mercredi 29 novembre 2017
Complot: Défi lancé à l'animateur Guy A. Lepage
J'ai lancé un défi à l'animateur québécois de l'émission «Tout le monde en parle», Guy A. Lepage, afin de voir s'il est assez courageux pour aller au bout de ses idées, à savoir notamment que l'existence du «complot» relève d'une affabulation. Ce serait l'occasion de réveiller au Québec l'affaire que les tribunaux français ont étouffé, sous le règne de Sarkozy, impliquant des complices de Guy A. Lepage, dans ce «gigantesque complot» (ce sont les mots de Guy A. Lepage, écrits noir sur blanc) ourdi contre moi. J'attire l'attention de La SQ sur le sujet.
Voici les tweets que je lui ai adressés:
Mountaga Fan Kantéka @KantkaF 14 hil y a 14 heures
@OFF_TLMEP Grand Manitou Lepage, ce texte s'adresse à vous: Qui ose nier l'existence du complot? https://kanteka.blogspot.ca/2017/11/qui-ose-nier-lexistence-du-complot.html …
Mountaga Fan Kantéka @KantkaF 2 hil y a 2 heures
@OFF_TLMEP Monsieur Lepage, j'espère bien que vous allez réagir, sans interposition de personnes, car le temps est venu de tirer les choses au clair.
Mountaga Fan Kantéka @KantkaF 9 minil y a 9 minutes
@OFF_TLMEP M. Lepage, n'eût-été le manque de moyens, je vous poursuivrais pour complot et complicité dans l'écoulement des produits issus de la contrefaçon.
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…
Mountaga Fan Kantéka @KantkaF 4 minil y a 4 minutes
@OFF_TLMEP Cependant, si vous vous estimez diffamé, vous pouvez me poursuivre, afin que je puisse me prévaloir d'une action reconventionnelle. Comme cela, on verra bien si le «complot» est une théorie ou pas. Je vous mets au défi, devant Dieu et les hommes.
mardi 28 novembre 2017
Qui ose nier l'existence du complot?
J'ai capté par hasard, dimanche soir sur Radio-Canada, dans un talk show biaisé (empruntant la ronflante appellation «Tout le monde en parle»), un échange entre un animateur arrogant et un semblant de journaliste-chercheur, tous deux répondant du même patronyme Lepage, et tous deux étant des «chiens de garde» de ceux qui se croient les «maîtres du monde». L'animateur arrogant, maintes fois dénoncé pour ses partis-pris éhontés, donnait ainsi la parole à son «frère» journaliste. Et ce dévoué soldat des systèmes corrompus et décadents, tout à sa passion, s'escrimait à vouloir vomir sur ceux qui, à ses dires, sont des «partisans de la théorie du complot». Il s'adressait ainsi à tous ceux qui mettent en doute les versions officielles qu'on donne de certains événements qui interpellent les consciences. À le voir gigoter et pester, on aurait dit que ce sieur Lepage se prend pour le prophète de la vérité. Je vais donc répondre ici aux deux «frères» Lepage. Et je serai très bref!
Le complot: une réalité et une infraction criminelle
Sans vouloir faire un cours d'histoire ou de droit, je réponds à l'animateur et au journaliste du même nom que l'existence du complot est attestée, depuis que le monde existe et depuis que certains hommes se croient investis du droit d'en imposer aux autres, au besoin par des moyens crapuleux. Raison pour laquelle toutes les législations du monde ont prévu le «complot» comme étant une infraction assortie de sanctions très sévères.
Pour en venir au sujet qui préoccupe les suppôts du capitalisme sauvage, le complot international est une réalité qu'on ne saurait nier, à moins d'avoir l'esprit fortement perturbé. En tant que Noir et Africain, je suis fondé à croire et à démontrer qu'il existe un complot permanent contre mon peuple et mon continent, visant à le déposséder de ses richesses au profit de l'Occident. La traite négrière, la colonisation et le néocolonialisme sont des faits qu'on ne saurait balayer d'un revers de la main. Les assassinats des leaders africains comme Patrice Lumumba, Thomas Sankara, et bien d'autres, ainsi que les coups d'État militaires fomentés contre des leaders africains patriotes sont aussi des faits qu'on ne saurait nier.
