camp se fie à une pratique ayant consacré l’« élection » de l’actuel chef d’Etat, à qui son prédécesseur Alpha Oumar Konaré a passé la main. Ce camp spécule donc autour des VIEILLES TÊTES qui engorgent l’espace politique dont SOUMAÏLA CISSÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA — de VIEUX BARONS de l’Adema ayant créé leurs propres partis.
L’autre camp, parlant de guerre civile, ne se démarque du premier que par le scénario. Tout en retenant la formule de passation du pouvoir à l’un des anciens dignitaires du paysage politique, ce camp prévoit une guerre sans merci entre les prétendants privilégiés, au point de mettre le pays en ébullition.
Et si finalement ces deux camps se trompaient ?
LE COUP QU’ON NE VOIT PAS VENIR
Ce que ces deux camps ont de commun, c’est le RÉFLEXE DU DOMINÉ, un conditionnement social qui les éloigne de toute perspective de changement. Par paresse intellectuelle ou par esprit de connivence, leur VISION est LIMITÉE aux VIEUX BOUCS POLITIQUES — traînant derrière eux des casseroles — auprès desquels ils veulent se positionner, dans le but évident de se faire une place au soleil.
Or, quelqu’un qui s’intéresse un temps soit peu aux mouvements sociaux, qui prête une oreille attentive aux BRUITS DE FOND ou qui se donne la peine d’engager une conversation soutenue sur l’alternance politique dans certains milieux, réalise que QUELQUE CHOSE D’INATTENDU — et de GRANDIOSE — peut se passer en 2012 au Mali…
Un TRAVAIL DE TERRAIN laisse entrevoir un SILENCIEUX ÉCŒUREMENT au niveau de différentes couches sociales qui n’attendent qu’une INITIATIVE FÉDÉRATRICE pour déclencher un MOUVEMENT DE MASSE qui changera le paysage politique malien de fond en comble. Ce MASSIF ÉCŒUREMENT se constate à bien de niveaux : chez des analphabètes ou des gens faiblement scolarisés qui triment à longueur de journée pour trouver leur pitance, chez une classe moyenne en mal de perspective, chez une certaine élite qui voit d’un très mauvais œil la CULTURE DE MÉDIOCRITÉ établie par les régimes Konaré et Touré. Et surtout chez une JEUNESSE LABORIEUSE, DIPLÔMÉE SANS EMPLOI STABLE, qui montre un inhabituel TEMPÉRAMENT RÉVOLUTIONNAIRE tranchant avec le larbinisme passif des mendiants sociopolitiques. Une jeunesse hardie— peinant pour survivre et fatiguée de voir des FILS À PAPA et des OPPORTUNISTES politiques les snober avec du BIEN MAL ACQUIS — qui, récemment, n’a pas hésité à envahir un ministère pour réclamer son complément de salaire pour des contrats à durée déterminée.
Une discussion avec ces laissés-pour-compte donne froid dans le dos. L’impatience et la colère qui les animent ne laissent aucun doute sur l’imminence d’une EXPLOSION SOCIALE dont ils seront les principaux acteurs. C’est une FORCE POLITIQUE qui couve et qu’on ne pourra pas facilement corrompre, parce qu’ayant déjà fait les frais de cette corruption et DÉSABUSÉE par les promesses électorales non tenues à leur égard. Tout ce que veulent ces jeunes, c’est un CHANGEMENT RADICAL qui les associera à la gestion des affaires publiques. Ils veulent DÉFAIRE la RACE DE RAPACES qu’ils ont contribué à mettre en place.
« TOUS LES VIEUX, DEHORS ! »
Le modèle de « PÈRE DE LA NATION », comme celui du « BON PÈRE DE FAMILLE » ont fait LONG FEU au Mali. Ni l’un ni l’autre n’a fait ses preuves. JAMAIS la sagesse dans la gestion des affaires publiques n’a été au rendez-vous avec les 3 derniers présidents. Et pour finir, la bravoure, elle aussi, a déserté l’espace politique, laissant le PAYS À LA MERCI DES ÉTRANGERS qui viennent piller ses richesses et détruire son écosystème, au vu et au su des jeunes qui se demandent finalement ce que c’est cette histoire de « père de la nation ».
