vendredi 25 mars 2022

FOOTBALL MALIEN : UN CHANGEMENT DE COACH AU PIED LEVÉ

  

Depuis la dernière coupe d’Afrique, j’ai constaté la carence de l’équipe nationale du Mali. Une carence offensive. L’incapacité à construire ou à concrétiser des occasions de but. Souvent même, une incapacité à cadrer les tirs. Comme si cette équipe ne comptait que sur des penalties pour gagner des matches.

 

J’en conclus que cette équipe ne travaille pas assez devant les buts, durant les entraînements. À l’évidence, il s’agit d’un problème d’encadrement. Et pour dire les choses de façon plus crue, le coach actuel, en la personne de Magassouba, n’est pas à la hauteur. Sinon, il aurait fait au moins appel à Cheick Tidiane Diabaté qui a fait ses preuves en tant que buteur au sein de la sélection nationale.

 

 

APPEL AUX ANCIENS JOUEURS

 

Pourtant les ressources ne manquent pas pour encadrer les joueurs. Entre autres, il y a Moussa Kéita alias Dougoutiki qui a fait ses preuves en tant qu’entraîneur de plusieurs clubs du pays. Il y a aussi d’anciens joueurs ayant évolué dans de grands clubs européens, comme Seydou Kéita et Frédéric Kanouté, qui peuvent bien encadrer ces jeunes.

La question est de savoir pourquoi on s ‘accroche tant à Magassouba qui n’a peut-être jamais joué au football de haut niveau. Par quel miracle s’est-il retrouvé sélectionneur ? Quel fétiche possède-t-il ?

 

Tant que le Mali ne mettra pas les hommes qu’il faut aux places qu’il faut, il ira de déception en déception. Et je vous dis une chose, si vous continuez à blaguer avec cette histoire de Magasouba, cela va déboucher sur des catastrophes que vous n’imaginez pas…

 

Je m’arrête là pour l’instant, car ma tête est prise par d’autres sujets. Je vous le dis : remplacez Magassouba avant le match retour. Faites appel à un comité d’urgence constitué de Dougoutiki, Seydoublen et Kanouté pour encadrer l’équipe pour le match retour. Le Mali pourrait l’emporter 2-0 si l’on fait bien les choses.

 

Le 15 octobre 1993, dans une banlieue parisienne où il était venu rencontrer les joueurs expatriés, j’avais dit à un certain Mamadou Kéita dit Capi qu’au match d’ouverture de la CAN à Tunis (1994), on allait battre la Tunisie. Et je lui avais donné trois raisons, pour cela, que je ne citerai pas ici.

 

On a effectivement battu la Tunisie par 2-0 à Tunis. Et cela s’est fait sans moi, pour avoir été trahi par celui à qui j’avais donné la recette. Il faut que le Mali cesse d’être un pays de trahison. Ça, c’est une autre histoire…

 

MF KANTÉKA

 

 


samedi 19 mars 2022

QUAND LE JEUNE PRÉSIDENT MALIEN ME FAIT DÉDIRE

 

 

« La langue n’a pas d’os qui l’empêche de se retourner », dit un proverbe de chez nous. Tant qu'à faire, autant que ce retournement se fasse dans le bon sens, c’est à dire dans celui de la direction souhaitée !

 

En 2020, suite au mouvement populaire de protestation contre le président IBK, quand les militaires étaient intervenus pour mettre fin au chaos, je les avais d’abord applaudis, et insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas en réalité d’un coup d’État... Puis, je m’étais insurgé contre la RÉCUPÉRATION DU POUVOIR par les porteurs d’uniforme, au détriment des acteurs du changement regroupés au sein du M5 RFP. J’y avais vu un coup d’État. Et, dans un article daté du 6 octobre 2020, j’avais qualifié cette attitude de ’’DIÔMAYA’’ ou sous-estimation, traité le jeune leader militaire, Assimi Goïta, d’« homme de paille » et déploré le fait pour lui et sa troupe de « faire preuve d'autant d'indélicatesse et de manque de jugement en poussant l'outrecuidance jusqu'à revendiquer la paternité d'un enfant dont ils ne connaissent même pas la mère.»

