NB : Ce texte est un extrait (retouché) d’une intervention que j’ai faite le 10 février dernier lors d’une conférence retransmise en direct sur Radio Klédu. C’était à l’occasion de la rentrée littéraire au Mali. Et le thème était : ’’L’AFRIQUE ET LES NOUVELLES DICTATURES FAMILIALES ’’. J’ai trouvé l’intitulé inapproprié et l’ai reformulé ainsi : ’’ LA NOUVELLE AFRIQUE ET LA SURVIVANCE DES DICTATURES FAMILIALES’’. Par ailleurs, j’ai d’abord pris le soin de limiter mon intervention au Mali, n’ayant pas la prétention d’élaborer sur les complexes réalités du continent noir. Ensuite, je m’en suis tenu à deux aspects du problème dont l’un se réfère aux traditions ancestrales — le DROIT D’AÎNESSE — et l’autre à l’impératif du profit — l’ARGENT.
C’est un sujet brûlant qui m’a valu de VIVES RÉACTIONS de la part de certains intervenants dont la fameuse AMINATA DRAMANE TRAORÉ, réagissant au nom d’un TRADITIONALISME DOUTEUX… Elle a dû finalement S’ÉCLIPSER quand, pour couper court au débat, j’ai effleuré une PARTIE HONTEUSE DE L’HISTOIRE DU MALI. Le modérateur, le PROFESSEUR SINGARÉ, est allé jusqu’à M’INTERDIRE LA PAROLE au grand dam des jeunes auditeurs dont certains n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement face à cette ATTITUDE DICTATORIALE qui, décidément, n’a pas fini de sévir dans notre société...
« Aux hommes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette réalité a du mal à faire son chemin dans la société malienne, encore accrochée à une valeur sacrée du passé : le DROIT D’AÎNESSE. Une tradition qui va totalement à CONTRE-COURANT du NOUVEAU CRÉDO DÉMOCRATIQUE dont le pays se réclame officiellement. C’est l’un des GRANDS PARADOXES du Mali d’aujourd’hui !
Le DROIT D’AÎNESSE est une réalité ancestrale qui régissait la quasi-totalité des rapports familiaux et sociaux dans les COMMUNAUTÉS TRADITIONNELLES maliennes. Ce PRIVILÈGE DE L’ÂGE était aussi le socle sur lequel reposait le SYSTÈME POLITIQUE. D’où ce type de gouvernement qu’on appelle la GÉRONTOCRATIE (le pouvoir des vieux).
Aujourd’hui, notre société a subi de PROFONDES MUTATIONS au point que, même en abordant la question du DROIT D’AÎNESSE sous un ANGLE STRICTEMENT FAMILIAL, cette coutume s’accommode très mal avec l’environnement dans lequel nous évoluons. Ceci explique les CONTRADICTIONS INSOLUBLES, les DÉRIVES et les NÉVROSES qui entachent les rapports familiaux, fortement teintés d’animosité. Si bien que, pour arriver à un équilibre, il faut arriver à endiguer ce phénomène— devenu un FLÉAU SOCIAL— érigé en TABOU par une suspecte LOI DU SILENCE.
LA PERVERSION D’UNE VALEUR ANCESTRALE
La prévalence du droit d’aînesse trouvait sa JUSTIFICATION dans le mode d’acquisition de la CONNAISSANCE et de la SAGESSE de l’époque ancienne. L’aîné était légitimement présumé savoir plus que le cadet selon les MÉTHODES DE TRANSMISSION INITIATIQUE qui se faisait par groupe et par échelon d’âge. Plus l’individu montait en âge, plus il montait en grade. Au sein de la famille, les SECRETS DU PATRIARCHE étaient aussi confiés à l’aîné qui, à l’occasion, assurait avec lui la COGÉRANCE DU PATRIMOINE FAMILIAL. Ce privilège lui était accordé à la fois pour son âge et le PROFIL MORAL censé découler de sa position d’aîné. À la mort du patriarche, quand ce dernier n’avait pas de frère cadet, le fils aîné lui succédait naturellement aux commandes des affaires familiales. Il se savait alors GARANT de la bonne marche et de la COHÉSION de la famille, au nom d’un MANDAT relevant du SACRÉ.
Malgré tout, ce privilège d’aîné, comme tout privilège ou pouvoir, pouvait sombrer dans l’ABUS, conformément au constat posé par le philosophe des Lumières Montesquieu : « Tout homme qui a le pouvoir est tenté d’en abuser ». Et que pour contrer cette dérive, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir puisse arrêter le pouvoir. C’est pourquoi, en cas de dérive, le droit d’aînesse pouvait se heurter au CONSEIL DE FAMILLE (ou des anciens du village) qui constituait un efficace CONTRE-POUVOIR.
Autre temps, autres mœurs ! La société a évolué et cette évolution amène avec elle d’autres réalités ! Le droit d’aînesse, dont la société ancienne s’accommodait fort bien, a été travesti et perverti au point d’être une CAUSE DE RUPTURE DES RELATIONS FAMILIALES. C’est assez paradoxal, ce privilège ancien est associé aujourd’hui à un autre type de comportement reposant sur l'INDIVIDUALISME DÉMOCRATIQUE OCCIDENTAL qui lui enlève toute légitimité, en le rendant plus INTOLÉRABLE et plus INJUSTE que jamais. Le sage et omniscient aîné est remplacé aujourd’hui par l'AÎNÉ JOUISSEUR, ÉCERVELÉ ET ÉGOCENTRIQUE.
Ce revirement de situation est dû en partie au fait que le droit d’aînesse ne repose plus forcément sur le degré de sagesse et de connaissance. Les CONFRÉRIES INITIATIQUES TRADITIONNELLES (déjà AFFAIBLIES par les dénigrements occasionnés par une islamisation massive du pays) ont cédé devant l’ÉCOLE COLONIALE. Si bien que le cadet peut s’avérer bien plus brillant que l’aîné tant au niveau de la connaissance que de la sagesse. Tout simplement parce que le cadet a eu plus de prédisposition pour cette NOUVELLE FORME D’ACQUISITION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA SAGESSE.
Un autre paradoxe veut que l’ÉCOLE COLONIALE, si elle est menée à bon escient, loin de nous écarter de notre culture traditionnelle, peut nous conduire à une meilleure connaissance de cette tradition désormais recueillie dans des LIVRES SPÉCIALISÉS écrits par des chercheurs dans la langue du colon que seule une bonne éducation scolaire à l’école coloniale peut aider à déchiffrer…
Le cadet qui se forme par les LIVRES INITIATIQUES et les voyages d’études à travers le monde en sait nécessairement plus que l’aîné qui n’est allé loin nulle part, ni dans les études, ni dans le monde. Et qui associe à ces carences un goût immodéré pour le luxe et les PLAISIRS DE LA VIE MONDAINE. Il relève du NON-SENS qu’un tel aîné veuille se fonder sur le droit d’aînesse traditionnel sans être imprégné de cette culture traditionnelle et méprisant même cette culture qu’il juge moribonde. N’’étant pas contrecarré par un CONSEIL DE FAMILLE (qui n’existe presque plus, à cause du relâchement des liens familiaux), il devient un véritable TYRAN qui peut RUINER la famille entière.
Ce sont des SITUATIONS DICTATORIALES INTOLÉRABLES qu’on retrouve aussi bien en ville qu’en campagne. Aussi bien dans les familles étendues que nucléaires. Aussi bien dans les familles polygamiques que monogamiques. Au nom d’une valeur ancienne travestie, de DÉFAILLANTS FILS AÎNÉS empoisonnent l’existence de leurs cadets dont ils sont le plus souvent JALOUX et pour lesquels ils éprouvent une HAINE sans faille.
Rattrapé par la réalité, acculé et prisonnier de ses bas instincts, l’opiniâtre aîné pense alors exorciser ses lacunes et ses complexes avec cette FORMULE MAGIQUE : « Je suis ton aîné ! J’ai préséance sur toi en tout, quels que soient tes acquis moraux ou intellectuels! Ou tu te soumets, ou tu te démets !» Il ne lui vient point à l’esprit que si l’âge est censé conférer la sagesse, il en est de même pour l’instruction. Comme l’enseigne notre société. Cet aîné ne songe pas non plus que ce privilège dont il se réclame, au nom de la coutume, lui serait retiré dans la société traditionnelle, du fait de son inconduite. Il serait purement et simplement mis au ban de la société.
À suivre
Mountaga Fané Kantéka
mountaga40@hotmail.com
lundi 24 mai 2010
jeudi 13 mai 2010
MITRAILLÉ PAR L’ENSEIGNEMENT
Certains de mes lecteurs s’inquiètent de mon silence. À cause de la forte teneur politique de mes derniers articles ! D’autres spéculent déjà sur un POSTE POLITIQUE qui m’aurait été offert en échange de mon silence ! Je dois les rassurer tout de suite: IL N ‘EN EST RIEN. J’étais seulement enfermé quelque part dans… la PRISON DE L’ENSEIGNEMENT. Oui !
Il y a plusieurs moyens de neutraliser un homme : le contraindre physiquement, le supprimer, le corrompre, exercer sur lui du chantage, le menacer dans ses moyens de survie ou tout simplement l’accabler de travail. Après avoir échappé ou résisté aux cinq premiers moyens, j’ai finalement succombé au dernier : les CHAÎNES DU BOULOT. Oui, j’ai été purement et simplement MITRAILLÉ par … le feu de l’enseignement. Des TONNES DE COURS à donner, qui m’ont littéralement ZOMBIFIÉ. Et mis HORS D’ÉTAT DE NUIRE…
SURCHARGER POUR MIEUX CASTRER ?
Depuis quelques mois, j’avais décidé de donner des cours de communication et de journalisme dans un établissement privé de la capitale. En attendant de démarrer mes projets ! Au début, les choses se passaient assez paisiblement. Je n’avais que 4 heures de cours à donner par semaine à la classe de 2e année COMMUNICATION-JOURNALISME. Dans 2 matières : Sociologie des médias et IEC (Information, Éducation, Communication).
Mais voilà que brusquement je me retrouve avec la lourde charge de SAUVER L’ANNÉE SCOLAIRE de toute la filière Communication-Journalisme. Avec 8 COURS à donner à 3 CLASSES (1e, 2e et 3e années) dans 5 MATIÈRES (IEC, Sociologie des médias, Genres rédactionnels, Collecte et Traitement de l’information, Pratique radio). Avec à la clé 22 HEURES DE COURS PAR SEMAINE. Sans compter les longues heures consacrées à la CORRECTION DES DEVOIRS. En un mois et demi, j’ai dû combler le programme de tout un semestre ! Cela fait des jours sans répit et des semaines sans week-end et sans récréation. Un PROGRAMME INTENSIF propre à CASTRER un homme ! Et le détourner de certaines activités— comme l’écriture— jugées subversives.