Plus récemment, l'invasion de la Libye et l'assassinat de Mommar Kaddhafi, commandités par la France et les États-Unis sont des faits qu'on ne saurait occulter. Et nous connaissons les conséquences qui sont entre autres le reflux des rebelles touaregs vers le Mali (qu'on veut casser pour le piller) et le sort des immigrants africains réduits en esclavage dans la nouvelle Libye avec la bénédiction de la Communauté européenne.
«Fermez-la et laissez-nous prétendre à une vie décente!»
Mon propos est de rappeler ici la prétention qui anime certains individus, dès lors qu'on leur donne une petite parcelle de pouvoir. En effet, de piètres personnages, aspirant à devenir des parrains de maffia, parce qu'on leur a confié une tribune, se croient autorisés d'en imposer aux autres, en donnant la parole à ceux qui empruntent le même train qu'eux, au détriment de ceux qui parlent un autre langage. Ainsi, on ne se contente plus de la désinformation en vue de contrôler les esprits, on veut aussi déshumaniser ceux qui osent se prévaloir de leur esprit critique. C'est purement et simplement du fascisme. Au lieu de prétendre contrôler les autres, pourquoi ne cherchent-ils pas à contrôler leur propre vie sur laquelle ils n'ont aucune emprise, hormis la faculté d'obéir aux ordres venant d'en haut?
Je dis donc aux deux «frères» Lepage: «Fermez-la et laissez-nous prétendre à une vie décente! Un peu de décence et un peu de compassion pour ceux qui sont les victimes collatérales des complots internationaux permanents, ourdis contre leurs peuples!»
Mountaga Fané Kantéka
vendredi 24 novembre 2017
L'écoute électronique: « C'est encore pire que violer une femme!»
Hier soir, à 21h, Radio-Canada a diffusé une enquête en rapport avec le piratage de votre téléphone, quel que soit l'appareil que vous utilisez. (Voir le lien, ci-dessous). L'enquête démontre comment, à partir d'un pays étranger, on peut intercepter la communication d'une personne se trouvant dans un autre pays. Et ce, avec un simple ordinateur portable. Mieux que cela, on peut suivre la personne à la trace, rien qu'avec son numéro de téléphone. On se croirait en pleine fiction hollywoodienne. Mais, comme j'aime le rappeler souvent, la réalité a de tout temps dépassé la fiction. Il faut avoir subi certaines choses pour admettre leur existence.
Les pratiques de la sorte sont quotidiennes dans les sociétés supposées « démocratiques » où le crime est pourtant institutionnalisé. Je me souviens d'en avoir discuté avec une juge québécoise, au début des années 2000, qui m'avouait que les services de renseignements canadiens vont jusqu'à suivre des individus dans des discothèques, munis d'appareils très sophistiqués qui enregistrent les conversations, malgré la musique assourdissante. Elle me disait qu'elle se savait elle-même victime d'écoutes téléphoniques et que le jour où ces procédés se sauront, « ce serait le plus grand scandale qui secouerait le Canada». Elle concluait avec cette phrase: « C'est encore pire que violer une femme!» Je rapporte d'ailleurs ces propos dans Odyssées noires.
Une pratique très courante
L'écoute électronique est une pratique très courante. Et ce n'est pas seulement avec le cellulaire que ça arrive. Elle peut se faire aussi avec le téléphone fixe. Un jour que je parlais de mes problèmes de plagiat, sur un téléphone fixe, avec un confrère de La Voix de l'Est de Granby (dont le frère jumeau travaillait au Devoir), on a carrément parasité ma ligne de sorte que la communication devenait totalement impossible. Elle peut se faire également avec l'ordinateur, avec des techniques consistant à prendre possession de ton ordinateur à distance. Et toutes ces pratiques viennent souvent des institutions officielles, voire des établissements universitaires. Il y a même des journalistes qui sont complices de ces pratiques. C'est une question qui n'a pas encore fini de défrayer la chronique. Il y aura d'autres révélations qui vont faire tomber des têtes.