Un père de la nation qui n’est jamais là quand il le faut, un père de la nation incapable de tenir tête aux BLANCS et aux ARABES, un père de la nation incapable de protéger sa famille contre les BRIGANDS et les TERRORISTES, un père de la nation qui se fait publiquement HUMILIER par ses pairs qui l’obligent à négocier le NON-NÉGOCIABLE, un père de la nation COMPLICE DES DÉPRÉDATEURS de son pays, un père de la nation qui ne répugne pas à DILAPIDER L’HÉRITAGE de ses enfants, un père de la nation aussi cupide que pusillanime, un père de la nation INCAPABLE DE STABILISER L’ÉCOLE, un père de la nation incapable de TROUVER DU TRAVAIL à ses enfants, un père de la nation incapable de NOURRIR et de SOIGNER sa famille, un père de la nation incapable de REGARDER SES ENFANTS DANS LES YEUX et de leur DIRE LA VÉRITE... En somme, un père de la nation dont on se passerait bien volontiers.
C’est cela l’ÉTAT D’ESPRIT qui anime la jeunesse hardie face au CUISANT ÉCHEC DES VIEUX POLITICARDS. Et, se dit-elle : « Puisque les vieux ont montré leurs limites, le PRIVILÈGE DE L’ÂGE ne saurait plus être un argument décisif. Pourquoi ne pas essayer avec UN JEUNE de notre génération avec lequel nous avons la MÊME VISION des choses. Après tout, les EXEMPLES RÉCENTS DE BON LEADERSHIP EN AFRIQUE se trouvent auprès de JEUNES PRÉSIDENTS comme THOMAS SANKARA et JERRY RAWLINGS, ayant apporté des CHANGEMENTS NOTABLES dans leurs pays respectifs. »
En dernier ressort, la question qui s’impose est fatalement : « Pourquoi ne pas foutre tous les VIEUX DEHORS ? » Et qui s’en plaindrait ? Qui se plaindrait qu’on jette PAR-DESSUS BORD, les SOUMAÏLA CISSÉ, IBK ET CONSORTS ? N’ont-ils pas fait leur temps ? Peuvent-ils seulement représenter l’AVENIR ?
(À SUIVRE)
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
Le premier camp se fie à une pratique ayant consacré l’« élection » de l’actuel chef d’Etat, à qui son prédécesseur Alpha Oumar Konaré a passé la main. Ce camp spécule donc autour des VIEILLES TÊTES qui engorgent l’espace politique dont SOUMAÏLA CISSÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA — de VIEUX BARONS de l’Adema ayant créé leurs propres partis.
L’autre camp, parlant de guerre civile, ne se démarque du premier que par le scénario. Tout en retenant la formule de passation du pouvoir à l’un des anciens dignitaires du paysage politique, ce camp prévoit une guerre sans merci entre les prétendants privilégiés, au point de mettre le pays en ébullition.
Et si finalement ces deux camps se trompaient ?
LE COUP QU’ON NE VOIT PAS VENIR
Ce que ces deux camps ont de commun, c’est le RÉFLEXE DU DOMINÉ, un conditionnement social qui les éloigne de toute perspective de changement. Par paresse intellectuelle ou par esprit de connivence, leur VISION est LIMITÉE aux VIEUX BOUCS POLITIQUES — traînant derrière eux des casseroles — auprès desquels ils veulent se positionner, dans le but évident de se faire une place au soleil.