Et, croyez-moi, le peu d’argent qu’on y gagne sert surtout à recoller les morceaux et à se soigner du SURMENAGE occasionné par le stress, l’insomnie et la débauche d’énergie! Sans tenir compte d’autres désagréments (d’ordre bureaucratique) qui donnent une tournure de TORTURE aux incidents…
UNE RICHE EXPÉRIENCE MALGRÉ TOUT
Dire que je n’ai bu que du CALICE dans cette expérience serait un odieux mensonge. J’y ai aussi gouté du MIEL dont mes papilles gustatives gardent encore le doux souvenir!
Mon premier motif de réjouissance est que je renoue avec une VIEILLE VOCATION qui a précédé en moi celle de l’écrivain et du journaliste. Une vieille vocation que j’ai toujours pratiquée de façon plus ou moins informelle, depuis le bas âge, et qui me vaut encore la gratitude de certains camarades de classe …
Mon second motif de joie est la satisfaction et le soulagement procurés aux étudiants qui payent très cher pour une formation qu’ils ne reçoivent pas toujours. Faute d’enseignants… Ma troisième raison de me réjouir réside dans l’EXPÉRIMENTATION d’une troublante réalité sociopolitique : la DÉPERDITION SCOLAIRE ENTRETENUE par des politicards de la IIIe République, pour en tirer des bénéfices politiques et sociaux— pour eux et pour leurs enfants appelés à leur succéder aux postes stratégiques. Leurs enfants qu’ils envoient à l’étranger pour avoir une formation que le Mali ne peut pas leur donner. C’est de cette manière qu’ils entretiennent ce que les sociologues appellent le SYSTÈME DE REPRODUCTION SOCIALE…
De tous les motifs de satisfaction, le meilleur réside dans ce constat : ce milieu pourrait être le CATALYSEUR d’une RÉVOLUTION SOCIALE au Mali. Si bien que, au moment où vous lisez ce papier, je me remets de mes fatigues, étendu sur mon balcon, au milieu de mes amis oiseaux, en pensant au MALI NOUVEAU — DÉBARRASSÉ DES PARASITES SOCIAUX…
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
Il y a plusieurs moyens de neutraliser un homme : le contraindre physiquement, le supprimer, le corrompre, exercer sur lui du chantage, le menacer dans ses moyens de survie ou tout simplement l’accabler de travail. Après avoir échappé ou résisté aux cinq premiers moyens, j’ai finalement succombé au dernier : les CHAÎNES DU BOULOT. Oui, j’ai été purement et simplement MITRAILLÉ par … le feu de l’enseignement. Des TONNES DE COURS à donner, qui m’ont littéralement ZOMBIFIÉ. Et mis HORS D’ÉTAT DE NUIRE…
SURCHARGER POUR MIEUX CASTRER ?
Depuis quelques mois, j’avais décidé de donner des cours de communication et de journalisme dans un établissement privé de la capitale. En attendant de démarrer mes projets ! Au début, les choses se passaient assez paisiblement. Je n’avais que 4 heures de cours à donner par semaine à la classe de 2e année COMMUNICATION-JOURNALISME. Dans 2 matières : Sociologie des médias et IEC (Information, Éducation, Communication).
Mais voilà que brusquement je me retrouve avec la lourde charge de SAUVER L’ANNÉE SCOLAIRE de toute la filière Communication-Journalisme. Avec 8 COURS à donner à 3 CLASSES (1e, 2e et 3e années) dans 5 MATIÈRES (IEC, Sociologie des médias, Genres rédactionnels, Collecte et Traitement de l’information, Pratique radio). Avec à la clé 22 HEURES DE COURS PAR SEMAINE. Sans compter les longues heures consacrées à la CORRECTION DES DEVOIRS. En un mois et demi, j’ai dû combler le programme de tout un semestre ! Cela fait des jours sans répit et des semaines sans week-end et sans récréation. Un PROGRAMME INTENSIF propre à CASTRER un homme ! Et le détourner de certaines activités— comme l’écriture— jugées subversives.
Et, croyez-moi, le peu d’argent qu’on y gagne sert surtout à recoller les morceaux et à se soigner du SURMENAGE occasionné par le stress, l’insomnie et la débauche d’énergie! Sans tenir compte d’autres désagréments (d’ordre bureaucratique) qui donnent une tournure de TORTURE aux incidents…
UNE RICHE EXPÉRIENCE MALGRÉ TOUT
Dire que je n’ai bu que du CALICE dans cette expérience serait un odieux mensonge. J’y ai aussi gouté du MIEL dont mes papilles gustatives gardent encore le doux souvenir!
Mon premier motif de réjouissance est que je renoue avec une VIEILLE VOCATION qui a précédé en moi celle de l’écrivain et du journaliste. Une vieille vocation que j’ai toujours pratiquée de façon plus ou moins informelle, depuis le bas âge, et qui me vaut encore la gratitude de certains camarades de classe …
Mon second motif de joie est la satisfaction et le soulagement procurés aux étudiants qui payent très cher pour une formation qu’ils ne reçoivent pas toujours. Faute d’enseignants… Ma troisième raison de me réjouir réside dans l’EXPÉRIMENTATION d’une troublante réalité sociopolitique : la DÉPERDITION SCOLAIRE ENTRETENUE par des politicards de la IIIe République, pour en tirer des bénéfices politiques et sociaux— pour eux et pour leurs enfants appelés à leur succéder aux postes stratégiques. Leurs enfants qu’ils envoient à l’étranger pour avoir une formation que le Mali ne peut pas leur donner. C’est de cette manière qu’ils entretiennent ce que les sociologues appellent le SYSTÈME DE REPRODUCTION SOCIALE…
De tous les motifs de satisfaction, le meilleur réside dans ce constat : ce milieu pourrait être le CATALYSEUR d’une RÉVOLUTION SOCIALE au Mali. Si bien que, au moment où vous lisez ce papier, je me remets de mes fatigues, étendu sur mon balcon, au milieu de mes amis oiseaux, en pensant au MALI NOUVEAU — DÉBARRASSÉ DES PARASITES SOCIAUX…
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
lundi 19 avril 2010
LE MALI VERS UN CHANGEMENT DE GÉNÉRATION POLITIQUE
Beaucoup de choses se disent en ce moment dans les coulisses, à propos de la succession du président malien ATT qui, bon gré mal gré, devra tirer sa révérence en 2012. Définitivement! Ces mille et une supputations divisent deux camps : ceux qui parlent d’un CANDIDAT DÉJÀ PROGRAMMÉ pour prendre le relais et ceux qui parlent de RISQUE DE GUERRE CIVILE entre différents prétendants.
Le premier camp se fie à une pratique ayant consacré l’« élection » de l’actuel chef d’Etat, à qui son prédécesseur Alpha Oumar Konaré a passé la main. Ce camp spécule donc autour des VIEILLES TÊTES qui engorgent l’espace politique dont SOUMAÏLA CISSÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA — de VIEUX BARONS de l’Adema ayant créé leurs propres partis.
L’autre camp, parlant de guerre civile, ne se démarque du premier que par le scénario. Tout en retenant la formule de passation du pouvoir à l’un des anciens dignitaires du paysage politique, ce camp prévoit une guerre sans merci entre les prétendants privilégiés, au point de mettre le pays en ébullition.
Et si finalement ces deux camps se trompaient ?
LE COUP QU’ON NE VOIT PAS VENIR
Ce que ces deux camps ont de commun, c’est le RÉFLEXE DU DOMINÉ, un conditionnement social qui les éloigne de toute perspective de changement. Par paresse intellectuelle ou par esprit de connivence, leur VISION est LIMITÉE aux VIEUX BOUCS POLITIQUES — traînant derrière eux des casseroles — auprès desquels ils veulent se positionner, dans le but évident de se faire une place au soleil.
Or, quelqu’un qui s’intéresse un temps soit peu aux mouvements sociaux, qui prête une oreille attentive aux BRUITS DE FOND ou qui se donne la peine d’engager une conversation soutenue sur l’alternance politique dans certains milieux, réalise que QUELQUE CHOSE D’INATTENDU — et de GRANDIOSE — peut se passer en 2012 au Mali…
Un TRAVAIL DE TERRAIN laisse entrevoir un SILENCIEUX ÉCŒUREMENT au niveau de différentes couches sociales qui n’attendent qu’une INITIATIVE FÉDÉRATRICE pour déclencher un MOUVEMENT DE MASSE qui changera le paysage politique malien de fond en comble. Ce MASSIF ÉCŒUREMENT se constate à bien de niveaux : chez des analphabètes ou des gens faiblement scolarisés qui triment à longueur de journée pour trouver leur pitance, chez une classe moyenne en mal de perspective, chez une certaine élite qui voit d’un très mauvais œil la CULTURE DE MÉDIOCRITÉ établie par les régimes Konaré et Touré. Et surtout chez une JEUNESSE LABORIEUSE, DIPLÔMÉE SANS EMPLOI STABLE, qui montre un inhabituel TEMPÉRAMENT RÉVOLUTIONNAIRE tranchant avec le larbinisme passif des mendiants sociopolitiques. Une jeunesse hardie— peinant pour survivre et fatiguée de voir des FILS À PAPA et des OPPORTUNISTES politiques les snober avec du BIEN MAL ACQUIS — qui, récemment, n’a pas hésité à envahir un ministère pour réclamer son complément de salaire pour des contrats à durée déterminée.
Une discussion avec ces laissés-pour-compte donne froid dans le dos. L’impatience et la colère qui les animent ne laissent aucun doute sur l’imminence d’une EXPLOSION SOCIALE dont ils seront les principaux acteurs. C’est une FORCE POLITIQUE qui couve et qu’on ne pourra pas facilement corrompre, parce qu’ayant déjà fait les frais de cette corruption et DÉSABUSÉE par les promesses électorales non tenues à leur égard. Tout ce que veulent ces jeunes, c’est un CHANGEMENT RADICAL qui les associera à la gestion des affaires publiques. Ils veulent DÉFAIRE la RACE DE RAPACES qu’ils ont contribué à mettre en place.
« TOUS LES VIEUX, DEHORS ! »
Le modèle de « PÈRE DE LA NATION », comme celui du « BON PÈRE DE FAMILLE » ont fait LONG FEU au Mali. Ni l’un ni l’autre n’a fait ses preuves. JAMAIS la sagesse dans la gestion des affaires publiques n’a été au rendez-vous avec les 3 derniers présidents. Et pour finir, la bravoure, elle aussi, a déserté l’espace politique, laissant le PAYS À LA MERCI DES ÉTRANGERS qui viennent piller ses richesses et détruire son écosystème, au vu et au su des jeunes qui se demandent finalement ce que c’est cette histoire de « père de la nation ».