Félicitations à ces femmes journalistes de Radio-Canada
Je n'ai pas coutume de féliciter des médias officiels, étant entendu que j'ai développé une véritable aversion pour la désinformation qu'ils entretiennent. Mais, force m'est de croire que Brigitte Bureau et Sylvie Robillard se sont surpassées dans cette enquête. Elles ont mis le doigt sur un point très sensible, en s'aventurant dans l'univers du tabou: ce qu'on sait et qu'on veut taire. Je félicite de tout coeur ces femmes de coeur et d'honneur qui confirment que la révolution sociale viendra des femmes.
Cependant, j'exhorte ces femmes de conviction à aller plus loin en orientant leur éclairage sur ces forces occultes étrangères (notamment le Mossad) qui paralysent l'action de la police et qui poussent des agents de police à infliger des sévices moraux à ceux qui viennent vers eux pour se plaindre de telles pratiques criminelles…
Mountaga Fané Kantéka
Le lien de l'enquête de Radio-Canada:
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2017/11/telephone-mobile-cellulaire-reseau-ss7-depute-espionnage-fraude-failles-securite-bell-rogers-matthew-dube/
mercredi 8 novembre 2017
La manipulation des algorithmes sur Google
Le moteur de recherche google fait de la sélection intempestive en occultant des informations positives et en mettant en avant les informations négatives sur certaines personnes, et inversement. Bien évidemment, tout dépend de la personne en cause et de l'enjeu. Quand on s'attaque à certaines corporations et qu'on est isolé, on devient vite un fantôme sur google. Positivement, on y devient invisible, pour n'y apparaître que de façon négative. En d'autres termes, on n'y jouit que d'une visibilité néfaste. Tous nos articles pertinents, ainsi que tous les articles positifs écrits sur nous deviennent introuvables. Par contre, tous les articles qui nous dépeignent sous un mauvais jour apparaissent instantanément dès qu'on tape notre nom sur google.
Dans le second cas de figure, de piètres et suspects personnages sont survalorisés par ce moteur de recherche qui ne se contente pas de leur accorder une visibilité exagérée, mais les aide à diffamer et à calomnier ceux qui mènent des combats légitimes contre des maffias (éditoriales entre autres). On va jusqu'à occulter des articles qui les mettent en cause. On favorise ainsi les agissements des personnes soutenues par des lobbies propagandistes.
Diffamation et meurtre virtuel
Bien attendu, il s'agit là d'un délit. J'en ai eu la confirmation récemment, en essayant de retrouver certains de mes articles publiés sur mon blog qui en compte 150 environ. Auparavant, quand on tapait mon nom sur Google, c'est mon blog (www.kanteka.blogspot.com) qui apparaissait le premier, suivi par mon compte twitter @kantkaf. Mais, maintenant, c'est une liste de liens non pertinents ou relatifs à des articles calomnieux et diffamatoires sur ma personne qui apparaissent d'abord. Pire que cela, quand je recherche mes articles publiés sur mon blog, ce sont d'autres sites, ayant repris mes articles, qui apparaissent sur la toile, comme si mon blog avait disparu de la toile. Tout se passe comme si l'on a voulu me tuer virtuellement, à cause de la teneur de mes écrits. Par le passé, on avait déjà maintes fois cherché à détraquer mon blog.
Possibilité de poursuites judiciaires
J'ai, depuis un certain temps, fait un retour aux études dans le cadre d'une spécialisation en droit des technologies de l'information. Et dans mes recherches, j'ai constaté que le moteur de recherche Google a été souvent impliqué dans des affaires judiciaires relatives à l'atteinte à la réputation. Je n'écarte donc pas la possibilité de poursuivre Google en justice, pour les motifs que je viens d'énumérer.