 

Ai-je eu tort ou est-ce plutôt ma plume acerbe qui a dirigé les jeunes militaires vers la direction souhaitée ? Qu’importe ? 

 

VERS LE CHANGEMENT SOUHAITÉ

 

Dans un second article, en date du 28 novembre, j’avais fustigé la mise en place du premier gouvernement de transition, avec le militaire à la retraite Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane (perçu comme un homme de la France). Le temps a parlé en ma faveur, avec leur rapide mise à l’écart.

Puis, le vent du changement a commencé à souffler avec le rapprochement entre la junte militaire et le M5 RFP, matérialisé par la nomination au poste de premier ministre CHOGUEL KOKALA MAÏGA qui a commencé à retenir mon attention depuis 1996-1997, à l'occasion de leur bras-de-fer au sein du COPPO (COLLECTIF DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION), contre le régime d’ALPHA OUMAR KONARÉ, ayant comme premier ministre le même IBK qui, déjà, peaufinait son projet de devenir un jour président de la République. J’en étais à mes débuts dans le journalisme et travaillais avec le journal ’’ LE MALIEN ’’ qui en était à son époque de rayonnement avec des plumes très engagées et alertes, dressées contre le pouvoir en place. Comme de véritables chiens de garde de la démocratie.

 

C’est donc à partir de ce rapprochement entre GOÏTA et MAÏGA (deux patronymes renfermant le « ï ») que les grandes choses ont commencé à se faire au Mali.

 

LA POLITIQUE DE ’’KOWBAKÈ’’ OU LA RÉALISATION DE GRANDES CHOSES

 

J’introduis ce chapitre, en rappelant qu’Assimi m’a en quelque sorte « subtilisé » le qualificatif de « Kowbakèla », attribué au personnage d’un de mes romans inédits. J’ai surpris ce mot dans sa bouche lors d’un récent discours à Koutiala. Et j’ai compris que ce jeune homme et moi soufflons maintenant dans la même trompette.

 

Assimi et Choguel forment un duo de  ’’Kowbakèlaw’’, faiseurs de grandes choses. Des choses qu’on avait jamais vues auparavant dans le pays.  C’est Choguel qui avait donné le ton, lors de son mémorable discours devant l’ONU, en fustigeant la DUPLICITÉ DE LA FRANCE, dans sa soi-disant lutte contre le terrorisme. Cela a suffi pour faire de lui un héros national. Ensuite, s’en est suivi le renvoi spectaculaire de l’ambassadeur de la France, puis, celui des troupes étrangères, extra-muros. Puis, maintenant la salutaire décision d’interdire sur le territoire malien la diffusion de #RFI et #FRANCE24, deux bras armés de la politique impérialiste française en Afrique.

 

Ce sont autant de HAUTS FAITS D’ARMES annonciateurs de renouveau et propices à réconcilier un homme écœuré avec son pays. Je vois dans ces faits une victoire personnelle, non seulement à cause de la réalisation de mes vœux de patriote panafricaniste, mais aussi à cause de la guerre personnelle que je livre contre des enfoirés de la France qui se livrent, dans un dessein impérialiste,  au pillage de mes œuvres littéraires et artistiques, depuis 1995... J’y reviendrai…

 

MF KANTÉKA

 

 

mardi 15 mars 2022

UN COMPLOT OURDI PAR DES GRIOTS CONTRE MA FAMILLE ???


 

Je titre cet article par la forme interrogative pour marquer ma stupéfaction face à un fléau qui ronge le Mali, depuis des lustres. C’est un sujet qui revient souvent dans mes écrits (articles et livres).

 

Mon dernier article (’’RÉPONSE À UN GRIOT DU MANDEN’’) faisait état du comportement irresponsable d’un griot de Kita à l’endroit de mon neveu, en l’attaquant sur la base de ce qu’il croyait être son patronyme (FANÉ, au lieu de SOUMAHORO). Ma réplique au griot se voulait brève, en se limitant à de succinctes précisions historiques sur les origines. En lui rappelant des réalités qu’il est censé connaître, en sa qualité de griot. Mais qu’il ignorait visiblement.