Or, quelqu’un qui s’intéresse un temps soit peu aux mouvements sociaux, qui prête une oreille attentive aux BRUITS DE FOND ou qui se donne la peine d’engager une conversation soutenue sur l’alternance politique dans certains milieux, réalise que QUELQUE CHOSE D’INATTENDU — et de GRANDIOSE — peut se passer en 2012 au Mali…
Un TRAVAIL DE TERRAIN laisse entrevoir un SILENCIEUX ÉCŒUREMENT au niveau de différentes couches sociales qui n’attendent qu’une INITIATIVE FÉDÉRATRICE pour déclencher un MOUVEMENT DE MASSE qui changera le paysage politique malien de fond en comble. Ce MASSIF ÉCŒUREMENT se constate à bien de niveaux : chez des analphabètes ou des gens faiblement scolarisés qui triment à longueur de journée pour trouver leur pitance, chez une classe moyenne en mal de perspective, chez une certaine élite qui voit d’un très mauvais œil la CULTURE DE MÉDIOCRITÉ établie par les régimes Konaré et Touré. Et surtout chez une JEUNESSE LABORIEUSE, DIPLÔMÉE SANS EMPLOI STABLE, qui montre un inhabituel TEMPÉRAMENT RÉVOLUTIONNAIRE tranchant avec le larbinisme passif des mendiants sociopolitiques. Une jeunesse hardie— peinant pour survivre et fatiguée de voir des FILS À PAPA et des OPPORTUNISTES politiques les snober avec du BIEN MAL ACQUIS — qui, récemment, n’a pas hésité à envahir un ministère pour réclamer son complément de salaire pour des contrats à durée déterminée.
Une discussion avec ces laissés-pour-compte donne froid dans le dos. L’impatience et la colère qui les animent ne laissent aucun doute sur l’imminence d’une EXPLOSION SOCIALE dont ils seront les principaux acteurs. C’est une FORCE POLITIQUE qui couve et qu’on ne pourra pas facilement corrompre, parce qu’ayant déjà fait les frais de cette corruption et DÉSABUSÉE par les promesses électorales non tenues à leur égard. Tout ce que veulent ces jeunes, c’est un CHANGEMENT RADICAL qui les associera à la gestion des affaires publiques. Ils veulent DÉFAIRE la RACE DE RAPACES qu’ils ont contribué à mettre en place.
« TOUS LES VIEUX, DEHORS ! »
Le modèle de « PÈRE DE LA NATION », comme celui du « BON PÈRE DE FAMILLE » ont fait LONG FEU au Mali. Ni l’un ni l’autre n’a fait ses preuves. JAMAIS la sagesse dans la gestion des affaires publiques n’a été au rendez-vous avec les 3 derniers présidents. Et pour finir, la bravoure, elle aussi, a déserté l’espace politique, laissant le PAYS À LA MERCI DES ÉTRANGERS qui viennent piller ses richesses et détruire son écosystème, au vu et au su des jeunes qui se demandent finalement ce que c’est cette histoire de « père de la nation ».
Un père de la nation qui n’est jamais là quand il le faut, un père de la nation incapable de tenir tête aux BLANCS et aux ARABES, un père de la nation incapable de protéger sa famille contre les BRIGANDS et les TERRORISTES, un père de la nation qui se fait publiquement HUMILIER par ses pairs qui l’obligent à négocier le NON-NÉGOCIABLE, un père de la nation COMPLICE DES DÉPRÉDATEURS de son pays, un père de la nation qui ne répugne pas à DILAPIDER L’HÉRITAGE de ses enfants, un père de la nation aussi cupide que pusillanime, un père de la nation INCAPABLE DE STABILISER L’ÉCOLE, un père de la nation incapable de TROUVER DU TRAVAIL à ses enfants, un père de la nation incapable de NOURRIR et de SOIGNER sa famille, un père de la nation incapable de REGARDER SES ENFANTS DANS LES YEUX et de leur DIRE LA VÉRITE... En somme, un père de la nation dont on se passerait bien volontiers.