Un père de la nation qui n’est jamais là quand il le faut, un père de la nation incapable de tenir tête aux BLANCS et aux ARABES, un père de la nation incapable de protéger sa famille contre les BRIGANDS et les TERRORISTES, un père de la nation qui se fait publiquement HUMILIER par ses pairs qui l’obligent à négocier le NON-NÉGOCIABLE, un père de la nation COMPLICE DES DÉPRÉDATEURS de son pays, un père de la nation qui ne répugne pas à DILAPIDER L’HÉRITAGE de ses enfants, un père de la nation aussi cupide que pusillanime, un père de la nation INCAPABLE DE STABILISER L’ÉCOLE, un père de la nation incapable de TROUVER DU TRAVAIL à ses enfants, un père de la nation incapable de NOURRIR et de SOIGNER sa famille, un père de la nation incapable de REGARDER SES ENFANTS DANS LES YEUX et de leur DIRE LA VÉRITE... En somme, un père de la nation dont on se passerait bien volontiers.
C’est cela l’ÉTAT D’ESPRIT qui anime la jeunesse hardie face au CUISANT ÉCHEC DES VIEUX POLITICARDS. Et, se dit-elle : « Puisque les vieux ont montré leurs limites, le PRIVILÈGE DE L’ÂGE ne saurait plus être un argument décisif. Pourquoi ne pas essayer avec UN JEUNE de notre génération avec lequel nous avons la MÊME VISION des choses. Après tout, les EXEMPLES RÉCENTS DE BON LEADERSHIP EN AFRIQUE se trouvent auprès de JEUNES PRÉSIDENTS comme THOMAS SANKARA et JERRY RAWLINGS, ayant apporté des CHANGEMENTS NOTABLES dans leurs pays respectifs. »
En dernier ressort, la question qui s’impose est fatalement : « Pourquoi ne pas foutre tous les VIEUX DEHORS ? » Et qui s’en plaindrait ? Qui se plaindrait qu’on jette PAR-DESSUS BORD, les SOUMAÏLA CISSÉ, IBK ET CONSORTS ? N’ont-ils pas fait leur temps ? Peuvent-ils seulement représenter l’AVENIR ?
(À SUIVRE)
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
Le premier camp se fie à une pratique ayant consacré l’« élection » de l’actuel chef d’Etat, à qui son prédécesseur Alpha Oumar Konaré a passé la main. Ce camp spécule donc autour des VIEILLES TÊTES qui engorgent l’espace politique dont SOUMAÏLA CISSÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA — de VIEUX BARONS de l’Adema ayant créé leurs propres partis.
L’autre camp, parlant de guerre civile, ne se démarque du premier que par le scénario. Tout en retenant la formule de passation du pouvoir à l’un des anciens dignitaires du paysage politique, ce camp prévoit une guerre sans merci entre les prétendants privilégiés, au point de mettre le pays en ébullition.
Et si finalement ces deux camps se trompaient ?
LE COUP QU’ON NE VOIT PAS VENIR
Ce que ces deux camps ont de commun, c’est le RÉFLEXE DU DOMINÉ, un conditionnement social qui les éloigne de toute perspective de changement. Par paresse intellectuelle ou par esprit de connivence, leur VISION est LIMITÉE aux VIEUX BOUCS POLITIQUES — traînant derrière eux des casseroles — auprès desquels ils veulent se positionner, dans le but évident de se faire une place au soleil.
Or, quelqu’un qui s’intéresse un temps soit peu aux mouvements sociaux, qui prête une oreille attentive aux BRUITS DE FOND ou qui se donne la peine d’engager une conversation soutenue sur l’alternance politique dans certains milieux, réalise que QUELQUE CHOSE D’INATTENDU — et de GRANDIOSE — peut se passer en 2012 au Mali…
Un TRAVAIL DE TERRAIN laisse entrevoir un SILENCIEUX ÉCŒUREMENT au niveau de différentes couches sociales qui n’attendent qu’une INITIATIVE FÉDÉRATRICE pour déclencher un MOUVEMENT DE MASSE qui changera le paysage politique malien de fond en comble. Ce MASSIF ÉCŒUREMENT se constate à bien de niveaux : chez des analphabètes ou des gens faiblement scolarisés qui triment à longueur de journée pour trouver leur pitance, chez une classe moyenne en mal de perspective, chez une certaine élite qui voit d’un très mauvais œil la CULTURE DE MÉDIOCRITÉ établie par les régimes Konaré et Touré. Et surtout chez une JEUNESSE LABORIEUSE, DIPLÔMÉE SANS EMPLOI STABLE, qui montre un inhabituel TEMPÉRAMENT RÉVOLUTIONNAIRE tranchant avec le larbinisme passif des mendiants sociopolitiques. Une jeunesse hardie— peinant pour survivre et fatiguée de voir des FILS À PAPA et des OPPORTUNISTES politiques les snober avec du BIEN MAL ACQUIS — qui, récemment, n’a pas hésité à envahir un ministère pour réclamer son complément de salaire pour des contrats à durée déterminée.
Une discussion avec ces laissés-pour-compte donne froid dans le dos. L’impatience et la colère qui les animent ne laissent aucun doute sur l’imminence d’une EXPLOSION SOCIALE dont ils seront les principaux acteurs. C’est une FORCE POLITIQUE qui couve et qu’on ne pourra pas facilement corrompre, parce qu’ayant déjà fait les frais de cette corruption et DÉSABUSÉE par les promesses électorales non tenues à leur égard. Tout ce que veulent ces jeunes, c’est un CHANGEMENT RADICAL qui les associera à la gestion des affaires publiques. Ils veulent DÉFAIRE la RACE DE RAPACES qu’ils ont contribué à mettre en place.
« TOUS LES VIEUX, DEHORS ! »
Le modèle de « PÈRE DE LA NATION », comme celui du « BON PÈRE DE FAMILLE » ont fait LONG FEU au Mali. Ni l’un ni l’autre n’a fait ses preuves. JAMAIS la sagesse dans la gestion des affaires publiques n’a été au rendez-vous avec les 3 derniers présidents. Et pour finir, la bravoure, elle aussi, a déserté l’espace politique, laissant le PAYS À LA MERCI DES ÉTRANGERS qui viennent piller ses richesses et détruire son écosystème, au vu et au su des jeunes qui se demandent finalement ce que c’est cette histoire de « père de la nation ».
Un père de la nation qui n’est jamais là quand il le faut, un père de la nation incapable de tenir tête aux BLANCS et aux ARABES, un père de la nation incapable de protéger sa famille contre les BRIGANDS et les TERRORISTES, un père de la nation qui se fait publiquement HUMILIER par ses pairs qui l’obligent à négocier le NON-NÉGOCIABLE, un père de la nation COMPLICE DES DÉPRÉDATEURS de son pays, un père de la nation qui ne répugne pas à DILAPIDER L’HÉRITAGE de ses enfants, un père de la nation aussi cupide que pusillanime, un père de la nation INCAPABLE DE STABILISER L’ÉCOLE, un père de la nation incapable de TROUVER DU TRAVAIL à ses enfants, un père de la nation incapable de NOURRIR et de SOIGNER sa famille, un père de la nation incapable de REGARDER SES ENFANTS DANS LES YEUX et de leur DIRE LA VÉRITE... En somme, un père de la nation dont on se passerait bien volontiers.
C’est cela l’ÉTAT D’ESPRIT qui anime la jeunesse hardie face au CUISANT ÉCHEC DES VIEUX POLITICARDS. Et, se dit-elle : « Puisque les vieux ont montré leurs limites, le PRIVILÈGE DE L’ÂGE ne saurait plus être un argument décisif. Pourquoi ne pas essayer avec UN JEUNE de notre génération avec lequel nous avons la MÊME VISION des choses. Après tout, les EXEMPLES RÉCENTS DE BON LEADERSHIP EN AFRIQUE se trouvent auprès de JEUNES PRÉSIDENTS comme THOMAS SANKARA et JERRY RAWLINGS, ayant apporté des CHANGEMENTS NOTABLES dans leurs pays respectifs. »
En dernier ressort, la question qui s’impose est fatalement : « Pourquoi ne pas foutre tous les VIEUX DEHORS ? » Et qui s’en plaindrait ? Qui se plaindrait qu’on jette PAR-DESSUS BORD, les SOUMAÏLA CISSÉ, IBK ET CONSORTS ? N’ont-ils pas fait leur temps ? Peuvent-ils seulement représenter l’AVENIR ?
(À SUIVRE)
MF KANTÉKA
mountaga40@hotmail.com
lundi 5 avril 2010
ASPECTS DE LA MENDICITÉ SOCIOPOLITIQUE AU MALI
« LES PEUPLES MÉRITENT LEURS DIRIGEANTS », est une vieille vérité selon laquelle la grandeur ou la petitesse du leadership d’une nation donnée est à l’aune de l’envergure morale et mentale de ses masses populaires. Ainsi, la déchéance politique découle de la déchéance sociale. Autrement dit, la GANGRÈNE POLITIQUE pousse sur le FUMIER SOCIAL…
Le JEU POLITIQUE s’accommode des défaillances sociales pour avoir droit de cité. Et l’effritement des mœurs sociales est une brèche salutaire par laquelle s’infiltre le MARGOUILLAT POLITIQUE. Le Mali « démocratique » se débat dans les maremmes de cette inexorable LOI SOCIOPOLITIQUE, notamment à cause de sa soumission aux injonctions de l’Argent-Dieu. C’est si vrai que le corollaire politique du refrain social (mentionné dans le précédent article) est ainsi formulé: « TU NE FERAS POINT DE POLITIQUE AU MALI SI TU N’ES PAS SATURÉ D’ARGENT ! » UN LEIT-MOTIV qui a acquis force de loi, sous le label de « RÉALISME POLITIQUE » — dans un pays pourtant classé parmi les plus pauvres au monde! Ce NOUVEAU CONTRAT SOCIAL donne lieu à un véritable FESTIN PUBLIC où l’excès côtoie le néant, où le tragique le dispute au ridicule, en temps et lieu…
UN MARCHÉ DE MENDIANTS
Dans ce contexte où foisonnent les partis politiques tous plus ou moins semblables par leurs objectifs, tenter de convaincre un électeur désabusé serait comme prêcher dans le désert. La misère morale généralisée — prenant prétexte de la pauvreté matérielle— s’avère une AUBAINE pour le politicien sans idéal, sans envergure, sans scrupules et sans programme social qui y voit son Eldorado électoral : le moyen tout rêvé pour lui d’ACHETER des ÉLECTEURS OCCASIONNELS qu’il ne pourrait avoir autrement.