 

En réalité, les propos du griot, qui se définit lui-même comme ’’KITA DJÉLIBA’’ (grand griot de Kita), sont constitutifs d’infractions pénales ou criminelles, selon les systèmes judiciaires. Ses propos discriminatoires et méprisants, outre le dénigrement, sont en effet une incitation à la haine et à la violence, assortie de menaces de mort implicites.

 

UN PRÉCÉDENT INQUIÉTANT

 

On aurait pu penser que ce griot, à l’instar de certains de ses pairs (pas tous heureusement), s’adonnait à un acte irréfléchi, rien que pour s’attirer les bonnes grâces du pouvoir en place. Mais, il se trouve que ce même neveu avait fait l’objet d’une ARRESTATION ARBITRAIRE d’une rare violence, le mois de décembre dernier. On avait envoyé DIX HOMMES au domicile où il habite avec sa mère, sans mandat ni convocation. Ils leur sont tombés dessus comme un GROUPE DE SORCIERS, en défonçant la porte de la chambre à coucher de mon neveu et en violentant sa mère (qui est ma sœur).

 

C’était à propos d’une affaire d’audio (diffusée sur le net) contre le premier ministre Choguel Maïga.

Et en menant une rapide enquête, je constatai que mon neveu n’y était nullement impliqué. J’ai écrit un article là-dessus  (’’LE PROCUREUR DE DEUX POIDS, DEUX MESURES’’) dans lequel je  soulevai le TRAITEMENT DISCRIMINATOIRE entre ceux qu’on a arrêtés (dont le politicien Oumar Mariko) et ceux qu’on a ignorés (dont le chroniqueur web Yousouf Mangara) pour la même injure. Et je terminai l’article en demandant des explications au procureur concerné : Hamidou Idrissa Touré…

 

 

UN ACTE CONCERTÉ, CONSTITUTIF DE COMPLOT, IMPLIQUANT UN MAGISTRAT

 

Mon erreur a été de croire que c’était le procureur Touré qui était à l’origine de l’arrestation de mon neveu. J’en profite pour lui présenter mes excuses ici. Même si sa responsabilité est engagée, en tant que chef du parquet.

 

Ce n’est que quelques jours plus tard que j’appris qu’au moment de l’arrestation de mon neveu, Touré était en congé. C’est lui-même qui l’a dit dans une interview. Et que c’est son substitut, MAMADI TOUNKARA, qui a ordonné l’ARRESTATION ARBITRAIRE, BARBARE ET ILLÉGALE de mon neveu.

 

C’est en faisant le lien entre cette arrestation et l’attaque violente du griot de Kita, en l’espace de trois mois, que la piste du complot prend corps. POURQUOI ? Parce que les TOUNKARA font partie de la caste des GRIOTS et sont aussi originaires de KITA. Et leur MODE OPERATOIRE est connu des initiés. Même pour frapper quelqu’un d’un kôrôtè (poison magique), ils agissent de concert.

 

Et, comme par hasard, le lendemain de la publication de mon article sur le griot de Kita, un autre Tounkara de Kita, qui m’avait snobé, surgit du trou pour essayer de rétablir le contact avec moi. Je ne rentrerai pas dans les détails… Je me suis contenté de le remettre à sa place, en lui disant : « Tounkara, ne joue pas avec moi…» Il a voulu se justifier. Je lui ai répété : « Ne joue pas avec moi. Nous connaissons vos intentions et nous sommes sur nos gardes… »

 

Pour en revenir à mon propos, loin d’être des actes spontanés et isolés, ces actes sont en réalité concertés dans le but de nuire à ma famille. POURQUOI ? Au delà de la HAINE ATAVIQUE que nourrissent certains griots contre les Noummouw (qu’on désigne sous le vocable de Forgerons), pour les avoir exclus du Kômô (principal organe d’initiation aux connaissances ancestrales), les poussant même à falsifier l’histoire, ces attaques contre mon neveu, ne sont pas seulement une volonté de le faire renoncer à son ambition d’accéder au pouvoir. Ce sont aussi des représailles contre moi à cause de mon ouvrage qui attaque la LÉGENDE DE SON-DJATA qui constitue le FONDS DE COMMERCE  DES GRIOTS.