C’est cela l’ÉTAT D’ESPRIT qui anime la jeunesse hardie face au CUISANT ÉCHEC DES VIEUX POLITICARDS. Et, se dit-elle : « Puisque les vieux ont montré leurs limites, le PRIVILÈGE DE L’ÂGE ne saurait plus être un argument décisif. Pourquoi ne pas essayer avec UN JEUNE de notre génération avec lequel nous avons la MÊME VISION des choses. Après tout, les EXEMPLES RÉCENTS DE BON LEADERSHIP EN AFRIQUE se trouvent auprès de JEUNES PRÉSIDENTS comme THOMAS SANKARA et JERRY RAWLINGS, ayant apporté des CHANGEMENTS NOTABLES dans leurs pays respectifs. »
En dernier ressort, la question qui s’impose est fatalement : « Pourquoi ne pas foutre tous les VIEUX DEHORS ? » Et qui s’en plaindrait ? Qui se plaindrait qu’on jette PAR-DESSUS BORD, les SOUMAÏLA CISSÉ, IBK ET CONSORTS ? N’ont-ils pas fait leur temps ? Peuvent-ils seulement représenter l’AVENIR ?
(À SUIVRE)
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
lundi 5 avril 2010
ASPECTS DE LA MENDICITÉ SOCIOPOLITIQUE AU MALI
« LES PEUPLES MÉRITENT LEURS DIRIGEANTS », est une vieille vérité selon laquelle la grandeur ou la petitesse du leadership d’une nation donnée est à l’aune de l’envergure morale et mentale de ses masses populaires. Ainsi, la déchéance politique découle de la déchéance sociale. Autrement dit, la GANGRÈNE POLITIQUE pousse sur le FUMIER SOCIAL…
Le JEU POLITIQUE s’accommode des défaillances sociales pour avoir droit de cité. Et l’effritement des mœurs sociales est une brèche salutaire par laquelle s’infiltre le MARGOUILLAT POLITIQUE. Le Mali « démocratique » se débat dans les maremmes de cette inexorable LOI SOCIOPOLITIQUE, notamment à cause de sa soumission aux injonctions de l’Argent-Dieu. C’est si vrai que le corollaire politique du refrain social (mentionné dans le précédent article) est ainsi formulé: « TU NE FERAS POINT DE POLITIQUE AU MALI SI TU N’ES PAS SATURÉ D’ARGENT ! » UN LEIT-MOTIV qui a acquis force de loi, sous le label de « RÉALISME POLITIQUE » — dans un pays pourtant classé parmi les plus pauvres au monde! Ce NOUVEAU CONTRAT SOCIAL donne lieu à un véritable FESTIN PUBLIC où l’excès côtoie le néant, où le tragique le dispute au ridicule, en temps et lieu…
UN MARCHÉ DE MENDIANTS
Dans ce contexte où foisonnent les partis politiques tous plus ou moins semblables par leurs objectifs, tenter de convaincre un électeur désabusé serait comme prêcher dans le désert. La misère morale généralisée — prenant prétexte de la pauvreté matérielle— s’avère une AUBAINE pour le politicien sans idéal, sans envergure, sans scrupules et sans programme social qui y voit son Eldorado électoral : le moyen tout rêvé pour lui d’ACHETER des ÉLECTEURS OCCASIONNELS qu’il ne pourrait avoir autrement.