La période électorale donne lieu à des scènes surréalistes de MENDICITÉ À DOUBLE SENS, avec le MENDIANT POLITIQUE (en quête de voix) s’en allant à la rencontre du MENDIANT SOCIAL (en quête d’aumône) qui l’aide à s’installer au pouvoir. Le paysage se mue en un LUPANAR À CIEL OUVERT où, en échange de broutilles (T-shirts, thé, sucre ou un billet de 5000, voire 1000 FCFA), le mendiant social s’en va s’acquitter de son devoir d’électeur vis-à-vis de son semblable politicard. Et une fois élu, celui-là l’oublie définitivement, avec la conscience tranquille de s’être acquitté de son contrat, en achetant son vote. « Il ne se sent pas obligé vis-à-vis de son électeur, puisqu’il l’a déjà payé. Et il a raison !», confie un ancien prétendant à la mairie…
Cet insolite commerce a commencé au Mali avec le parti politique ADEMA du président ALPHA OUMAR KONARÉ qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir un 2e mandat qui lui échappait. Entre autres extravagances, lui et son état-major n’ont pas hésité à dépouiller les familles et la jeunesse de leur restant d’honneur… Ce fléau a atteint son point culminant avec le règne du président AMADOU TOUMANI TOURÉ qui y a ajouté sa touche personnelle, avec cette formule devenue maintenant célèbre : « Au lieu de m’attaquer, viens me voir pour que je te nomme à un poste ! » (Sic)
LES MENDIANTS DE GROS CALIBRE
Ce troc prend d’autres dimensions en dehors de la période électorale, transformant la vie quotidienne en un théâtre où, à travers moult anecdotes, se produisent des mendiants de plus gros calibre. COURTISANS par définition, ils sont INTELLECTUELS ou HOMMES D’AFFAIRES. Rares sont les Maliens qui ne connaissent pas un ou plusieurs de ces MENDIANTS DE LUXE dans leur entourage. Parlant d’eux, un initié du milieu rapporte que chaque matin, « tous les petits et grands escrocs de la ville » se retrouvent sur la colline de Koulouba dans un grand salon du palais présidentiel (aménagé pour la circonstance), discutaillant entre eux, en attendant leur audience avec le Président ATT. Et après ce rituel quotidien, ils descendent en ville, s’adonnant au TRAFIC D’INFLUENCE, disant à qui veut l’entendre : « Je viens de chez le Président de ce pas », l’appelant familièrement par son prénom Amadou.
Cela constitue l’un des multiples procédés par lesquels se font leurs TRACTATIONS DIVERSES : acquisitions de marchés publics, de subventions, de postes alléchants, de terrains et de fortunes diverses. Et aussi pour obtenir l’IMPUNITĖ pour leurs multiples félonies. Cette RACE DE RAPACES, impliquée dans tous les coups foireux, est aussi associée au PROCESSUS de DEMANTÈLEMENT et D’ALIÉNATION du PATRIMOINE NATIONAL, au profit des entités étrangères. On en compte beaucoup dans la CLASSE POLITIQUE, d’où la QUASI-ABSENCE DE TOUTE OPPOSITION dans un régime supposément démocratique. Leur rôle consiste à ÉLUDER le DÉBAT SOCIAL, pourvu que leurs affaires personnelles roulent.
Bien conscient de cette CORRUPTION GÉNÉRALISÉE et ORGANISÉE par ses soins, le Président AMADOU TOUMANI TOURÉ — qui, en privé, a des propos méprisants à leur égard— voulait en tirer un BÉNÉFICE SUPPLÉMENTAIRE, en cherchant à briguer un TROISIÈME MANDAT. Galvanisé par le mauvais conseil de ces mendiants de luxe qui lui chantent à l’oreille qu’il est « le meilleur des hommes, dans le meilleur des mondes ». Jouant le jeu jusqu’au bout, il a même voulu SUBORNER LES DÉPUTÉS, avec une proposition de PROLONGATION DE LEUR MANDAT, sous le prétexte de faire coïncider les élections législatives avec l’élection présidentielle. C’est finalement le récent COUP D’ÉTAT AU NIGER qui a mis un FREIN à ce PROJET INSENSÉ …
LE PARADOXE
Ce mythe de POLITIQUE-PACTOLE, se voulant un « RÉALISME POLITIQUE » fondé sur les caisses électorales pleines, est d’autant plus DÉPLACÉ et PARADOXAL qu’il est professé dans un pays n’ayant AUCUNE TRADITION en la matière. Du premier président Modibo Keita à Amadou Toumani Touré, tous les chefs d’État du Mali sont de MODESTE EXTRACTION SOCIALE. Ils n’étaient point riches avant de faire la politique.
Venus au pouvoir par des voies plus ou moins miraculeuses, deux d’entre eux (Konaré et Touré) se sont fortement enrichis. Des DIGNITAIRES des régimes successifs eux-mêmes n’ont fait fortune qu’en faisant la politique. Ce n’est point l’argent qui les a menés au pouvoir. Et ce sont ces NOUVEAUX RICHES et leurs affidés qui érigent maintenant en LOI DIVINE cette forme de PROSTITUTION SOCIOPOLITIQUE. Ainsi, avec l’ARGENT DÉROBÉ au TRÉSOR PUBLIC ou obtenu par des MOYENS MAFIEUX, ces incurables MYOPES veulent davantage enfoncer le pays dans le gouffre, en le privant d’un LEADERSHIP ÉCLAIRÉ et DÉVOUÉ…
Qu’est-ce qui peut donc INVERSER cette TENDANCE et NOUS AFFRANCHIR de cette NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE ? Une question qui ne manquera pas d’alimenter nos réflexions et nos actions…
(À SUIVRE)
MF Kantéka
Le JEU POLITIQUE s’accommode des défaillances sociales pour avoir droit de cité. Et l’effritement des mœurs sociales est une brèche salutaire par laquelle s’infiltre le MARGOUILLAT POLITIQUE. Le Mali « démocratique » se débat dans les maremmes de cette inexorable LOI SOCIOPOLITIQUE, notamment à cause de sa soumission aux injonctions de l’Argent-Dieu. C’est si vrai que le corollaire politique du refrain social (mentionné dans le précédent article) est ainsi formulé: « TU NE FERAS POINT DE POLITIQUE AU MALI SI TU N’ES PAS SATURÉ D’ARGENT ! » UN LEIT-MOTIV qui a acquis force de loi, sous le label de « RÉALISME POLITIQUE » — dans un pays pourtant classé parmi les plus pauvres au monde! Ce NOUVEAU CONTRAT SOCIAL donne lieu à un véritable FESTIN PUBLIC où l’excès côtoie le néant, où le tragique le dispute au ridicule, en temps et lieu…
UN MARCHÉ DE MENDIANTS
Dans ce contexte où foisonnent les partis politiques tous plus ou moins semblables par leurs objectifs, tenter de convaincre un électeur désabusé serait comme prêcher dans le désert. La misère morale généralisée — prenant prétexte de la pauvreté matérielle— s’avère une AUBAINE pour le politicien sans idéal, sans envergure, sans scrupules et sans programme social qui y voit son Eldorado électoral : le moyen tout rêvé pour lui d’ACHETER des ÉLECTEURS OCCASIONNELS qu’il ne pourrait avoir autrement.
La période électorale donne lieu à des scènes surréalistes de MENDICITÉ À DOUBLE SENS, avec le MENDIANT POLITIQUE (en quête de voix) s’en allant à la rencontre du MENDIANT SOCIAL (en quête d’aumône) qui l’aide à s’installer au pouvoir. Le paysage se mue en un LUPANAR À CIEL OUVERT où, en échange de broutilles (T-shirts, thé, sucre ou un billet de 5000, voire 1000 FCFA), le mendiant social s’en va s’acquitter de son devoir d’électeur vis-à-vis de son semblable politicard. Et une fois élu, celui-là l’oublie définitivement, avec la conscience tranquille de s’être acquitté de son contrat, en achetant son vote. « Il ne se sent pas obligé vis-à-vis de son électeur, puisqu’il l’a déjà payé. Et il a raison !», confie un ancien prétendant à la mairie…
Cet insolite commerce a commencé au Mali avec le parti politique ADEMA du président ALPHA OUMAR KONARÉ qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir un 2e mandat qui lui échappait. Entre autres extravagances, lui et son état-major n’ont pas hésité à dépouiller les familles et la jeunesse de leur restant d’honneur… Ce fléau a atteint son point culminant avec le règne du président AMADOU TOUMANI TOURÉ qui y a ajouté sa touche personnelle, avec cette formule devenue maintenant célèbre : « Au lieu de m’attaquer, viens me voir pour que je te nomme à un poste ! » (Sic)
LES MENDIANTS DE GROS CALIBRE
Ce troc prend d’autres dimensions en dehors de la période électorale, transformant la vie quotidienne en un théâtre où, à travers moult anecdotes, se produisent des mendiants de plus gros calibre. COURTISANS par définition, ils sont INTELLECTUELS ou HOMMES D’AFFAIRES. Rares sont les Maliens qui ne connaissent pas un ou plusieurs de ces MENDIANTS DE LUXE dans leur entourage. Parlant d’eux, un initié du milieu rapporte que chaque matin, « tous les petits et grands escrocs de la ville » se retrouvent sur la colline de Koulouba dans un grand salon du palais présidentiel (aménagé pour la circonstance), discutaillant entre eux, en attendant leur audience avec le Président ATT. Et après ce rituel quotidien, ils descendent en ville, s’adonnant au TRAFIC D’INFLUENCE, disant à qui veut l’entendre : « Je viens de chez le Président de ce pas », l’appelant familièrement par son prénom Amadou.
Cela constitue l’un des multiples procédés par lesquels se font leurs TRACTATIONS DIVERSES : acquisitions de marchés publics, de subventions, de postes alléchants, de terrains et de fortunes diverses. Et aussi pour obtenir l’IMPUNITĖ pour leurs multiples félonies. Cette RACE DE RAPACES, impliquée dans tous les coups foireux, est aussi associée au PROCESSUS de DEMANTÈLEMENT et D’ALIÉNATION du PATRIMOINE NATIONAL, au profit des entités étrangères. On en compte beaucoup dans la CLASSE POLITIQUE, d’où la QUASI-ABSENCE DE TOUTE OPPOSITION dans un régime supposément démocratique. Leur rôle consiste à ÉLUDER le DÉBAT SOCIAL, pourvu que leurs affaires personnelles roulent.
Bien conscient de cette CORRUPTION GÉNÉRALISÉE et ORGANISÉE par ses soins, le Président AMADOU TOUMANI TOURÉ — qui, en privé, a des propos méprisants à leur égard— voulait en tirer un BÉNÉFICE SUPPLÉMENTAIRE, en cherchant à briguer un TROISIÈME MANDAT. Galvanisé par le mauvais conseil de ces mendiants de luxe qui lui chantent à l’oreille qu’il est « le meilleur des hommes, dans le meilleur des mondes ». Jouant le jeu jusqu’au bout, il a même voulu SUBORNER LES DÉPUTÉS, avec une proposition de PROLONGATION DE LEUR MANDAT, sous le prétexte de faire coïncider les élections législatives avec l’élection présidentielle. C’est finalement le récent COUP D’ÉTAT AU NIGER qui a mis un FREIN à ce PROJET INSENSÉ …
LE PARADOXE
Ce mythe de POLITIQUE-PACTOLE, se voulant un « RÉALISME POLITIQUE » fondé sur les caisses électorales pleines, est d’autant plus DÉPLACÉ et PARADOXAL qu’il est professé dans un pays n’ayant AUCUNE TRADITION en la matière. Du premier président Modibo Keita à Amadou Toumani Touré, tous les chefs d’État du Mali sont de MODESTE EXTRACTION SOCIALE. Ils n’étaient point riches avant de faire la politique.