 

On m’avait déjà averti : « Les Maninkaw ne vont jamais te laisser tranquille.» Ayant échoué à m’abattre (au propre et au figuré, y compris par la sorcellerie), ils s’acharnent sur mon neveu. Sinon pourquoi tout cet acharnement contre lui ? Qu’est-ce qu’il représente ? Est-il un chef de parti ? Pourquoi ne se contentent-ils pas de l’ignorer tout simplement, au lieu de passer leur temps à scruter ses vidéos où il délire ?

 

C’est d’ailleurs par les interventions des détracteurs de mon neveu que j’apprends qu’il a dit ceci ou cela. Les derniers contacts que j’ai eus avec lui, c’était pour lui dire de prendre ses distances avec le moribond régime d’IBK. C’était en 2020. Mais, il ne m’a pas écouté, parce qu’il n’écoute jamais personne, mû par les  démons du pouvoir.

 

Il n’a jamais partagé mes opinions politiques et s’est toujours trouvé aux antipodes de mes prises de position, comme s’il voulait me braver. Il ne cherche même pas à bénéficier de mes recherches historiques, sinon il ne prononcerait jamais certains propos…  

 

PLAINTE CONTRE LE SUBSTITUT DU PROCUREUR TOUNKARA ET LE GRIOT DE KITA

 

C’est après avoir échangé avec l’avocate de mon neveu et m’être assuré que la justice malienne n’a aucune preuve contre lui (et qui l’a pourtant mis en prison) que j’ai pris la décision de porter plainte contre :

 

-      Le substitut du procureur, Mamadi Tounkara, pour arrestation arbitraire de mon neveu et attente à l’intégrité physique de ma sœur.

-      Le griot de Kita pour incitation à la violence et à la haine, et menaces de mort.

 

Et si la justice malienne n’applique pas la loi, je me tournerai vers des instances supranationales.

Désormais, on va régler ce séculaire CANCER SOCIAL par la voie judiciaire.

 

Je reviendrai encore sur ce problème et ses diverses manifestations dans la société malienne où l’on s’arrange toujours pour mettre des personnes précises à des postes clés pour verrouiller le système et préserver un certain statu quo social. Favorisant la médiocrité endémique de l’élite, avec son lot de corruptions et ses conséquences désastreuses. C’est ce genre de divisions, entretenues par des griots, qui rend propice la guerre. C’est cela la brèche par laquelle s’infiltre le margouillat étranger. Et c’est cela qui est l’une des causes principales de la colonisation… Il y a de quoi en vomir de dégoût. Même des journalistes se prêtent à cette monstrueuse mascarade…  

 

J’avais interpellé publiquement IBK là-dessus, lors de son passage à Montréal en 2004. Il avait reconnu devant les Maliens de Montréal que ces pratiques moyenâgeuses « sont effectivement un frein pour le développement d’un pays ». Mais, il n’a pas fait grand-chose pour l’éradiquer, quand il y a eu la chance de diriger le pays, neuf ans plus tard jusqu’à sa chute, entraînant avec lui mon neveu récalcitrant.

 

MF Kantéka

 

NB : Je n’étais jamais intervenu pour mon neveu les deux premières fois où l’on l'avait mis en prison, sous IBK qui n’avait pas bougé le petit doigt pour lui. Et j’ai volontairement omis de mentionner un incident assez insolite, intervenu en plein cœur de Montréal, en plein après-midi, le 5 décembre 2021, date de sa troisième arrestation, qui m’a décidé à écrire pour sa défense.

 

C’était à n’en pas douter la manifestation physique de l'un de nos ancêtres communs, sous la forme d’un oiseau mythique, qu’on vénère encore dans le Manden profond, venu se poser sur mon balcon, en me fixant d’un regard propre à glacer le sang. Ça m’a fait frémir.