Mais, auparavant, je mets en demeure l'équipe technique de ce moteur de recherche d'agir avec diligence et de façon responsable, afin de rendre mes articles accessibles sur la toile, à compter de la publication de cet article.
Mountaga Fané Kantéka
mardi 17 juin 2014
Révélations troublantes contre la France : les balles du fusil Famas extraites des militaires maliens blessés à Kidal

Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que les soldats français de l’opération Serval ont été engagés aux côtés des djihadistes le 21 mai 2014 pour
contraindre l’armée malienne à quitter Kidal pour de bon. En effet, après analyses des balles dans un camp militaire
de la capitale, la preuve est désormais établie que les balles logées dans le
corps des soldats maliens blessés lors du combat sont celles du fusil Famas, de
fabrication française, utilisé uniquement par les forces spéciales françaises
au Mali.
Un fusil Famas F1 équipé
du chargeur PCL
La prétendue victoire, attribuée aux
preneurs d’otages de ressortissants français dans le Sahel, regroupés au sein
du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla), n’est en fait que
celle de l’armée française basée à Kidal dans le cadre de l’opération Serval.
Les preuves de la participation des militaires français de l’opération Serval à
la « victoire » de leurs associés sont désormais établies. Il ressort des
analyses des balles extraites des militaires maliens blessés à Kidal, le 21 mai
2014, que les soldats français, appelés pour débarrasser le Mali de la menace
terroriste, ont utilisé leurs armes soit pour tuer ou blesser les combattants
maliens. Ces balles sont celles du fusil Famas. Et le cas de ce lieutenant est
le plus édifiant. Une balle est restée coincée entre son insigne et son gilet
pare-balle. Ce fusil, de fabrication française, n’est utilisé ni par les
bandits encore moins par la Mission des Nations Unies (Minusma) qui est restée
cloitrée dans son camp au moment où l’armée malienne affrontait les Français et
leurs collaborateurs dans la ville de Kidal.
Les forces spéciales françaises, engagées
au Mali depuis le 11 janvier 2013, sont les seules qui possèdent cette arme
dans notre pays. Malgré leurs rapports cordiaux avec leurs associés
narcotrafiquants, ils n’ont pas voulu franchir le Rubicon en leur dotant des
armes qu’eux-mêmes utilisent sur les théâtres d’opération. Mais ils ont laissé
le soin au Qatar, le bras financier de la nébuleuse, de les armer en
Kalachnikov, fusil d’assaut russe. L’implication de la France dans le combat
est intervenue, après que deux généraux
français eurent demandé au Chef d’état-major des armées, le général
Mahamane Touré, un cessez-le feu. Devant le refus du général, les émissaires
français sont sortis sur la pointe des pieds, en déclarant que le Mali va payer
cher l’humiliation qu’ils viennent de subir. Chose dite, chose faite. Ainsi,
les soldats de l’opération Serval, renforcés par des militaires venus d’Abidjan, ont reçu la consigne des autorités
françaises de s’engager aux côtés des groupes armés pour déloger l’armée
malienne de Kidal pour de bon.
Pour les Français, la victoire militaire
malienne allait anéantir tous leurs efforts déployés au Mali. Et pire, elle mettrait
ainsi fin aux négociations à partir desquelles les autorités françaises veulent
dépecer le Mali. Avec ces preuves, les autorités maliennes doivent demander des
comptes au président français, François Hollande, qui a déclaré lors de sa
visite en 2013, que son pays est en train de payer une dette envers le Mali.
Les caractéristiques du
fusil Famas utilisé contre les militaires à Kidal
Le Famas, officiellement fusil d’assaut de
5,56 mm modèle F1 MAS, est un fusil d’assaut français. Il a été commandé et mis
en service par l’armée française qui voulait une arme tactique puissante et
d’encombrement réduit qui soit également facile à utiliser et entretenir. Le
Famas a remplacé le fusil FSA MAS 1949-56 en calibre 7,5 mm et le pistolet
mitrailleur MAT 49 en calibre 9 × 19 mm Parabellum, supprimant ainsi l’ancienne
organisation binôme. Une étude, sorte de phase préparatoire au remplacement de
cette arme à partir, éventuellement, de 2015, a été lancée fin 20092.