Venus au pouvoir par des voies plus ou moins miraculeuses, deux d’entre eux (Konaré et Touré) se sont fortement enrichis. Des DIGNITAIRES des régimes successifs eux-mêmes n’ont fait fortune qu’en faisant la politique. Ce n’est point l’argent qui les a menés au pouvoir. Et ce sont ces NOUVEAUX RICHES et leurs affidés qui érigent maintenant en LOI DIVINE cette forme de PROSTITUTION SOCIOPOLITIQUE. Ainsi, avec l’ARGENT DÉROBÉ au TRÉSOR PUBLIC ou obtenu par des MOYENS MAFIEUX, ces incurables MYOPES veulent davantage enfoncer le pays dans le gouffre, en le privant d’un LEADERSHIP ÉCLAIRÉ et DÉVOUÉ…
Qu’est-ce qui peut donc INVERSER cette TENDANCE et NOUS AFFRANCHIR de cette NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE ? Une question qui ne manquera pas d’alimenter nos réflexions et nos actions…
(À SUIVRE)
MF Kantéka
mardi 23 mars 2010
LES RAVAGES DE L’ARGENT-DIEU AU MALI
À l’instar des individus, les sociétés sont aussi sujettes à la folie. Folie collective ou la somme des folies individuelles, l’important réside dans ce mal palpable qui se manifeste par mille symptômes. S’agissant du MALI, un professionnel de la santé mentale fit ce DIAGNOSTIC sans appel: « Ce pays doit être soumis à une ÉVALUATION PSYCHIATRIQUE ».
On trouverait peu à redire à propos de cet IMPLACABLE CONSTAT. Les mœurs se sont à ce point effritées au Mali que celui qui le revisite, après une longue absence, se croirait dans un autre pays. Et l’exilé qui y revient aura le sentiment de vivre un deuxième exil dans sa terre natale. Parmi les manifestations de ce MAL SOCIAL, l’attrait de l’ARGENT occupe une place privilégiée. Le nouveau venu est très vite frappé par la récurrente référence au billet de banque dans tous les compartiments de la vie sociale. Dans les rapports de famille, d’amitié, de voisinage, de travail ou de simples circonstances, au détour d’une quelconque conversation jaillit fatalement le maître mot : l’argent. « Si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux pas faire ceci, si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux dire cela, sinon on te fera ceci, sinon on te dira cela, etc. », est devenu un refrain auquel n’échappe nulle oreille, aussi sourde soit-elle.
« NOTHING FOR NOTHING ! RIEN POUR RIEN ! » est aujourd’hui une réalité beaucoup plus malienne qu’américaine. Le problème est aussi présent chez les pauvres que chez les riches. On a parfois l’impression que les plus nantis sont aussi les plus atteints par le virus. Cette ÉPIDÉMIE à l’échelle nationale a comme corollaire la FAUSSETÉ qui entache les faits et gestes du Malien actuel…
UNE « NOBLESSE » EN TOTALE MUTATION
VALEUR RÉFÉRENTIELLE par excellence, l’aura de l’argent a totalement occulté tous les mythes de grandeur sur lesquels est bâtie cette société. Les légendaires « DIGNITÉ ET FIERTÉ MALIENNES » ne sont plus aujourd’hui qu’une vague réminiscence perdue dans quelque zone brumeuse de la mémoire collective. Les notions de « HONTE » et d’« HONNEUR » elles-mêmes ne s’apprécient plus que par rapport à l’argent. Ce n’est plus le fait de VOLER ou d’ESCROQUER qui sont causes de honte ou d’atteinte à l’honneur au Mali d’aujourd’hui. C’est plutôt le fait d’être privé d’argent qui est cause de honte et de manque d’honneur au Mali d’aujourd’hui. Quand on dit que « L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR », c’est une réalité encore plus vérifiable que jamais au Mali d’aujourd’hui.
L’artificielle et artificieuse stratification sociale en « NOBLES » et « GENS DE CASTE »— ne reposant sur AUCUNE RÉALITÉ HISTORIQUE ou SOCIOLOGIQUE— s’est piteusement effondrée face à cette nouvelle donne. Le PRÉTENDU « NOBLE » est bien plus VÉNAL aujourd’hui que le GRIOT DE CÉRÉMONIE qui, au fond, ne fait que pratiquer son métier, comme le fait une certaine catégorie de journalistes. (Cette question est plus amplement abordée dans mes ouvrages.)
UNE NOUVELLE RELIGION
Bien plus que le naturel reflexe du nécessiteux ou le pathologique vice du déviant, ce VIRULENT ACCЀS DE MERCANTILISME a quelque chose de profondément RELIGIEUX. Il fait penser à la vénération du VEAU D’OR par le peuple hébreu qu’évoque la MYTHOLOGIE BIBLIQUE. Sans exagérer, la MONNAIE D'ÉCHANGE, au Mali, fait véritablement office de DIVINITÉ dans les cœurs et dans les esprits. En dépit des sermons prodigués quotidiennement sur les ondes par les prêcheurs de la bonne parole ! Et de l’aveu même de certains de ces hommes de culte — qui, eux-mêmes ne sont pas épargnés par le mal —, bien de PRIЀRES cesseraient au Mali si elles n’étaient motivées par des PRÉOCCUPATIONS PÉCUNIAIRES.
Le CULTE DU BAKCHICH, au Mali, est le seul culte qui n’a besoin ni de sermons ni de prosélytisme pour engranger des fidèles. À brève échéance, prophétisent certains, il va falloir MONNAYER les SALUTATIONS D’USAGE, c'est-à-dire payer le citoyen malien pour qu’il réponde à ton « BONJOUR ! ». De plus fins observateurs vont jusqu’à faire la remarque qu’autrefois le PREMIER MOT que l’ENFANT malien prononçait était : « MAH ! MЀRE ! », et qu’aujourd’hui ce vocable sacré est remplacé par : « WARI ! L’ARGENT ! »…
Le mal, à vrai dire, n’est pas nouveau ! Il a simplement empiré en l’espace d’un TROP COURT LAPS DE TEMPS. Nouvelles réalités, nouvelles mœurs, le Malien, en plus de ses travers, est devenu aujourd’hui un CONSOMMATEUR PRIVILÉGIÉ du surplus du CAPITALISME SAUVAGE. Abonnés compulsifs des TÉLÉSÉRIES AMÉRICAINES, les Maliens, toutes catégories confondues, utilisent plus le TÉLÉPHONE CELLULAIRE que les Canadiens. Et quand on s’amuse à comparer les pouvoirs d’achats respectifs (du Canada et du Mali), on évalue toute l’ampleur de la démesure. Les RECETTES journalières des compagnies privées commercialisant au Mali les cartes de crédit téléphoniques(’’MALITEL’’ et ’’ORANGE’’ ) dépassent largement le budget national…
On pourrait épiloguer longtemps sur les causes exactes d’une telle déchéance. Toujours est-il que, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les politiciens maliens en ont fait leur ELDORADO ÉLECTORAL, comme nous le verrons dans le second volet…
À suivre
MF KANTÉKA
Vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.
On trouverait peu à redire à propos de cet IMPLACABLE CONSTAT. Les mœurs se sont à ce point effritées au Mali que celui qui le revisite, après une longue absence, se croirait dans un autre pays. Et l’exilé qui y revient aura le sentiment de vivre un deuxième exil dans sa terre natale. Parmi les manifestations de ce MAL SOCIAL, l’attrait de l’ARGENT occupe une place privilégiée. Le nouveau venu est très vite frappé par la récurrente référence au billet de banque dans tous les compartiments de la vie sociale. Dans les rapports de famille, d’amitié, de voisinage, de travail ou de simples circonstances, au détour d’une quelconque conversation jaillit fatalement le maître mot : l’argent. « Si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux pas faire ceci, si tu n’as pas d’argent ici, tu ne peux dire cela, sinon on te fera ceci, sinon on te dira cela, etc. », est devenu un refrain auquel n’échappe nulle oreille, aussi sourde soit-elle.
« NOTHING FOR NOTHING ! RIEN POUR RIEN ! » est aujourd’hui une réalité beaucoup plus malienne qu’américaine. Le problème est aussi présent chez les pauvres que chez les riches. On a parfois l’impression que les plus nantis sont aussi les plus atteints par le virus. Cette ÉPIDÉMIE à l’échelle nationale a comme corollaire la FAUSSETÉ qui entache les faits et gestes du Malien actuel…
UNE « NOBLESSE » EN TOTALE MUTATION
VALEUR RÉFÉRENTIELLE par excellence, l’aura de l’argent a totalement occulté tous les mythes de grandeur sur lesquels est bâtie cette société. Les légendaires « DIGNITÉ ET FIERTÉ MALIENNES » ne sont plus aujourd’hui qu’une vague réminiscence perdue dans quelque zone brumeuse de la mémoire collective. Les notions de « HONTE » et d’« HONNEUR » elles-mêmes ne s’apprécient plus que par rapport à l’argent. Ce n’est plus le fait de VOLER ou d’ESCROQUER qui sont causes de honte ou d’atteinte à l’honneur au Mali d’aujourd’hui. C’est plutôt le fait d’être privé d’argent qui est cause de honte et de manque d’honneur au Mali d’aujourd’hui. Quand on dit que « L’ARGENT N’A PAS D’ODEUR », c’est une réalité encore plus vérifiable que jamais au Mali d’aujourd’hui.
L’artificielle et artificieuse stratification sociale en « NOBLES » et « GENS DE CASTE »— ne reposant sur AUCUNE RÉALITÉ HISTORIQUE ou SOCIOLOGIQUE— s’est piteusement effondrée face à cette nouvelle donne. Le PRÉTENDU « NOBLE » est bien plus VÉNAL aujourd’hui que le GRIOT DE CÉRÉMONIE qui, au fond, ne fait que pratiquer son métier, comme le fait une certaine catégorie de journalistes. (Cette question est plus amplement abordée dans mes ouvrages.)
UNE NOUVELLE RELIGION
Bien plus que le naturel reflexe du nécessiteux ou le pathologique vice du déviant, ce VIRULENT ACCЀS DE MERCANTILISME a quelque chose de profondément RELIGIEUX. Il fait penser à la vénération du VEAU D’OR par le peuple hébreu qu’évoque la MYTHOLOGIE BIBLIQUE. Sans exagérer, la MONNAIE D'ÉCHANGE, au Mali, fait véritablement office de DIVINITÉ dans les cœurs et dans les esprits. En dépit des sermons prodigués quotidiennement sur les ondes par les prêcheurs de la bonne parole ! Et de l’aveu même de certains de ces hommes de culte — qui, eux-mêmes ne sont pas épargnés par le mal —, bien de PRIЀRES cesseraient au Mali si elles n’étaient motivées par des PRÉOCCUPATIONS PÉCUNIAIRES.