 

Et quelques heures après, j’appris sur Facebook l’incident impliquant mon neveu et sa mère (ma sœur). J’ai fait tout de suite le lien. J’ai compris que c’est cet ancêtre commun, dont on raconte l’immortalité, qui exigeait mon intervention.

 

Je l’ai mentionné dans le livre que j’étais en train d’écrire. Et si les griots savaient ce détail, ils renonceraient  à leur entreprise maléfique. On ne s’attaque pas impunément à un authentique Noummou. ’’Noummouya tè kôrôbôla’’, comme le chantent si bien les soraw. 

 


 

 

 

 

dimanche 13 mars 2022

RÉPONSE À UN GRIOT DU MANDEN

 

 

À cause d'un neveu, qui n'arrête pas de courir derrière le pouvoir, des énergumènes s'attaquent à notre généalogie.


J'ai parfois gardé le silence pour ne pas me rabaisser à leur niveau. Mais quand des griots s'en mêlent, je me vois contraint de les rappeler à l'ordre.


Ceci est la réponse à un griot qui s'est hasardé à parler de mon histoire, un griot ignorant de surcroit.
Il s'exprime dans une vidéo postée sur la page d'#AmaraBathily en date du 9 mars 2022 à 20:13.
On me dit que c'est un petit griot de #Kita. 

J'ai déjà un mauvais souvenir d'eux à cause de la problématique mort de #MassaMakanDiabatè, imputée à de la #sorcellerie, pour avoir égratigné les griots de #Kita dans un ouvrage et déballé leurs intrigues.
Et ce griot profère même des #menaces de #mort, à peine voilées, contre mon neveu.


Voici la réponse que je lui ai réservée:

« Libre à vous de vous attaquer à Bouba, mais ne touchez pas à ses ancêtres sous prétexte d'être griot. Vous nous fatiguez avec vos légendes. D'abord, Bouba est un Soumahoro sur son acte de naissance. Il a pris le nom de sa mère qui est une Fané. Ensuite, ''Soumahoro'' n'est pas le nom d'une personne, mais un titre porté par plusieurs souverains, de plusieurs générations. Et ''Kantè'' ou ''Kankè'' est un titre de pouvoir.

Quant au nom ''Fané'', titre originel, il remonte plus loin que le Manden, et il ne désigne pas du tout le ''fanfièla'' comme le prétend le griot. Je lui dis d'aller demander aux Donsow pourquoi ils chantent: « Noummou ma kôrô Fané yé.» Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de Noummou plus vieux qu'un Fané. Le grand griot de Krina, Wa Kamissoko, lui même, dit que la mère de ''Soumaworo'' était une Fané. Ce qui veut dire que c'est une femme Fané qui a mis au monde celui qu'il appelle ''Soumaworo Kantè''...

L'histoire du Mali ne se limite pas au Manden. Le nom ''Fané'' est bien plus ancien que Diarisso qui n'est que la déformation de Diara-So. Je demande au griot imprudent de se calmer et d'apprendre l'histoire véritable  du Mali qui va au delà de leurs légendes trafiquées. Et qu'il ne parle surtout pas de 1235 ou 1236 qui n'est qu'une date fixée arbitrairement par l'administrateur colonial français Delafosse qui a été le premier à écrire là-dessus, après les chroniqueurs arabes. Cette date ne correspond à aucune réalité historique, pas  plus que la ''bataille de Krina''.

Nous faisons des recherches approfondies là-dessus depuis plusieurs décennies. Le moment venu, nous porterons à la connaissance du monde les résultats de nos recherches. Vous nous fatiguez avec la légende de ''Son-Diata'' ou ''Son-Diara'', sans avoir le courage de dire les atroces réalités qui se cachent derrière ce mythe. 

 

Vous prétendez combattre la France, tout en reprenant à votre compte les données historiques fournies par les colons français pour saper notre histoire. J'aimerais que le griot qui s'exprime ici me donne son nom de famille et sa signification, s'il en est capable.