La période électorale donne lieu à des scènes surréalistes de MENDICITÉ À DOUBLE SENS, avec le MENDIANT POLITIQUE (en quête de voix) s’en allant à la rencontre du MENDIANT SOCIAL (en quête d’aumône) qui l’aide à s’installer au pouvoir. Le paysage se mue en un LUPANAR À CIEL OUVERT où, en échange de broutilles (T-shirts, thé, sucre ou un billet de 5000, voire 1000 FCFA), le mendiant social s’en va s’acquitter de son devoir d’électeur vis-à-vis de son semblable politicard. Et une fois élu, celui-là l’oublie définitivement, avec la conscience tranquille de s’être acquitté de son contrat, en achetant son vote. « Il ne se sent pas obligé vis-à-vis de son électeur, puisqu’il l’a déjà payé. Et il a raison !», confie un ancien prétendant à la mairie…
Cet insolite commerce a commencé au Mali avec le parti politique ADEMA du président ALPHA OUMAR KONARÉ qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir un 2e mandat qui lui échappait. Entre autres extravagances, lui et son état-major n’ont pas hésité à dépouiller les familles et la jeunesse de leur restant d’honneur… Ce fléau a atteint son point culminant avec le règne du président AMADOU TOUMANI TOURÉ qui y a ajouté sa touche personnelle, avec cette formule devenue maintenant célèbre : « Au lieu de m’attaquer, viens me voir pour que je te nomme à un poste ! » (Sic)
LES MENDIANTS DE GROS CALIBRE
Ce troc prend d’autres dimensions en dehors de la période électorale, transformant la vie quotidienne en un théâtre où, à travers moult anecdotes, se produisent des mendiants de plus gros calibre. COURTISANS par définition, ils sont INTELLECTUELS ou HOMMES D’AFFAIRES. Rares sont les Maliens qui ne connaissent pas un ou plusieurs de ces MENDIANTS DE LUXE dans leur entourage. Parlant d’eux, un initié du milieu rapporte que chaque matin, « tous les petits et grands escrocs de la ville » se retrouvent sur la colline de Koulouba dans un grand salon du palais présidentiel (aménagé pour la circonstance), discutaillant entre eux, en attendant leur audience avec le Président ATT. Et après ce rituel quotidien, ils descendent en ville, s’adonnant au TRAFIC D’INFLUENCE, disant à qui veut l’entendre : « Je viens de chez le Président de ce pas », l’appelant familièrement par son prénom Amadou.
Cela constitue l’un des multiples procédés par lesquels se font leurs TRACTATIONS DIVERSES : acquisitions de marchés publics, de subventions, de postes alléchants, de terrains et de fortunes diverses. Et aussi pour obtenir l’IMPUNITĖ pour leurs multiples félonies. Cette RACE DE RAPACES, impliquée dans tous les coups foireux, est aussi associée au PROCESSUS de DEMANTÈLEMENT et D’ALIÉNATION du PATRIMOINE NATIONAL, au profit des entités étrangères. On en compte beaucoup dans la CLASSE POLITIQUE, d’où la QUASI-ABSENCE DE TOUTE OPPOSITION dans un régime supposément démocratique. Leur rôle consiste à ÉLUDER le DÉBAT SOCIAL, pourvu que leurs affaires personnelles roulent.
Bien conscient de cette CORRUPTION GÉNÉRALISÉE et ORGANISÉE par ses soins, le Président AMADOU TOUMANI TOURÉ — qui, en privé, a des propos méprisants à leur égard— voulait en tirer un BÉNÉFICE SUPPLÉMENTAIRE, en cherchant à briguer un TROISIÈME MANDAT. Galvanisé par le mauvais conseil de ces mendiants de luxe qui lui chantent à l’oreille qu’il est « le meilleur des hommes, dans le meilleur des mondes ». Jouant le jeu jusqu’au bout, il a même voulu SUBORNER LES DÉPUTÉS, avec une proposition de PROLONGATION DE LEUR MANDAT, sous le prétexte de faire coïncider les élections législatives avec l’élection présidentielle. C’est finalement le récent COUP D’ÉTAT AU NIGER qui a mis un FREIN à ce PROJET INSENSÉ …
LE PARADOXE
Ce mythe de POLITIQUE-PACTOLE, se voulant un « RÉALISME POLITIQUE » fondé sur les caisses électorales pleines, est d’autant plus DÉPLACÉ et PARADOXAL qu’il est professé dans un pays n’ayant AUCUNE TRADITION en la matière. Du premier président Modibo Keita à Amadou Toumani Touré, tous les chefs d’État du Mali sont de MODESTE EXTRACTION SOCIALE. Ils n’étaient point riches avant de faire la politique.