Le CULTE DU BAKCHICH, au Mali, est le seul culte qui n’a besoin ni de sermons ni de prosélytisme pour engranger des fidèles. À brève échéance, prophétisent certains, il va falloir MONNAYER les SALUTATIONS D’USAGE, c'est-à-dire payer le citoyen malien pour qu’il réponde à ton « BONJOUR ! ». De plus fins observateurs vont jusqu’à faire la remarque qu’autrefois le PREMIER MOT que l’ENFANT malien prononçait était : « MAH ! MЀRE ! », et qu’aujourd’hui ce vocable sacré est remplacé par : « WARI ! L’ARGENT ! »…
Le mal, à vrai dire, n’est pas nouveau ! Il a simplement empiré en l’espace d’un TROP COURT LAPS DE TEMPS. Nouvelles réalités, nouvelles mœurs, le Malien, en plus de ses travers, est devenu aujourd’hui un CONSOMMATEUR PRIVILÉGIÉ du surplus du CAPITALISME SAUVAGE. Abonnés compulsifs des TÉLÉSÉRIES AMÉRICAINES, les Maliens, toutes catégories confondues, utilisent plus le TÉLÉPHONE CELLULAIRE que les Canadiens. Et quand on s’amuse à comparer les pouvoirs d’achats respectifs (du Canada et du Mali), on évalue toute l’ampleur de la démesure. Les RECETTES journalières des compagnies privées commercialisant au Mali les cartes de crédit téléphoniques(’’MALITEL’’ et ’’ORANGE’’ ) dépassent largement le budget national…
On pourrait épiloguer longtemps sur les causes exactes d’une telle déchéance. Toujours est-il que, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les politiciens maliens en ont fait leur ELDORADO ÉLECTORAL, comme nous le verrons dans le second volet…
À suivre
MF KANTÉKA
Vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.
mardi 9 mars 2010
QUI POURRA APPORTER LE CHANGEMENT AU MALI?
Quatre mois que je suis de retour au pays, j’en ai assez vu et assez entendu pour pouvoir dire, sans risquer de me tromper, que la réalité est bien plus accablante que les rumeurs diffuses qui nous parvenaient outre-Atlantique…
Elle est bien plus accablante que ce soleil de mars qui brûle le corps et la cervelle, et cette chaleur de géhenne qui étouffe l’âme, tuant toute velléité de réflexion ainsi que cette poussière rouge et cette fumée noire obstruant les voies respiratoires. Il s’agit bel et bien d’une BELLE BACCHANALE défiant tout entendement !
Parlant de Bamako, sa population a presque doublé en moins de dix ans, une DÉMOGRAPHIE GALOPANTE venant exacerber les problèmes déjà existants. Et l’une des constances de cette cité est que CHACUN Y VOIT MIDI À SA PORTE. Un EGOÏSME et un INDIVIDUALISME féroces dépassant de loin la caricature qu’on a l’habitude de faire du comportement de l’Occidental. Prenez comme exemple le comportement des Bamakois dans la CIRCULATION ROUTIЀRE, et vous touchez du doigt cette NÉVROSE COLLECTIVE. Cet article ne pourra pas contenir la liste de tous les domaines où se manifeste cette DÉVIANCE …
Vient s’ajouter à cet incivisme urbain le fait que le pays demeure encore un immense « NO MAN’S LAND où CHACUN VIENT VIDER SES ENTRAILLES » dans l’impunité la plus totale. Les ressortissants étrangers (occidentaux, asiatiques, africains) se comptant parmi des ESCROCS DE TOUS ACABITS (dealers, proxénètes, touristes sexuels, kidnappeurs d’enfants, bandits de grands chemins, miniers sans scrupules, coopérants véreux, contrefacteurs, etc.) y sont à l’aise comme le POISSON DANS UN AQUARIUM. Ceci pour dire que depuis belle lurette l’ÉTAT n’est qu’une ILLUSION dans ce pays. L’État y est inexistant comme la mer dans le désert…
LA CULTURE DU LAXISME, DE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET DE L’AUTOCRATIE
Dans les faits, l’État a disparu au Mali depuis le règne du GÉNÉRAL MOUSSA TRAORÉ, pour céder la place à une sorte de société où chacun est libre de faire ce qu’il veut, pourvu que son forfait n’entrave pas le pouvoir en place. Tant que les faits et gestes du Malien ne visent pas le Général, ils sont corrects. « FAITES CE QUE BON VOUS SEMBLE, MAIS NE TOUCHEZ PAS À MON POUVOIR ! » était le mot d’ordre tacite.
Le fonctionnaire malien, habitué alors à de longs mois de TRAVAIL SANS SALAIRE, n’avait d’autre alternative que de taxer les citoyens pour le moindre service administratif ou de se servir dans les caisses publiques. Le VOL et la CORRUPTION furent ainsi légalisés. C’est depuis cette époque que s’est insinué dans la conscience collective malienne l’adage : « RES PUBLICA, RES VILIS. CHOSE PUBLIQUE, CHOSE VILE. » Le MÉPRIS DE LA CHOSE PUBLIQUE et l’érection du SYSTЀME D dans son sens le plus vil. POLICIERS, MAGISTRATS, GENDARMES, DOUANIERS, ENSEIGNANTS, etc., sont devenus alors des LOUPS pour leurs congénères qu’ils sont censés protéger ou encadrer. La MORT DE LA RÉPUBLIQUE était ainsi consacrée. La mort de la République et le TRIOMPHE DE LA VILE AUTOCRATIE.
Et depuis, malgré les règnes successifs, rien n’a changé dans ce pays. Du général MOUSSA TRAORÉ au général AMADOU TOUMANI TOURÉ, le Mali est passé des mains d’un autocrate à un autre. D’un AUTOCRATE MILITAIRE à un autre, on a connu un intermède de dix ans avec l’AUTOCRATE CIVIL ALPHA OUMAR KONARÉ dont le règne, parsemé de discours aussi enflammés que trompeurs, soutenu par une REDOUTABLE MACHINE À INTRIGUES — le sinistre parti politique ADEMA —, a fait douter plus d’un de la pertinence d’un gouvernement civil. Et ce verbeux autocrate a tôt fait de redonner le pouvoir au problématique et énigmatique Général Amadou Toumani Touré, à la suite d’un MARCHÉ CLANDESTIN initié et avalisé par la France.
BLANC BONNET… OU JUS VERT
Du Général Moussa Traoré au Général Amadou Toumani Touré, en passant par le Professeur Alpha Oumar Konaré, c’est le MÊME RÉGIME qui continue, de façon aussi cynique qu’impitoyable. En dépit du NOUVEAU LABEL DÉMOCRATIQUE ! Amadou Toumani Touré et Alpha Oumar Konaré ne sont autres que des hommes du Général Moussa Traoré. Ils sont tous deux des FILS DE MOUSSA, ayant le MÊME ESPRIT et le MÊME SANG qui coule dans les veines. Le premier faisait partie de sa garde présidentielle et le second a été plusieurs années ministre dans ses gouvernements successifs. Sans Moussa, ni l’un, ni l’autre n’aurait existé politiquement. Ils l’ont trahi, non par « conviction démocratique » ni par « patriotisme », mais tout simplement par OPPORTUNISME POLITIQUE : « Pousse-toi, je prends ta place. »
MOUSSA, ALPHA OUMAR ou AMADOU TOUMANI, c’est BONNET BLANC, BLANC BONNET. Ou JUS VERT, VERT JUS. Tous pétris dans la MÊME BOUE. Tous ayant été à la même école. TOUS, ils ont TRAHI les promesses qu’ils ont faites en s’emparant du pouvoir de FAÇON ILLÉGITIME (que ce soit par COUP D’ÉTAT ou par ÉLECTIONS TRUQUÉES). TOUS, ils ont ALIÉNÉ leur pays, d’une quelconque manière. TOUS, ils ont FAIT FI de l’ÉDUCATION CIVIQUE DE LA JEUNESSE MALIENNE, voyant en cela une menace pour leur pouvoir. TOUS, ils ont fait du pouvoir un INSTRUMENT DE PROMOTION PERSONNELLE.
Et AUCUN D’EUX n’a fait de la LUTTE CONTRE LA CORRUPTION sa préoccupation, en dehors des discours creux et fallacieux. Soucieux plutôt de se faire un pactole le plus rapidement, ils ont laissé faire, parce que LA CORRUPTION LEUR PROFITE. Un bémol cependant : MOUSSA TRAORÉ fut certes l’initiateur de cet état d’esprit, par machiavélisme. Cependant, il ne s’est point enrichi sur le dos des Maliens. On s’en est rendu compte lors du procès « Crimes économiques » intenté contre lui. Peu porté sur les richesses matérielles et affublé d’un nationalisme aussi factice que stérile, il trouvait plus de jouissance dans l’humiliation des chefs de famille et la béate autosatisfaction d’être le seul et unique macho du pays…
Fermons ce volet sur la PARENTÉ POLITIQUE des trois protagonistes en rappelant que ce n’est sans doute pas un hasard si le Général déchu, Moussa Traoré, malgré tous les crimes et le sang qu’il a sur la conscience, se la coule douce aujourd’hui dans une retraite paisible, faisant profession de marabout. On dit même que tous les ans, le Général Amadou Toumani Touré lui apporte dans sa retraite dorée le mouton pour la Tabaski… Il ne lui reste plus qu’à passer la main à son gendre CHEICK MODIBO DIARRA (l’astronaute de la NASA) qui s’est « subitement » découvert des ambitions politiques. Et nous nous retrouverons avec un TROISIЀME FILS DE MOUSSA TRAORÉ AU POUVOIR. Avec à la clé PLUS D’UN DEMI-SIЀCLE DE « RЀGNE MOUSSA ». Le Mali n’aura alors plus rien à envier au Gabon des Bongo…
LE TEMPS DE LA RUPTURE
De 1968 à 2010, cela fait 42 ANS que le Mali traîne sur une mer houleuse en véritable NAVIRE FANTÔME, exposé aux pillages des pirates du monde entier et de ses propres matelots. QUARANTE DEUX ANS DE NAUFRAGE, 42 ANS SANS ÉTAT, 42 ANS DE RЀGNE DU MÊME CLAN POLITIQUE, c’est ASSEZ !
La RÉVOLUTION DE MARS 1991 est restée LETTRE MORTE. Les NOUVEAUX DÉMOCRATES qui n’ont pas su profiter du règne d’Alpha Oumar Konaré se sont tous rattrapés avec celui d’Amadou Toumani Touré, faisant bon ménage avec leur ennemi de naguère, l’ADEMA, se partageant allègrement le GRAND GÂTEAU PUBLIC, avec les NÉO-COLONS. Si bien que l’on assiste à un RЀGNE SANS OPPOSITION (hormis peut-être le SADI de monsieur OUMAR MARIKO). Avec la MENACE d’assister à la MÊME TRAGI-COMÉDIE en 2012…
J’en reviens à ma question initiale: QUI POURRA APPORTER LE CHANGEMENT AU MALI ? Une question aux multiples tranchants qui ÉGORGERA plus d’un prétendant à la succession d’Amadou Toumani Touré. Une question aux multiples rebondissements qui trouvera réponses dans une série de DOSSIERS plus ou moins EXPLOSIFS qui seront publiés sur ce blog. Et MALHEUR à l’OGRE qui se fera ÉPINGLER…
(À suivre)
NB : vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.