Le Famas est aussi capable de tirer des
grenades mixtes anti personnelles/anti véhicules (APAV40 notamment) ou
antichars (comme l’AC58) au moyen de cartouches spéciales (cartouches
feuillette pour grenades modèle F1) ou de cartouches ordinaires F1 (grenades
modèle F2, où la grenade est dotée d’un piège à balle). Les grenades tirées de
cette manière peuvent peser un poids maximal de 500 g. On peut aussi adjoindre
au Famas un lance-grenade (M203 américain), qui se place sous le canon, ou une
baïonnette.
Yoro SOW
Source: Inter De Bamako
mercredi 7 mai 2014
25 vérités sur Reporters Sans Frontières
6 mai 2014
L’organisation
française prétend défendre uniquement la liberté de la presse. En réalité,
derrière cette noble façade, se cache un agenda politique bien précis...

1. Fondée en 1985 par Robert Ménard, Jean-Claude
Guillebaud et Rony Brauman, Reporters sans frontières a pour
mission officielle de « défendre la liberté de la presse dans le monde,
c’est-à-dire le droit d’informer et d’être informé, conformément à l’Article 19
de la Déclaration universelle des droits de l’homme ».
2. Néanmoins, en dépit de cette profession de foi
officielle, RSF dispose d’un côté obscur et d’un agenda politique bien précis,
souvent lié à celui de Washington, et s’en prend notamment aux gouvernements de
gauche en Amérique latine, tout en préservant les pays développés.
3. Ainsi, RSF a été financée par le gouvernement
des Etats-Unis par le biais de la National Endowment for Democracy.
L’organisation ne s’en cache d’ailleurs pas : « Absolument, nous
recevons de l’argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème ».
4. La Fondation nationale pour la démocratie
(NED) a été créée par l’ancien président étasunien Ronald Reagan en 1983, à une
époque où la violence militaire avait pris le pas sur la diplomatie
traditionnelle dans l’approche des affaires internationales. Grâce à sa
puissante capacité de pénétration financière, la NED a pour objectif
d’affaiblir les gouvernements qui s’opposeraient à la politique étrangère de
Washington.
5. Selon le New York Times, [article de
mars 1997], la NED « a été créée il y a 15 ans pour réaliser publiquement
ce que la Central Intelligence Agency (CIA) a fait subrepticement durant
des décennies. Elle dépense 30 millions de dollars par an pour appuyer des
partis politiques, des syndicats, des mouvements dissidents et des médias d’information
dans des dizaines de pays ».
6. En septembre 1991, Allen Weinstein, père de la
législation qui a donné naissance à la NED, a tenu les propos suivants au Washington
Post : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait
par la CIA il y a 25 ans de manière clandestine ».
7. Carl Gershman, premier président de la NED, a
expliqué la raison d’être de la Fondation en juin 1986 : « Il serait
terrible pour les groupes démocratiques du monde entier d’être vus comme
subventionnés par la CIA. Nous avons vu cela dans les années 1960, et c’est
pour cela qu’on y a mis un terme. C’est parce que nous n’avons pas pu continuer
à le faire que la fondation [la NED] a été créée ».
8. Ainsi, selon le New York Times, Allen
Weinstein et Carl Gershman, RSF est financée par une officine écran de la CIA.
9. RSF a également reçu un financement du Center
for a Free Cuba. Le directeur de l’organisme de l’époque, Franck Calzón, a
été par le passé l’un des présidents de la Fondation nationale
cubano-américaine (FNCA). Cette dernière est lourdement impliquée dans le
terrorisme contre Cuba, comme l’a révélé l’un de ses anciens directeurs José
Antonio Llama.