Venus au pouvoir par des voies plus ou moins miraculeuses, deux d’entre eux (Konaré et Touré) se sont fortement enrichis. Des DIGNITAIRES des régimes successifs eux-mêmes n’ont fait fortune qu’en faisant la politique. Ce n’est point l’argent qui les a menés au pouvoir. Et ce sont ces NOUVEAUX RICHES et leurs affidés qui érigent maintenant en LOI DIVINE cette forme de PROSTITUTION SOCIOPOLITIQUE. Ainsi, avec l’ARGENT DÉROBÉ au TRÉSOR PUBLIC ou obtenu par des MOYENS MAFIEUX, ces incurables MYOPES veulent davantage enfoncer le pays dans le gouffre, en le privant d’un LEADERSHIP ÉCLAIRÉ et DÉVOUÉ…
Qu’est-ce qui peut donc INVERSER cette TENDANCE et NOUS AFFRANCHIR de cette NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE ? Une question qui ne manquera pas d’alimenter nos réflexions et nos actions…
(À SUIVRE)
MF Kantéka
Le JEU POLITIQUE s’accommode des défaillances sociales pour avoir droit de cité. Et l’effritement des mœurs sociales est une brèche salutaire par laquelle s’infiltre le MARGOUILLAT POLITIQUE. Le Mali « démocratique » se débat dans les maremmes de cette inexorable LOI SOCIOPOLITIQUE, notamment à cause de sa soumission aux injonctions de l’Argent-Dieu. C’est si vrai que le corollaire politique du refrain social (mentionné dans le précédent article) est ainsi formulé: « TU NE FERAS POINT DE POLITIQUE AU MALI SI TU N’ES PAS SATURÉ D’ARGENT ! » UN LEIT-MOTIV qui a acquis force de loi, sous le label de « RÉALISME POLITIQUE » — dans un pays pourtant classé parmi les plus pauvres au monde! Ce NOUVEAU CONTRAT SOCIAL donne lieu à un véritable FESTIN PUBLIC où l’excès côtoie le néant, où le tragique le dispute au ridicule, en temps et lieu…
UN MARCHÉ DE MENDIANTS
Dans ce contexte où foisonnent les partis politiques tous plus ou moins semblables par leurs objectifs, tenter de convaincre un électeur désabusé serait comme prêcher dans le désert. La misère morale généralisée — prenant prétexte de la pauvreté matérielle— s’avère une AUBAINE pour le politicien sans idéal, sans envergure, sans scrupules et sans programme social qui y voit son Eldorado électoral : le moyen tout rêvé pour lui d’ACHETER des ÉLECTEURS OCCASIONNELS qu’il ne pourrait avoir autrement.
La période électorale donne lieu à des scènes surréalistes de MENDICITÉ À DOUBLE SENS, avec le MENDIANT POLITIQUE (en quête de voix) s’en allant à la rencontre du MENDIANT SOCIAL (en quête d’aumône) qui l’aide à s’installer au pouvoir. Le paysage se mue en un LUPANAR À CIEL OUVERT où, en échange de broutilles (T-shirts, thé, sucre ou un billet de 5000, voire 1000 FCFA), le mendiant social s’en va s’acquitter de son devoir d’électeur vis-à-vis de son semblable politicard. Et une fois élu, celui-là l’oublie définitivement, avec la conscience tranquille de s’être acquitté de son contrat, en achetant son vote. « Il ne se sent pas obligé vis-à-vis de son électeur, puisqu’il l’a déjà payé. Et il a raison !», confie un ancien prétendant à la mairie…
Cet insolite commerce a commencé au Mali avec le parti politique ADEMA du président ALPHA OUMAR KONARÉ qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir un 2e mandat qui lui échappait. Entre autres extravagances, lui et son état-major n’ont pas hésité à dépouiller les familles et la jeunesse de leur restant d’honneur… Ce fléau a atteint son point culminant avec le règne du président AMADOU TOUMANI TOURÉ qui y a ajouté sa touche personnelle, avec cette formule devenue maintenant célèbre : « Au lieu de m’attaquer, viens me voir pour que je te nomme à un poste ! » (Sic)
LES MENDIANTS DE GROS CALIBRE
Ce troc prend d’autres dimensions en dehors de la période électorale, transformant la vie quotidienne en un théâtre où, à travers moult anecdotes, se produisent des mendiants de plus gros calibre. COURTISANS par définition, ils sont INTELLECTUELS ou HOMMES D’AFFAIRES. Rares sont les Maliens qui ne connaissent pas un ou plusieurs de ces MENDIANTS DE LUXE dans leur entourage. Parlant d’eux, un initié du milieu rapporte que chaque matin, « tous les petits et grands escrocs de la ville » se retrouvent sur la colline de Koulouba dans un grand salon du palais présidentiel (aménagé pour la circonstance), discutaillant entre eux, en attendant leur audience avec le Président ATT. Et après ce rituel quotidien, ils descendent en ville, s’adonnant au TRAFIC D’INFLUENCE, disant à qui veut l’entendre : « Je viens de chez le Président de ce pas », l’appelant familièrement par son prénom Amadou.