Ce qu'ils appellent ''histoire du Manden'' n'est qu'un montage de plusieurs séquences historiques éparpillées et antidatées, séparées dans le temps et dans l'espace, mélangées à des faits imaginaires. Les griots du Manden ne savent même plus la signification de leurs noms de famille. Et ils veulent prétendre parler de généalogie. 

 

Ne nous faites pas parler. Limitez-vous à Bouba Soumahoro! Les griots du Manden ne sont que des diviseurs. Diviser pour régner, c'est leur devise.

Beaucoup de malheurs qui frappent le pays sont imputables aux griots corrompus! J'attends la réaction du griot pour lui en mettre plein dans la gueule. Ce n'est pas pour rien qu'on leur a interdit l'accès au Kômô.»

MF Kantéka

dimanche 13 février 2022

#AVERTISSEMENT: RETRAIT DE MES ÉCRITS DE MA PAGE FACEBOOK

 

J'ai constaté que parmi mes souvenirs Facebook du 11 ou 12 février, on a retiré de ma page privée un texte de ma propre composition (une réflexion).

Et ce n'est pas la première fois que je constate que mes écrits ont été enlevés de ma page.

Je ne sais pas à quoi rime cette démarche.

Je peux comprendre qu'on retire de ma page des documents que j'ai partagés.

Mais, aller jusqu'à retirer mes propres écrits, cela ressemble à du #VolDeDocument.

Quel que soit le responsable de cet acte, je veux lui faire comprendre que j'archive toutes mes réflexions dans un fichier #word.

Si jamais, on venait à exploiter mes écrits sans mon consentement, je saurais agir en temps et lieu.

Je ne suis pas venu sur #Facebook pour me faire piquer mes écrits. Je ferais valoir mes #DroitsDauteur, le cas échéant.

MF Kantéka

mardi 1 février 2022

LE MALI SERA LE FOSSOYEUR DE LA FRANÇAFRIQUE

 


Le retentissant renvoi de l’ambassadeur français par le Mali, en guise de protestation contre le LANGAGE ORDURIER de l’élite politique française à son endroit, est un HAUT FAIT D’ARME qui revêt une SYMBOLIQUE TRÈS FORTE. C’est le signe avant-coureur de la FIN de la FRANÇAFRIQUE qui désigne un SYSTÈME MAFFIEUX, regroupant la France (politique et économique) et les élites corrompues des anciennes colonies françaises d’Afrique pour perpétuer une COLONISATION DE FAIT. Dans la souffrance et dans le sang !

Plus de douze ans auparavant, j’avais écrit un cinglant et documenté article là-dessus (https://kanteka.blogspot.com/2009/09/jeune-afrique-ou-francafrique.html) qui continue encore à susciter l’intérêt de certains de mes confrères algériens.

 

C’est la mort de l’HYDRE françafricaine qui se profile à l’horizon, provoquant des CRIS HYSTÉRIQUES dans la classe politique française, toutes tendances confondues. Parce que quand il s’agit de défendre la Françafrique, il n’y a plus question de clivage politique, de droite ou de gauche. Il s’agit de la survie des intérêts français qui sont suspendus aux mamelles de la vache laitière qu’est l’Afrique.

 

UNE FATALITÉ

 

En 1957, dans la préface du précieux livre d’Albert Memmi – Le portrait du colonisé –, Jean-Paul Sartre écrivait ceci : «… c’est le colonialisme qui crée le patriotisme des colonisés. Maintenus par un système oppressif au niveau de la bête, on ne leur donne aucun droit, pas même celui de vivre, et leur condition empire chaque jour: quand un peuple n’a d’autre ressource que de choisir son genre de mort, quand il n’a reçu de ses oppresseurs qu’un seul cadeau, le désespoir, qu’est-ce qui lui reste à perdre? C’est son malheur qui deviendra son courage; cet éternel refus que la colonisation lui oppose, il en fera le refus absolu de la colonisation.»