10. RSF a reçu des fonds de la Overbrook
Fondation, entité fondée par Frank Altschul, promoteur de Radio Free
Europe, station de la CIA pendant la guerre froide, et proche collaborateur de
William J. Donovan, chef des services secrets étasuniens dans les années 50 et
fondateur de l’Office of Strategic Services, ancêtre de la Central
Intelligence Agency.
11. Par le passé, RSF s’est évertuée à passer
sous silence les exactions commises par l’armée des Etats-Unis contre les
journalistes. Ainsi, RSF ne s’est souvenu que tardivement – cinq ans plus tard
– du cas de Sami Al-Haj, journaliste de la chaîne de télévision qatarie
Al-Jazeera, arrêté et torturé en Afghanistan par les autorités étasuniennes et
ensuite transféré à Guantanamo. Al-Haj a finalement été libéré le 1er
mai 2008, après plus de six ans de calvaire. Il a donc fallu une enquête de
cinq ans à RSF pour découvrir que Sami Al-Haj avait été arrêté, séquestré et
torturé uniquement en raison de sa qualité de journaliste.
12. Dans un rapport du 15 janvier 2004, RSF a
exonéré de toute implication les militaires étasuniens responsables de
l’assassinat du journaliste espagnol José Couso et de son collègue ukrainien
Taras Protsyuk dans l’hôtel Palestine à Bagdad. Selon la famille Couso,
« les conclusions de ce rapport exonèrent les auteurs matériels et
reconnus du tir sur l’Hôtel Palestine en se basant sur la douteuse impartialité
des personnes impliquées, et sur le propre témoignage des auteurs et
responsables du tir, rejetant cette responsabilité sur des personnes non
identifiées. La réalisation du rapport a été signée par un journaliste,
Jean-Paul Mari, qui entretient des relations notoires avec le colonel Philip de
Camp, militaire qui a reconnu son implication dans l’attaque et la mort des
journalistes de l’Hôtel Palestine, et de plus, son rapport s’appuie sur les témoignages
de trois journalistes très proches des forces nord-américaines, tous
étasuniens, dont l’un d’eux – Chris Tomlinson – a été membre des services de
renseignements de l’armée des Etats-Unis durant plus de sept ans. Aucun des
journalistes espagnols qui se trouvaient dans l’Hôtel n’a été consulté pour
l’élaboration de ce document ». Le 16 janvier 2007, le juge madrilène
Santiago Pedraz a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du sergent
Shawn Gibson, du capitaine Philip Wolford et du lieutenant-colonel Philip de
Camp, responsables des assassinats de Couso et Protsyuk et absous par RSF.
13. RSF a fait l’apologie de l’invasion de l’Irak
en 2003 en affirmant que « le renversement de la dictature de Saddam
Hussein a mis un terme à trente années de propagande officielle et ouvert une
ère de liberté nouvelle, pleine d’espoirs et d’incertitudes, pour les
journalistes irakiens. Pour les médias irakiens, des dizaines d’années de
privation totale de liberté de la presse ont pris fin avec le bombardement du
ministère de l’Information, le 9 avril à Bagdad ».
14. Le 16 août 2007, lors de l’émission de radio
« Contre-expertise », Robert Ménard, alors secrétaire général de RSF,
a légitimé l’utilisation de la torture.
15. RSF a soutenu le coup d’Etat contre le
Président haïtien Jean-Bertrand Aristide organisé par la France et les
Etats-Unis en titrant : « La liberté de presse retrouvée : un
espoir à entretenir ».
16. Lors du coup d’Etat contre Hugo Chávez en
avril 2002 organisé par Washington, RSF a publié un article le 12 avril 2002
reprenant sans aucune réserve la version des putschistes et a essayé de
convaincre l’opinion publique internationale que Chávez avait
démissionné : « Reclus dans le palais présidentiel, Hugo Chávez a
signé sa démission dans la nuit, sous la pression de l’armée. Il a ensuite été
conduit au fort de Tiuna, la principale base militaire de Caracas, où il est
détenu. Immédiatement après, Pedro Carmona, le président de Fedecámaras, a
annoncé qu’il dirigerait un nouveau gouvernement de transition. Il a affirmé
que son nom faisait l’objet d’un "consensus" de la société civile
vénézuélienne et du commandement des forces armées ».