MF KANTÉKA
Elle est bien plus accablante que ce soleil de mars qui brûle le corps et la cervelle, et cette chaleur de géhenne qui étouffe l’âme, tuant toute velléité de réflexion ainsi que cette poussière rouge et cette fumée noire obstruant les voies respiratoires. Il s’agit bel et bien d’une BELLE BACCHANALE défiant tout entendement !
Parlant de Bamako, sa population a presque doublé en moins de dix ans, une DÉMOGRAPHIE GALOPANTE venant exacerber les problèmes déjà existants. Et l’une des constances de cette cité est que CHACUN Y VOIT MIDI À SA PORTE. Un EGOÏSME et un INDIVIDUALISME féroces dépassant de loin la caricature qu’on a l’habitude de faire du comportement de l’Occidental. Prenez comme exemple le comportement des Bamakois dans la CIRCULATION ROUTIЀRE, et vous touchez du doigt cette NÉVROSE COLLECTIVE. Cet article ne pourra pas contenir la liste de tous les domaines où se manifeste cette DÉVIANCE …
Vient s’ajouter à cet incivisme urbain le fait que le pays demeure encore un immense « NO MAN’S LAND où CHACUN VIENT VIDER SES ENTRAILLES » dans l’impunité la plus totale. Les ressortissants étrangers (occidentaux, asiatiques, africains) se comptant parmi des ESCROCS DE TOUS ACABITS (dealers, proxénètes, touristes sexuels, kidnappeurs d’enfants, bandits de grands chemins, miniers sans scrupules, coopérants véreux, contrefacteurs, etc.) y sont à l’aise comme le POISSON DANS UN AQUARIUM. Ceci pour dire que depuis belle lurette l’ÉTAT n’est qu’une ILLUSION dans ce pays. L’État y est inexistant comme la mer dans le désert…
LA CULTURE DU LAXISME, DE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET DE L’AUTOCRATIE
Dans les faits, l’État a disparu au Mali depuis le règne du GÉNÉRAL MOUSSA TRAORÉ, pour céder la place à une sorte de société où chacun est libre de faire ce qu’il veut, pourvu que son forfait n’entrave pas le pouvoir en place. Tant que les faits et gestes du Malien ne visent pas le Général, ils sont corrects. « FAITES CE QUE BON VOUS SEMBLE, MAIS NE TOUCHEZ PAS À MON POUVOIR ! » était le mot d’ordre tacite.
Le fonctionnaire malien, habitué alors à de longs mois de TRAVAIL SANS SALAIRE, n’avait d’autre alternative que de taxer les citoyens pour le moindre service administratif ou de se servir dans les caisses publiques. Le VOL et la CORRUPTION furent ainsi légalisés. C’est depuis cette époque que s’est insinué dans la conscience collective malienne l’adage : « RES PUBLICA, RES VILIS. CHOSE PUBLIQUE, CHOSE VILE. » Le MÉPRIS DE LA CHOSE PUBLIQUE et l’érection du SYSTЀME D dans son sens le plus vil. POLICIERS, MAGISTRATS, GENDARMES, DOUANIERS, ENSEIGNANTS, etc., sont devenus alors des LOUPS pour leurs congénères qu’ils sont censés protéger ou encadrer. La MORT DE LA RÉPUBLIQUE était ainsi consacrée. La mort de la République et le TRIOMPHE DE LA VILE AUTOCRATIE.
Et depuis, malgré les règnes successifs, rien n’a changé dans ce pays. Du général MOUSSA TRAORÉ au général AMADOU TOUMANI TOURÉ, le Mali est passé des mains d’un autocrate à un autre. D’un AUTOCRATE MILITAIRE à un autre, on a connu un intermède de dix ans avec l’AUTOCRATE CIVIL ALPHA OUMAR KONARÉ dont le règne, parsemé de discours aussi enflammés que trompeurs, soutenu par une REDOUTABLE MACHINE À INTRIGUES — le sinistre parti politique ADEMA —, a fait douter plus d’un de la pertinence d’un gouvernement civil. Et ce verbeux autocrate a tôt fait de redonner le pouvoir au problématique et énigmatique Général Amadou Toumani Touré, à la suite d’un MARCHÉ CLANDESTIN initié et avalisé par la France.
BLANC BONNET… OU JUS VERT
Du Général Moussa Traoré au Général Amadou Toumani Touré, en passant par le Professeur Alpha Oumar Konaré, c’est le MÊME RÉGIME qui continue, de façon aussi cynique qu’impitoyable. En dépit du NOUVEAU LABEL DÉMOCRATIQUE ! Amadou Toumani Touré et Alpha Oumar Konaré ne sont autres que des hommes du Général Moussa Traoré. Ils sont tous deux des FILS DE MOUSSA, ayant le MÊME ESPRIT et le MÊME SANG qui coule dans les veines. Le premier faisait partie de sa garde présidentielle et le second a été plusieurs années ministre dans ses gouvernements successifs. Sans Moussa, ni l’un, ni l’autre n’aurait existé politiquement. Ils l’ont trahi, non par « conviction démocratique » ni par « patriotisme », mais tout simplement par OPPORTUNISME POLITIQUE : « Pousse-toi, je prends ta place. »
MOUSSA, ALPHA OUMAR ou AMADOU TOUMANI, c’est BONNET BLANC, BLANC BONNET. Ou JUS VERT, VERT JUS. Tous pétris dans la MÊME BOUE. Tous ayant été à la même école. TOUS, ils ont TRAHI les promesses qu’ils ont faites en s’emparant du pouvoir de FAÇON ILLÉGITIME (que ce soit par COUP D’ÉTAT ou par ÉLECTIONS TRUQUÉES). TOUS, ils ont ALIÉNÉ leur pays, d’une quelconque manière. TOUS, ils ont FAIT FI de l’ÉDUCATION CIVIQUE DE LA JEUNESSE MALIENNE, voyant en cela une menace pour leur pouvoir. TOUS, ils ont fait du pouvoir un INSTRUMENT DE PROMOTION PERSONNELLE.
Et AUCUN D’EUX n’a fait de la LUTTE CONTRE LA CORRUPTION sa préoccupation, en dehors des discours creux et fallacieux. Soucieux plutôt de se faire un pactole le plus rapidement, ils ont laissé faire, parce que LA CORRUPTION LEUR PROFITE. Un bémol cependant : MOUSSA TRAORÉ fut certes l’initiateur de cet état d’esprit, par machiavélisme. Cependant, il ne s’est point enrichi sur le dos des Maliens. On s’en est rendu compte lors du procès « Crimes économiques » intenté contre lui. Peu porté sur les richesses matérielles et affublé d’un nationalisme aussi factice que stérile, il trouvait plus de jouissance dans l’humiliation des chefs de famille et la béate autosatisfaction d’être le seul et unique macho du pays…
Fermons ce volet sur la PARENTÉ POLITIQUE des trois protagonistes en rappelant que ce n’est sans doute pas un hasard si le Général déchu, Moussa Traoré, malgré tous les crimes et le sang qu’il a sur la conscience, se la coule douce aujourd’hui dans une retraite paisible, faisant profession de marabout. On dit même que tous les ans, le Général Amadou Toumani Touré lui apporte dans sa retraite dorée le mouton pour la Tabaski… Il ne lui reste plus qu’à passer la main à son gendre CHEICK MODIBO DIARRA (l’astronaute de la NASA) qui s’est « subitement » découvert des ambitions politiques. Et nous nous retrouverons avec un TROISIЀME FILS DE MOUSSA TRAORÉ AU POUVOIR. Avec à la clé PLUS D’UN DEMI-SIЀCLE DE « RЀGNE MOUSSA ». Le Mali n’aura alors plus rien à envier au Gabon des Bongo…
LE TEMPS DE LA RUPTURE
De 1968 à 2010, cela fait 42 ANS que le Mali traîne sur une mer houleuse en véritable NAVIRE FANTÔME, exposé aux pillages des pirates du monde entier et de ses propres matelots. QUARANTE DEUX ANS DE NAUFRAGE, 42 ANS SANS ÉTAT, 42 ANS DE RЀGNE DU MÊME CLAN POLITIQUE, c’est ASSEZ !
La RÉVOLUTION DE MARS 1991 est restée LETTRE MORTE. Les NOUVEAUX DÉMOCRATES qui n’ont pas su profiter du règne d’Alpha Oumar Konaré se sont tous rattrapés avec celui d’Amadou Toumani Touré, faisant bon ménage avec leur ennemi de naguère, l’ADEMA, se partageant allègrement le GRAND GÂTEAU PUBLIC, avec les NÉO-COLONS. Si bien que l’on assiste à un RЀGNE SANS OPPOSITION (hormis peut-être le SADI de monsieur OUMAR MARIKO). Avec la MENACE d’assister à la MÊME TRAGI-COMÉDIE en 2012…
J’en reviens à ma question initiale: QUI POURRA APPORTER LE CHANGEMENT AU MALI ? Une question aux multiples tranchants qui ÉGORGERA plus d’un prétendant à la succession d’Amadou Toumani Touré. Une question aux multiples rebondissements qui trouvera réponses dans une série de DOSSIERS plus ou moins EXPLOSIFS qui seront publiés sur ce blog. Et MALHEUR à l’OGRE qui se fera ÉPINGLER…
(À suivre)
NB : vous pouvez me joindre au mountaga40@hotmail.com pour me transmettre vos commentaires et vos suggestions.
MF KANTÉKA
vendredi 26 février 2010
UN OTAGE FRANÇAIS ECHANGE CONTRE QUATRE TERRORISTES : UN SCANDALE QUI ENTERRERA DEFINITIVEMENT LE PRESIDENT MALIEN ATT
Encore une fois les faits viennent confirmer ce que, depuis des lustres, nous n’avons jamais cessé de clamer aux quatre vents. D’abord, la DESESPERANTE INCOMPETENCE du chef d’Etat malien, monsieur AMADOU TOUMANI TOURE alias ATT (venu au pouvoir ex nihilo, à la faveur d’une conjonction de malheurs successifs ayant affligé le pays). Ensuite, l’INSOUTENABLE ARROGANCE de l’ETERNEL PETIT COLON FRANÇAIS qui, décidément, a besoin d’une sérieuse claque pour se retirer définitivement de l’Afrique et des affaires africaines.