Cela constitue l’un des multiples procédés par lesquels se font leurs TRACTATIONS DIVERSES : acquisitions de marchés publics, de subventions, de postes alléchants, de terrains et de fortunes diverses. Et aussi pour obtenir l’IMPUNITĖ pour leurs multiples félonies. Cette RACE DE RAPACES, impliquée dans tous les coups foireux, est aussi associée au PROCESSUS de DEMANTÈLEMENT et D’ALIÉNATION du PATRIMOINE NATIONAL, au profit des entités étrangères. On en compte beaucoup dans la CLASSE POLITIQUE, d’où la QUASI-ABSENCE DE TOUTE OPPOSITION dans un régime supposément démocratique. Leur rôle consiste à ÉLUDER le DÉBAT SOCIAL, pourvu que leurs affaires personnelles roulent.
Bien conscient de cette CORRUPTION GÉNÉRALISÉE et ORGANISÉE par ses soins, le Président AMADOU TOUMANI TOURÉ — qui, en privé, a des propos méprisants à leur égard— voulait en tirer un BÉNÉFICE SUPPLÉMENTAIRE, en cherchant à briguer un TROISIÈME MANDAT. Galvanisé par le mauvais conseil de ces mendiants de luxe qui lui chantent à l’oreille qu’il est « le meilleur des hommes, dans le meilleur des mondes ». Jouant le jeu jusqu’au bout, il a même voulu SUBORNER LES DÉPUTÉS, avec une proposition de PROLONGATION DE LEUR MANDAT, sous le prétexte de faire coïncider les élections législatives avec l’élection présidentielle. C’est finalement le récent COUP D’ÉTAT AU NIGER qui a mis un FREIN à ce PROJET INSENSÉ …
LE PARADOXE
Ce mythe de POLITIQUE-PACTOLE, se voulant un « RÉALISME POLITIQUE » fondé sur les caisses électorales pleines, est d’autant plus DÉPLACÉ et PARADOXAL qu’il est professé dans un pays n’ayant AUCUNE TRADITION en la matière. Du premier président Modibo Keita à Amadou Toumani Touré, tous les chefs d’État du Mali sont de MODESTE EXTRACTION SOCIALE. Ils n’étaient point riches avant de faire la politique.
Venus au pouvoir par des voies plus ou moins miraculeuses, deux d’entre eux (Konaré et Touré) se sont fortement enrichis. Des DIGNITAIRES des régimes successifs eux-mêmes n’ont fait fortune qu’en faisant la politique. Ce n’est point l’argent qui les a menés au pouvoir. Et ce sont ces NOUVEAUX RICHES et leurs affidés qui érigent maintenant en LOI DIVINE cette forme de PROSTITUTION SOCIOPOLITIQUE. Ainsi, avec l’ARGENT DÉROBÉ au TRÉSOR PUBLIC ou obtenu par des MOYENS MAFIEUX, ces incurables MYOPES veulent davantage enfoncer le pays dans le gouffre, en le privant d’un LEADERSHIP ÉCLAIRÉ et DÉVOUÉ…
Qu’est-ce qui peut donc INVERSER cette TENDANCE et NOUS AFFRANCHIR de cette NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE ? Une question qui ne manquera pas d’alimenter nos réflexions et nos actions…
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