17. RSF a toujours refusé de s’occuper du cas de
Mumia Abu-Jamal, le journaliste noir qui croupit dans les geôles étasuniennes
depuis trente ans pour avoir dénoncé dans ses reportages la violence policière
à l’égard des minorités.
18. RSF mène régulièrement des campagnes contre
Cuba, pays pourtant où aucun journaliste n’a été assassiné depuis 1959.
L’organisation est en étroite collaboration avec Washington à ce sujet. Ainsi,
dès 1996, RSF a rencontré à Paris Stuart Eizenstat, ambassadeur spécial de
l’administration Clinton pour les affaires cubaines.
19. Le 16 janvier 2004, RSF s’est réunie avec les
représentants de l’extrême droite cubaine de Floride pour mettre en place une
stratégie de lutte médiatique contre le gouvernement cubain.
20. RSF a lancé plusieurs campagnes médiatiques
en diffusant des messages publicitaires dans la presse écrite, à la radio et à
la télévision, destinés à dissuader les touristes de se rendre à Cuba. C’est ce
que préconise le premier rapport de la Commission d’Assistance à une Cuba libre
publié par le Président Bush en mai 2004 et qui accroit les sanctions contre
Cuba. Ce rapport cite d’ailleurs RSF en exemple à la page 20.
21. RSF affirme ouvertement que seuls les pays
sous-développés l’intéressent : « Nous avons décidé de dénoncer les
atteintes à la liberté de la presse en Bosnie et au Gabon et les ambiguïtés des
médias algériens ou tunisiens… mais de ne pas nous occuper des dérives
françaises ». Pourquoi ? « Parce que, ce faisant, nous risquons
de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons
de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous
avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse
et de l’argent du pouvoir économique ».
22. Jean-Claude Guillebaud, cofondateur de RSF et
premier président de l’association, a quitté l’organisation en 1993. Il en
expliqué les raisons : « Je pensais qu’une organisation de ce type ne
pouvait être légitime que si elle incluait un travail de critique du
fonctionnement des médias en occident. Que ce soient les dérives du travail
journalistique (bidonnages etc.) ou un travail de réflexion poussé sur
l’évolution de ce métier, ses pratiques et les atteintes aux libertés possibles
dans les démocraties. Sinon, nous serions passés pour des néocolonialistes, des
donneurs de leçons arrogants : quand on interpelle les leaders des pays du
tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, la question
qui se pose automatiquement à nous, est de savoir quel usage nous faisons de
notre liberté. Même si les enjeux ne sont pas les mêmes, cette question est
essentielle et je pensais qu’il fallait y consacrer 50% de notre temps et de
notre énergie […]. Au fur et à mesure que l’association se développait, les
opérations devenaient de plus en plus spectaculaires. Se sont posées deux
questions : n’y avait-il pas une contradiction à dénoncer certaines
dérives du système médiatique et d’utiliser les mêmes procédés dans nos
démarches d’interpellation ? De son côté, Robert Ménard pensait qu’il
fallait mettre en sourdine toute l’activité de critique des médias pour bénéficier
du soutien des grands journaux et des grandes chaînes de télé […]. Je les ai
trouvés beaucoup trop proches de la presse anti-Chávez au Venezuela. Il aurait
sans doute fallu être plus prudent. Je trouve qu’on les entend très peu sur les
Etats-Unis. »
23. Le quotidien français Libération,
pourtant fidèle soutien de l’organisation, note que RSF reste silencieuse sur
les dérives des médias occidentaux : « Désormais, la liberté de la
presse sera exotique ou ne sera pas ». Beaucoup « lui reprochent son
acharnement contre Cuba et le Venezuela et sa mansuétude envers les Etats-Unis.