Voilà résumé en quelques mots l’état sulfureux des relations franco-maliennes actuelles. Une situation qui est appelée à faire TACHE D’HUILE dans les anciennes colonies françaises d’Afrique, comme le laisse augurer le récent coup d’État au Burkina-Faso, rejoignant le Mali et la Guinée dans le cercle des pays résolus à rompre avec un passé d’embourbement dans ce système crapuleux qui les maintient dans la sclérose. Et contribue à tuer leurs soldats et leurs citoyens dans une PRÉTENDUE GUERRE AU TERRORISME. Mais, qui est dupe, quand on sait que ce terrorisme est nourri par la France elle-même, dans le but de sauvegarder ses intérêts économiques dans le Sahel ?

Et il y a fort à parier que d’autres pays de la sous-région emboîteront le pas au Mali, à la Guinée et au Burkina-Faso, dans un élan de DÉCOLONISATION RÉELLE ET TOTALE.

Comme l’écrit Albert Memmi dans son livre précité : « Loin de s’étonner des révoltes colonisées, on peut être surpris, au contraire, qu’elles ne soient pas plus fréquentes et plus violentes. En vérité, le colonisateur y veille: stérilisation continue des élites, destruction périodique de celles qui arrivent malgré tout à surgir, par corruption ou oppression policière; avortement par provocation de tout mouvement populaire et son écrasement brutal et rapide. Nous avons noté aussi l’hésitation du colonisé lui-même, l’insuffisance et l’ambiguïté d’une agressivité de vaincu qui, malgré soi, admire son vainqueur, l’espoir longtemps tenace que la toute-puissance du colonisateur accoucherait d’une toute-bonté. Mais la révolte est la seule issue à la situation coloniale, qui ne soit pas un trompe-l’œil, et le colonisé le découvre tôt ou tard.»

 

LE DISCOURS INDÉCENT ET INCONSÉQUENT DES POLITICIENS FRANÇAIS

 

L’argument qui revient dans la rhétorique des politiciens français, que ce soit JEAN-YVES LE DRIAN, ÉRIC ZEMMOUR, MARINE LE PEN, NICOLAS DUPONT-AIGNAN ou d’autres, c’est le fait que 53 soldats français soient morts pour le Mali, lors de cette scélérate guerre « contre le terrorisme ». C’est à en mourir d’indignation! Face à une telle indignité, que peut-on dire ?

Primo, ces politicards, sans programme politique, font-ils semblant de ne pas comprendre que ces soldats français n’étaient en aucun cas au service du Mali, mais au service de la France pour les intérêts de la France ?

Secundo, ont-ils un semblant de souvenir des dizaines de milliers de soldats maliens, morts pour la France, lors des deux guerres mondiales ? Rien que pour la première guerre mondiale, on a dénombré 11 402 soldats maliens morts pour la France.

NICOLAS DUPONT-AIGNAN pousse le dédain jusqu’à vouloir refuser les visas aux ressortissants maliens et à expulser les sans-papiers maliens. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller sur son compte Twitter pour lui répondre:

« Êtes-vous sérieux? Je vous demande: Savez-vous combien de Maliens sont morts pour la France? Savez-vous tout ce que la France a pris au Mali? Et si le Mali renvoyait tous les Français en France? Ignorez-vous que c'est la France qui est la source du terrorisme au Mali? »

À ce propos, j’ai trouvé le tweet d’un Malien bien informé qui fait état de 125 entreprises françaises au Mali. Et je suis aussi tombé sur un autre tweet relatif à une affaire de corruption, reliée au marché de passeports biométriques maliens, impliquant JEAN-YVES LE DRIAN, qualifié de « MINISTRE DE LA MAFIA BRETONNE ». On y affirme que le Mali a ouvert une enquête là-dessus.

Pour en revenir au pitoyable NICOLAS DUPONT-AIGNAN, je lui ai adressé ce deuxième tweet :

« C'est ce genre d'arrogance qui va causer votre perte dans toute l'Afrique. Résignez-vous à dire adieu au continent noir. Cela fait belle lurette déjà qu'on vous a descendus de votre piédestal!»

Ce sera mon mot de la fin.

 

MF KANTÉKA