L’abdication du président ATT devant la France, en plus de raviver en nous le sentiment d’humiliation de l’éternel colonisé, vient asséner à l’INCONSCIENT COLLECTIF MALIEN un coup bien plus ravageur qu’une bombe qui tombe sur le pays et le met sens dessous dessus. Cet acte irresponsable et pusillanime, d’un rare opprobre, vient tout simplement enlever aux Maliens leur dernière illusion sur une HYPOTHETIQUE SOUVERAINETE NATIONALE. Et leur rappeler qu’ils sont voués à être d’ETERNELS ESCLAVES DU LEUCODERME (qu’il soit arabe basané ou visage pâle de l’Occident)…
DEUX POIDS, DEUX MESURES
En cédant à la déplorable demande du LUGUBRE ministre français BERNARD KOUCHNER et en acceptant d’échanger quatre prisonniers terroristes contre un seul et unique français (Pierre Camatte), le président malien ATT ne fait pas seulement échec à la sacro-sainte règle de « NE JAMAIS CEDER AU CHANTAGE DES TERRORISTES » qui prévaut en France comme ailleurs – dans tout pays qui se respecte. Il saborde aussi les efforts d’une UNIFICATION AFRICAINE en dédaignant la requête d’extradition de ses voisins de la Mauritanie et de l’Algérie – pays dont sont respectivement issus les terroristes en question – qui, outrés par l’affront, ont purement et simplement décidé de rappeler leurs ambassadeurs respectifs. Il bafoue aussi le SYSTEME JUDICIAIRE MALIEN, en organisant tous azimuts un SIMULACRE DE PROCES (tenu incognito au petit matin) visant à absoudre les précieux prisonniers.
Si encore l’otage à échanger était un Malien ! Mais, non, c’est un Français. Et c’est à ce niveau qu’on touche du doigt le point le plus sensible, car le geste du président malien conforte à jamais la regrettable NEVROSE OCCIDENTALE, un NOMBRILISME PUANT– vil produit d’un RACISME ATAVIQUE ET RAMPANT–, poussant sans cesse le PETIT BLANC de l’Occident à se croire sorti des cuisses de Jupiter et à penser que sa misérable vie est bien supérieure et bien plus précieuse que celle de n’importe quelle créature du bon Dieu ou de la bonne Déesse. Ainsi, la sauvegarde de la vie d’un membre de cette « SUPER RACE » doit valoir tous les sacrifices, toutes les injustices et toutes les entorses aux règles universelles qui, du reste, ne sont faites qu’à l’aune de ses mesquins et médiocres besoins. Ainsi, dans le moindre incident impliquant un visage pâle et le fils d’une autre « race », la balance des faveurs doit toujours s’incliner du coté de la BLANCHEUR CADAVERIQUE. Quel drame alors !
Et c’est cette INSOUTENABLE ET INFAME LOGIQUE de DEUX POIDS, DEUX MESURES que le fantoche président malien vient de cautionner devant Dieu et les Hommes, la conscience tranquille…
LE RETOUR DU BOOMERANG
Rien n’arrive sans cause et rien ne se fait sans conséquence. Il est vrai que le fantoche président malien ne pouvait s’offrir le luxe de rejeter les injonctions de ses maitres français qui l’ont mis à la « majestueuse » place qu’il occupe aujourd’hui. C’est un secret de polichinelle, il n’a jamais été l’émanation d’une volonté populaire malienne, pas plus qu’il n’a été l’instigateur du fameux coup d’Etat de mars 1991 qu’on lui attribue. Comme il n’a cédé le pouvoir aux civils de son plein gré…
Donc, refuser d’accéder à l’infâme exigence de la France (et sa troupe de Francs-maçons), c’est pour lui un ACTE SUICIDAIRE. Ce serait comme signer un DECRET DE COUP D’ETAT contre lui-même. En un mot, s’exposer au TERRORISME FRANÇAIS— le plus grand de tous les terrorismes (avec celui des Etats-Unis)…
Le président ATT croit donc s’en tirer à bon compte en pariant sur la France qui lui a si bien enseigné à la petite école l’inoubliable cantique « Nos ancêtres, les Gaulois ! ». Ce qu’il ne sait pas, et qu’il ne comprendra jamais— parce que c’est au dessus de son entendement—, c’est qu’UN PEUPLE MORDU EN VAUT CENT. Un peuple bafoué par son chef est capable des pires retournements de situation. Il ira devant bombes et canons pour se reconnaître ou se refaire une identité. Et la France n’y pourra pas grand-chose, puisque la France elle-même, pays en pleine décomposition, n’a jamais été aussi invulnérable qu’elle veut bien le faire croire. Elle a déjà PERDU DES GUERRES qu’elle était supposée gagner mille fois, notamment contre l’ALGERIE et le VIETNAM…
En réalité, la France comme les Etats-Unis ne gagnent presque jamais de guerres, pourvu qu’on leur oppose du cœur et de la détermination… Il faut entendre par « guerres », la GUERRE IDENTITAIRE aussi…
C’est pourquoi — NOUS LE PREDISONS — le président malien ATT, qu’il ait agi par lâcheté, par opportunisme ou par réalisme, peu importe, vient — paradoxalement — de signer sa FIN. Parce que pour lui, le RETOUR DU BOOMERANG sera terrible. La France ne le sauvera pas du courroux des FORCES INVISIBLES du Mali. Il quittera le pouvoir par la PETITE PORTE…
PS : Pas besoin de nous tendre un TRAQUENARD ou de nous faire ASSASSINER (comme on a enlevé ou assassiné d’autres), parce que cela ne changera rien à la PREDICTION.
MF KANTEKA
L’abdication du président ATT devant la France, en plus de raviver en nous le sentiment d’humiliation de l’éternel colonisé, vient asséner à l’INCONSCIENT COLLECTIF MALIEN un coup bien plus ravageur qu’une bombe qui tombe sur le pays et le met sens dessous dessus. Cet acte irresponsable et pusillanime, d’un rare opprobre, vient tout simplement enlever aux Maliens leur dernière illusion sur une HYPOTHETIQUE SOUVERAINETE NATIONALE. Et leur rappeler qu’ils sont voués à être d’ETERNELS ESCLAVES DU LEUCODERME (qu’il soit arabe basané ou visage pâle de l’Occident)…
DEUX POIDS, DEUX MESURES
En cédant à la déplorable demande du LUGUBRE ministre français BERNARD KOUCHNER et en acceptant d’échanger quatre prisonniers terroristes contre un seul et unique français (Pierre Camatte), le président malien ATT ne fait pas seulement échec à la sacro-sainte règle de « NE JAMAIS CEDER AU CHANTAGE DES TERRORISTES » qui prévaut en France comme ailleurs – dans tout pays qui se respecte. Il saborde aussi les efforts d’une UNIFICATION AFRICAINE en dédaignant la requête d’extradition de ses voisins de la Mauritanie et de l’Algérie – pays dont sont respectivement issus les terroristes en question – qui, outrés par l’affront, ont purement et simplement décidé de rappeler leurs ambassadeurs respectifs. Il bafoue aussi le SYSTEME JUDICIAIRE MALIEN, en organisant tous azimuts un SIMULACRE DE PROCES (tenu incognito au petit matin) visant à absoudre les précieux prisonniers.
Si encore l’otage à échanger était un Malien ! Mais, non, c’est un Français. Et c’est à ce niveau qu’on touche du doigt le point le plus sensible, car le geste du président malien conforte à jamais la regrettable NEVROSE OCCIDENTALE, un NOMBRILISME PUANT– vil produit d’un RACISME ATAVIQUE ET RAMPANT–, poussant sans cesse le PETIT BLANC de l’Occident à se croire sorti des cuisses de Jupiter et à penser que sa misérable vie est bien supérieure et bien plus précieuse que celle de n’importe quelle créature du bon Dieu ou de la bonne Déesse. Ainsi, la sauvegarde de la vie d’un membre de cette « SUPER RACE » doit valoir tous les sacrifices, toutes les injustices et toutes les entorses aux règles universelles qui, du reste, ne sont faites qu’à l’aune de ses mesquins et médiocres besoins. Ainsi, dans le moindre incident impliquant un visage pâle et le fils d’une autre « race », la balance des faveurs doit toujours s’incliner du coté de la BLANCHEUR CADAVERIQUE. Quel drame alors !
Et c’est cette INSOUTENABLE ET INFAME LOGIQUE de DEUX POIDS, DEUX MESURES que le fantoche président malien vient de cautionner devant Dieu et les Hommes, la conscience tranquille…
LE RETOUR DU BOOMERANG
Rien n’arrive sans cause et rien ne se fait sans conséquence. Il est vrai que le fantoche président malien ne pouvait s’offrir le luxe de rejeter les injonctions de ses maitres français qui l’ont mis à la « majestueuse » place qu’il occupe aujourd’hui. C’est un secret de polichinelle, il n’a jamais été l’émanation d’une volonté populaire malienne, pas plus qu’il n’a été l’instigateur du fameux coup d’Etat de mars 1991 qu’on lui attribue. Comme il n’a cédé le pouvoir aux civils de son plein gré…
Donc, refuser d’accéder à l’infâme exigence de la France (et sa troupe de Francs-maçons), c’est pour lui un ACTE SUICIDAIRE. Ce serait comme signer un DECRET DE COUP D’ETAT contre lui-même. En un mot, s’exposer au TERRORISME FRANÇAIS— le plus grand de tous les terrorismes (avec celui des Etats-Unis)…
Le président ATT croit donc s’en tirer à bon compte en pariant sur la France qui lui a si bien enseigné à la petite école l’inoubliable cantique « Nos ancêtres, les Gaulois ! ». Ce qu’il ne sait pas, et qu’il ne comprendra jamais— parce que c’est au dessus de son entendement—, c’est qu’UN PEUPLE MORDU EN VAUT CENT. Un peuple bafoué par son chef est capable des pires retournements de situation. Il ira devant bombes et canons pour se reconnaître ou se refaire une identité. Et la France n’y pourra pas grand-chose, puisque la France elle-même, pays en pleine décomposition, n’a jamais été aussi invulnérable qu’elle veut bien le faire croire. Elle a déjà PERDU DES GUERRES qu’elle était supposée gagner mille fois, notamment contre l’ALGERIE et le VIETNAM…
En réalité, la France comme les Etats-Unis ne gagnent presque jamais de guerres, pourvu qu’on leur oppose du cœur et de la détermination… Il faut entendre par « guerres », la GUERRE IDENTITAIRE aussi…
C’est pourquoi — NOUS LE PREDISONS — le président malien ATT, qu’il ait agi par lâcheté, par opportunisme ou par réalisme, peu importe, vient — paradoxalement — de signer sa FIN. Parce que pour lui, le RETOUR DU BOOMERANG sera terrible. La France ne le sauvera pas du courroux des FORCES INVISIBLES du Mali. Il quittera le pouvoir par la PETITE PORTE…
PS : Pas besoin de nous tendre un TRAQUENARD ou de nous faire ASSASSINER (comme on a enlevé ou assassiné d’autres), parce que cela ne changera rien à la PREDICTION.
MF KANTEKA
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