Ce qui n’est pas faux ».
24. RSF n’a
jamais caché ses relations avec le monde du pouvoir : « Un jour, nous avons eu un problème d’argent. J’ai appelé l’industriel
François Pinault pour qu’il nous apporte son aide. […] Il a répondu aussitôt à ma demande. Et c’est cela seul qui compte »
car « la loi de la gravitation existe, chers amis. Et la loi de l’argent
aussi ».
25. Ainsi,
loin des revendications d’impartialité et de défense de la liberté de la
presse, RSF dispose effectivement d’un agenda politique et s’en prend
régulièrement aux pays de la Nouvelle Amérique latine.
Docteur ès Etudes Ibériques
et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est
Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste
des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
Son nouvel ouvrage
s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris,
Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.
http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9di...;;ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1
Page
Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamra...
Source : operamundi
mardi 1 avril 2014
Mali : La fin du président IBK
Je commençais à
désespérer de la clarté de ma vision, car je craignais que le mois fatidique de mars laisse IBK indemne au pouvoir. Or, ceux qui me suivent sur
Twitter, savent que je ne lui donnais pas plus de six mois de survie politique. Et alors que je commençais à me résigner
à la boucler pour de bon, voilà que le dernier vendredi de ce mois butoir, le
coup vient du pays même de son ami Hollande. Plus mortel qu’un coup d’Etat
ou un assassinat politique.
Mort
de sa belle mort !
En l’an 2000, alors qu’il
venait d’être démis de ses fonctions de premier ministre d’AOK et que tout le
monde le donnait fini, j’ai écrit dans Le
Malien un billet titré « Attention,
IBK n’est pas mort », m’ayant valu quelques railleries... On connait
la suite. Il a été élu deux fois président de la République. D’abord en 2002 où
sa victoire lui a été volée par le déchu ATT. Ensuite, six mois plus tôt à la suite
d’un quasi-plébiscite.
Et aujourd’hui, quatorze ans plus tard, alors qu’il est
encore au sommet du pouvoir, j’affirme haut et fort : « IBK est mort ! Irrémédiable mort !
Mort de sa belle mort ! » Et dans les tous sens de ce mot, car il
n’en survivra pas physiquement. Et je voyais cela sur sa face défaite le 26 mars dernier quand je le surpris à
la télé, lors d’une cérémonie militaire. C’était un cadavre que je voyais. Il
avait déjà le regard plongé dans l’Au-delà.
IBK est mort, car tous
ses masques tombent avec cette
affaire de mafiosi. L’ange de la mort s’est présenté à lui sous les traits du parrain corse Michel Tomi. Son vernis de musulman s’effrite radicalement, après
celui de démocrate qu’il a fortement
écorné avec son népotisme criard. Il ne pourra plus l’ouvrir dans ce pays où l’on
connait son penchant pour la grande vie. Voulant être le champion de tout, IBK
s’avère finalement en deçà de toutes les prétentions qu’il a affichées. Et
personne n’est plus dupe.
Un
homme sentant sa mort
J’avais écrit sur
Twitter qu’IBK « agit comme quelqu’un
qui sait qu’il va mourir au pouvoir ». C’était par rapport à son
acharnement à mettre ses proches, dont son fils Karim et son gendre Isaac
Sidibé, à des postes stratégiques, dans le but évident de conserver le pouvoir dans la famille, en
cas de déboires personnels. Et c’est ce scénario qui se profile à l’horizon
avec une éventuelle démission d’IBK ou
une mort brutale…
Je ne m’étalerai pas
davantage là-dessus. Je me contenterai de dire que quel que soit celui qui lui
succédera au pouvoir, qu’il sache que c’est le même sort qui l’attend, s’il n’a
pas l’étoffe d’un héros. Car, au stade où l’on en est, Il faudrait un héros
pour sortir le Mali de l’ornière dans laquelle vingt ans de « démocratie »
l’ont plongé.
Mountaga
Fané Kantéka
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